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CRISE AU GOLFE : WASHINGTON RÉTABLIT LE BLOCUS D'ORMUZ, LE PÉTROLE S'ENVOLE
Moscou dénonce une escalade américaine unilatérale dans le Golfe, qui a fait voler en éclats le mémorandum du 17 juin et menace d'embraser toute la région.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Moscou, 14 juillet 2026. En l'espace de quatre nuits, l'armée américaine a frappé plus de 300 cibles en Iran, selon le décompte fourni par le Pentagone repris par TASS et Sputnik — un chiffre qui, pour la diplomatie russe, illustre l'ampleur d'une opération bien plus large qu'une simple « réponse proportionnée ». Tout est parti du naufrage du Mémorandum d'entente signé à la mi-juin entre Washington et Téhéran : censé ouvrir la voie à un cessez-le-feu durable, l'accord a volé en éclats dès que les deux capitales se sont mutuellement accusées de l'avoir violé.
Selon TASS, l'Autorité du détroit d'Ormuz (PSGA) a annoncé la fermeture totale de la voie maritime « en raison des actions illégales et des mouvements militaires des forces américaines dans la région », précisant qu'elle ne rouvrira qu'après un retour au calme. Le Corps des gardiens de la révolution islamique, cité par RT, a averti qu'aucun navire ne pourrait transiter tant que Téhéran n'en aurait pas décidé autrement, et a promis de maintenir le blocus « jusqu'à ce que les interventions illégales américaines cessent ».
En représailles aux frappes américaines — dont le Central Command revendique environ 140 cibles touchées lors de la seule nuit du 12 juillet, sites de missiles, dépôts de munitions et postes radar —, l'Iran a visé des installations américaines à Bahreïn, au Koweït, en Jordanie, au Qatar et en Oman. Le CGRI affirme avoir détruit un centre de commandement et des hangars de drones à la base du Prince Hassan en Jordanie, ainsi que des systèmes Patriot et des radars stratégiques au Koweït, rapporte RT.
Kommersant souligne que les deux parties échangent désormais des ultimatums sans vouloir revenir à la table des négociations, le contrôle du détroit d'Ormuz demeurant le nœud du désaccord. Le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a averti Washington de « tenir parole ou en payer le prix », tandis que Téhéran qualifie les frappes américaines de « crimes de guerre ». Pour la diplomatie russe, cette spirale illustre le risque d'un embrasement régional que Moscou appelle, comme lors des précédentes escalades, à désamorcer par la voie diplomatique plutôt que militaire — tout en rappelant que la flambée des cours du pétrole profite, de fait, aux producteurs non impliqués dans le conflit.
Cadrage anti-américain : les sources russes reprennent systématiquement le récit iranien des frappes (« crimes de guerre ») sans donner de place équivalente à la justification américaine de CENTCOM.
Préférence pour les sources officielles iraniennes et américaines (CENTCOM, IRGC, Press TV) : peu de place laissée aux témoignages civils ou aux évaluations d'ONG sur le terrain.
Faible couverture de l'impact économique russe : les articles détaillent l'escalade militaire mais pas les effets de la hausse du pétrole sur le budget ou les exportations russes elles-mêmes.
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