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LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE DÉMET SON PROCUREUR EN CHEF KARIM KHAN SUR FOND D'ACCUSATIONS DE HARCÈLEMENT
Ottawa mesure les fractures qu'expose la destitution de Karim Khan, entre soutien affiché à la Cour pénale internationale et inquiétude sur sa capacité à résister à la campagne américaine de sanctions.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Ottawa, 25 juillet 2026. La destitution du procureur en chef de la Cour pénale internationale, le Britannique Karim Khan, votée vendredi par une large majorité des 125 États membres de l'Assemblée des États parties, résonne au Canada comme le symptôme d'une institution fragilisée de l'intérieur autant que de l'extérieur. Selon le communiqué de l'organe de surveillance de la Cour, cité par Global News, Khan a été renvoyé pour « faute grave et manquement grave à ses devoirs », au terme d'une procédure entamée il y a près de deux ans après des révélations de l'Associated Press sur des accusations de harcèlement sexuel visant une collaboratrice.
Les médias canadiens rappellent que Khan, 56 ans, avait déjà été suspendu de ses fonctions en juin, après qu'un rapport du comité exécutif de l'organe de surveillance eut conclu à une « faute grave ». D'après des documents consultés par l'AP, le procureur aurait entretenu une relation avec la plaignante et tenté de la dissuader de poursuivre ses démarches. Khan continue de nier fermement les faits ; ses avocats dénoncent un processus inéquitable, affirmant qu'il a été empêché de s'exprimer devant l'Assemblée et que le règlement a été modifié en cours de route.
La couverture du Globe and Mail souligne combien l'affaire a « fracturé » la Cour, selon l'historienne Lucy Gaynor, de l'Université d'Amsterdam, opposant défenseurs des droits humains, personnel et États membres. Des organisations palestiniennes ont dénoncé une « ingérence politique non justifiée » du comité exécutif, qu'elles jugent dépourvu de « l'indépendance, l'impartialité ou l'expertise juridique » nécessaires.
En tant qu'État partie au Statut de Rome, le Canada a lui aussi pris part à ce vote, dans un climat où plusieurs de ses alliés occidentaux redoutent que la crise n'affaiblisse la capacité de la Cour à instruire ses dossiers les plus sensibles, dont les mandats d'arrêt visant des dirigeants israéliens. La presse canadienne inscrit surtout cette affaire dans le contexte de la campagne américaine visant, selon ses propres termes, à « démanteler » la CPI : Washington a déjà imposé sanctions financières et interdictions de voyage à treize membres du personnel, dont Khan lui-même, et le futur procureur devrait subir le même sort. Human Rights Watch, citée par Global News, rappelle que la Cour doit « se tenir aux plus hautes exigences », avec des mécanismes crédibles pour les victimes de violences sexuelles. L'Assemblée doit désormais élire un successeur, dans un climat où l'avenir de l'institution reste incertain.
Cadrage anglo-saxon : les sources canadiennes mobilisées sont exclusivement anglophones et s'appuient largement sur les enquêtes de l'Associated Press
Préférence pour l'angle États-Unis/institution : la pression américaine sur la CPI occupe une large place au détriment des positions détaillées des autres blocs régionaux
Faible couverture des dossiers judiciaires en cours de la Cour, comme les mandats d'arrêt contre des dirigeants israéliens, traités en arrière-plan de la crise interne
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