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LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE DÉMET SON PROCUREUR EN CHEF KARIM KHAN SUR FOND D'ACCUSATIONS DE HARCÈLEMENT
Berlin mesure le coût pour la crédibilité de la Cour pénale internationale, institution que l'Allemagne soutient financièrement et diplomatiquement depuis sa création, tout en rappelant avoir elle-même exprimé des réserves sur le mandat d'arrêt visé contre Benjamin Netanyahou.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Berlin, 25 juillet 2026. La révocation de Karim Khan occupe la presse allemande comme le symptôme d'une crise institutionnelle touchant un tribunal auquel l'Allemagne, l'un des 125 États parties du Statut de Rome, apporte un soutien constant. Réunie en session extraordinaire à New York, l'Assemblée des États parties a voté à 82 voix contre 13, et 15 abstentions, la destitution du procureur en chef, suspendu depuis juin après des accusations de « comportement sexuel répréhensible » et de « manquement grave », selon la présidente du gremio, Päivi Kaukoranta, citée par la Tagesschau.
Les faits reprochés remontent à octobre 2024, lorsque deux anciennes collaboratrices avaient accusé le Britannique de contrainte sexuelle et d'abus de pouvoir. Selon la FAZ, une commission de trois juges a remis en décembre 2025 un rapport confidentiel relevant des « lacunes dans l'administration de la preuve », sans que les accusations puissent être établies « sans doute raisonnable » — un rapport resté non publié, tout comme l'avis juridique qui en a découlé. La victime a néanmoins réitéré ses accusations dans un entretien à CNN, rapporte le Handelsblatt, tandis que Khan continue de dénoncer une « campagne de diffamation » liée à ses enquêtes contre des responsables israéliens.
Point notable pour la presse allemande : la FAZ rappelle que le mandat d'arrêt réclamé par Khan contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait suscité des critiques jusque parmi de proches alliés européens, « dont l'Allemagne », qui avait exprimé des réserves. Berlin insiste toutefois, comme les autres titres, sur le fait que le départ de Khan n'affecte pas juridiquement ce mandat ni celui visant Vladimir Poutine : seuls les juges de la Cour en décident.
Le contexte s'alourdit avec l'annonce, la veille, du retrait du Venezuela du Statut de Rome, Caracas dénonçant un « biais géographique » de la Cour envers l'Afrique et l'Amérique latine — un argument que la presse allemande relie à la fragilité actuelle de l'institution, prise entre sanctions américaines, défiance du Sud global et scandale interne.
Cadrage institutionnel-centré : l'accent porte sur le fonctionnement et la crédibilité de la CPI plutôt que sur le vécu de la plaignante
Préférence pour les sources officielles et diplomatiques (Assemblée des États parties, agences) au détriment de témoignages directs
Faible couverture des réactions du Sud global au-delà du Venezuela, alors que le débat sur le biais géographique de la Cour est mentionné
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