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CRISE AU GOLFE : WASHINGTON RÉTABLIT LE BLOCUS D'ORMUZ, LE PÉTROLE S'ENVOLE
Islamabad mesure le risque à sa porte : voisin direct de l'Iran et pourvoyeur de millions de travailleurs expatriés dans le Golfe, le Pakistan redoute une flambée pétrolière et une menace directe sur sa diaspora autant qu'une contagion militaire régionale.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Islamabad, 14 juillet 2026. À la frontière occidentale du Pakistan, l'escalade entre les États-Unis et l'Iran cesse d'être une abstraction diplomatique : elle frappe directement l'économie nationale et la sécurité de millions de citoyens expatriés dans le Golfe. Selon Dawn, le baril de Brent a grimpé de plus de 3 % lundi, à 78,48 dollars, après une nouvelle vague de frappes américaines sur les infrastructures pétrolières et militaires du sud de l'Iran, dans la province du Khouzistan et autour de Bandar Abbas — la troisième salve en une semaine. Après l'accord intérimaire signé le mois dernier, l'offre mondiale de pétrole avait pourtant progressé de 4,1 millions de barils par jour en juin, tout en restant 9,4 millions de barils sous les niveaux d'avant-guerre, selon l'Agence internationale de l'énergie citée par Dawn. Pour un pays importateur net d'énergie à la balance des paiements fragile, cette flambée menace directement l'inflation intérieure et les réserves de change.
Le blocage du détroit d'Ormuz, réaffirmé par les Gardiens de la révolution après leurs frappes sur des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, inquiète Islamabad autant que la seule question énergétique. Le trafic maritime y est tombé à son plus bas niveau en cinq semaines, six navires seulement ayant transité dimanche selon les données Kpler citées par Dawn — un goulet d'étranglement pour près d'un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial qui empruntait historiquement cette voie.
Au-delà des cours du brut, c'est le sort de la diaspora pakistanaise qui préoccupe : plusieurs millions de travailleurs résident aux Émirats arabes unis, au Qatar, à Bahreïn et au Koweït, tous désormais visés par des tirs de missiles et de drones iraniens, rapporte Geo News. L'extension des frappes iraniennes aux Émirats et au Qatar — épargnés respectivement depuis début mai et avril — marque, selon l'Express Tribune, une aggravation nette du rayon d'action du conflit, loin des seules eaux du détroit. Le porte-parole du Centcom Tim Hawkins a assuré que des missiles et drones iraniens avaient été interceptés ; le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a averti que « l'Iran a fait un mauvais choix, il en paie désormais le prix ».
Donald Trump a affirmé que le détroit restait ouvert au trafic commercial, propos aussitôt contredits par Téhéran, qui promet une « réponse sévère » à toute nouvelle incursion. Cette confusion sur la réalité du blocage alimente, à Islamabad, la crainte d'une guerre prolongée qui rendrait caduc l'accord intérimaire américano-iranien, déjà fragilisé selon Dawn.
Cadrage économique-centré : forte insistance sur les prix du pétrole et le trafic maritime, reflet des intérêts pakistanais d'importateur d'énergie et de pourvoyeur de main-d'œuvre expatriée.
Préférence pour les sources officielles américaines et iraniennes (Centcom, Gardiens de la révolution) relayées telles quelles, au détriment de réactions directes des autorités pakistanaises.
Faible couverture de l'impact humain sur la diaspora pakistanaise dans le Golfe malgré son ampleur, les articles se concentrant sur la mécanique militaire et énergétique du conflit.
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