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ESCALADE MILITAIRE ENTRE LES ÉTATS-UNIS ET L'IRAN
Moscou dénonce une escalade unilatérale de Washington, présenté comme le seul acteur à avoir rompu le cessez-le-feu du 18 juin en frappant l'Iran deux nuits de suite.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Moscou, 10 juillet 2026. Les agences russes TASS et Sputnik, ainsi que le média RT, présentent la nuit du 8 au 9 juillet comme une nouvelle rupture assumée par Washington du cessez-le-feu signé le 18 juin. Selon TASS, le CENTCOM affirme avoir frappé « environ 90 cibles militaires iraniennes » — défenses antiaériennes, dépôts de missiles et de drones, infrastructures navales — après une première vague de 80 cibles la veille. RT cite Donald Trump déclarant que le cessez-le-feu est « terminé » et qualifiant les dirigeants iraniens de « scum » et « cuckoo » lors du sommet de l'OTAN à Ankara.
La riposte iranienne occupe une place centrale dans le traitement russe. Sputnik rapporte que le Corps des gardiens de la révolution islamique a visé la base aérienne Sheikh Isa au Bahreïn ainsi qu'Ali Al Salem et Port Salman au Koweït, abritant la Ve flotte américaine, tout en abattant un drone MQ-9. L'armée iranienne aurait déclaré « toutes les bases américaines » cibles légitimes en cas de nouvelles frappes. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, cité par TASS, prévient que le détroit d'Ormuz ne rouvrira « qu'aux conditions de Téhéran », ajoutant que « les menaces et les promesses rompues de Washington ne sont plus sans coût ».
Meduza, seule voix russe indépendante du corpus, relaie un bilan du ministère iranien de la Santé — cité par CNN — de 14 morts et 78 blessés en deux jours de frappes, ainsi que les explosions à Bouchehr, Chabahar et Konarak.
Sur le plan économique, RT souligne la flambée des cours : le Brent a bondi jusqu'à 6 %, à 78,53 dollars, le WTI de 5,91 % à 74,60 dollars, après la révocation par l'OFAC de la licence pétrolière iranienne. Sputnik détaille l'effondrement du trafic dans le détroit d'Ormuz : seulement 14 navires marchands ont transité mercredi, contre une moyenne de 34 depuis l'accord du 18 juin, un plus bas historique attribué directement à la reprise des frappes américaines.
Cadrage américano-centré sur la responsabilité de l'escalade : les sources russes attribuent systématiquement la rupture du cessez-le-feu à Washington plutôt qu'aux frappes iraniennes sur les pétroliers
Préférence pour les communiqués officiels (CENTCOM, CGRI, Parlement iranien) relayés tels quels, au détriment d'une contre-expertise occidentale indépendante
Faible couverture des versions saoudienne et émiratie sur l'attaque du pétrolier sous pavillon saoudien dans le détroit d'Ormuz
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