ANGLE DOMINANT
Moscou relaie sur un ton de dépêche le tir nord-coréen de plus de 700 km et la mise en alerte de Séoul, en s'appuyant sur Yonhap et l'état-major sud-coréen, sans commentaire propre du Kremlin.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Selon l'état-major sud-coréen cité par TASS et Interfax, le missile balistique tiré de la région de Wonsan vers la mer du Japon vers 6 h 30 a parcouru plus de 700 km.
- 02
La présidence sud-coréenne a tenu une réunion d'urgence de son bureau de sécurité nationale et affirme que les tirs balistiques violent les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU (TASS).
- 03
Le ministre sud-coréen de l'Unification Chung Dong-young a proposé des pourparlers au Nord sur la ligne de cessez-le-feu après l'explosion de mines dans la DMZ, qui a blessé trois personnes (Sputnik).
ANALYSE
Moscou, 3 octobre 2026. Les agences russes traitent le tir nord-coréen comme une information militaire de source sud-coréenne. TASS, depuis Séoul, rapporte que l'état-major interarmées sud-coréen (JCS) indique, selon Yonhap, qu'un missile balistique tiré par l'armée de la RPDC a parcouru plus de 700 km. Le tir a été enregistré vers 6 h 30 heure locale, soit 00 h 30 à Moscou, depuis la région de Wonsan, en direction de la mer du Japon.
Interfax, qui cite l'agence Yonhap et le communiqué du JCS, insiste sur la posture de Séoul : les militaires sud-coréens ont « renforcé la surveillance en cas de nouveaux tirs » et maintiennent un état de pleine disponibilité au combat, en échangeant des informations avec les États-Unis et le Japon. L'agence rappelle que la RPDC avait lancé le 20 septembre deux missiles balistiques de courte portée depuis la même région de Wonsan.
TASS reprend aussi la réaction de la présidence sud-coréenne. Son bureau de sécurité nationale s'est réuni d'urgence pour évaluer l'état de préparation et l'impact sur la sécurité. Selon la citation retenue, les tirs balistiques « violent les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU » et déstabilisent la situation ; Séoul appelle à y mettre fin immédiatement. Les articles ne donnent aucune réaction de Pyongyang ni de Moscou à ce tir.
Le contexte vient de Sputnik, daté du vendredi 2 octobre. Le ministre sud-coréen de l'Unification, Chung Dong-young, y propose au Nord d'ouvrir des discussions sur l'explosion de mines dans la zone démilitarisée. Elle avait fait trois blessés, dont deux soldats sud-coréens, le 21 septembre. Selon Chung, citée d'après Yonhap, « la cause profonde de cet incident tient en définitive à la question de la ligne de cessez-le-feu » ; il propose de vérifier et de relever à nouveau la ligne de démarcation.
Sputnik précise la version de chacun. L'armée sud-coréenne affirme que les mines étaient posées par la Corée du Nord, qualifie l'incident de violation de l'armistice et exige des excuses. Pyongyang nie toute implication et parle de provocation. Une troisième mine non explosée a été retrouvée sur place. Dans les trois textes, le registre reste celui du constat, sans éditorial.
