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LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE DÉMET SON PROCUREUR EN CHEF KARIM KHAN SUR FOND D'ACCUSATIONS DE HARCÈLEMENT
Bruxelles s'alarme d'une Cour pénale internationale qui "se dévore elle-même", selon une ancienne magistrate belge, alors qu'un juge belge avait pourtant blanchi Karim Khan.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Bruxelles, 25 juillet 2026. Le vote est tombé vendredi soir à huis clos, au siège de l'ONU à New York : 82 des 125 Etats membres de la Cour pénale internationale (CPI) ont voté la révocation du procureur général Karim Khan, alors que 63 voix suffisaient. Treize Etats seulement ont voté pour son maintien. En Belgique, la décision ravive un malaise profond, nourri par le rôle qu'a joué un magistrat belge dans ce dossier explosif.
Le juge Paul Lemmens a en effet siégé au sein du panel indépendant de trois juges chargé d'examiner le rapport d'enquête de 5.000 pages sur les accusations d'agression sexuelle visant Karim Khan, portées en juin 2024 par une collaboratrice. Selon la chaîne publique flamande VRT, ce panel a conclu à l'unanimité qu'aucune preuve tangible ne venait étayer les accusations. Malgré cette conclusion, la pression interne et externe sur la Cour a fini par avoir raison du Britannique, en poste depuis 2021.
C'est une ancienne juge de la CPI, la Belge Christine Van den Wyngaert, qui livre le commentaire le plus sévère. Interrogée par VRT avant le vote, elle jugeait déjà que "la Cour se rend totalement incrédible", ajoutant regarder la situation "avec beaucoup de tristesse dans le cœur : la Cour est en train de se dévorer elle-même de l'intérieur." Une mise en garde qui, en Belgique, résonne comme un désaveu venu du sérail judiciaire.
La Libre Belgique rappelle que Karim Khan, 56 ans, avait quitté temporairement ses fonctions en mai 2025 avant d'être suspendu en juin par le Bureau de l'Assemblée. Ses avocats, dans une lettre ouverte publiée sur X cette semaine, avaient averti que sa révocation risquait d'envoyer un signal dangereux pour l'indépendance des futurs procureurs, allusion directe aux dossiers les plus sensibles qu'il a portés : les mandats d'arrêt contre Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahou.
Le même jour, le Venezuela a annoncé son retrait "ferme et irrévocable" du Statut de Rome, alors que la Cour enquête sur d'éventuels crimes contre l'humanité commis sous Nicolas Maduro. Pour Bruxelles, longtemps défenseur du multilatéralisme judiciaire, ces deux annonces simultanées dessinent une CPI fragilisée à la fois par ses propres failles internes et par la défiance croissante des Etats qu'elle cherche à juger.
Cadrage judiciaire-centré : forte attention portée au rôle du juge belge Paul Lemmens et au verdict du panel indépendant, peu développé dans les couvertures d'autres pays
Préférence pour les voix critiques belges (Van den Wyngaert) sur la crédibilité de la Cour, au détriment des positions officielles des Etats favorables au vote
Faible couverture du devenir des dossiers en cours de la CPI, notamment les mandats d'arrêt contre Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahou, après le départ de Khan
Accusé d'agression sexuelle, le procureur de la CPI Karim Khan relevé de ses fonctions
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