ANGLE DOMINANT
Paris resitue le retrait américain dans un mouvement déjà engagé par l'UE, qui avait levé ses sanctions contre Damas dès mai 2025.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Washington a retiré la Syrie de sa liste des Etats soutenant le terrorisme après 47 ans, ainsi que HTS de la liste des groupes terroristes désignés et de la liste des sanctions du Trésor (SDN).
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Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur la liste noire américaine, selon Le Monde.
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L'Union européenne avait levé ses propres sanctions contre Damas dès mai 2025, avant le Royaume-Uni et le Canada.
ANALYSE
Paris, 25 août 2026. Washington a formellement rayé la Syrie, lundi 24 août, de sa liste des Etats soutenant le terrorisme, où Damas figurait depuis quarante-sept ans, rapportent 20 Minutes, France 24, RFI et Le Monde sur la base d'une annonce conjointe du département d'Etat et du Trésor américain. La mesure s'accompagne du retrait de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), l'ancienne formation islamiste dirigée par l'actuel président syrien Ahmed al-Charaa, de la liste des groupes terroristes désignés et de la liste des sanctions du Trésor (SDN). Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent inscrits sur la liste noire américaine, précise Le Monde.
La presse française resitue la décision dans un mouvement déjà engagé côté européen : Bruxelles avait levé ses propres sanctions contre Damas dès mai 2025, avant Londres et Ottawa, souligne 20 Minutes. Washington avait pour sa part annoncé son intention de retirer la Syrie de cette liste début juillet, un peu moins de deux ans après la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024.
Les articles relaient largement le discours officiel des deux capitales. Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a qualifié la mesure de « pas historique » offrant au peuple syrien « une chance de grandeur », citant le déblocage attendu du commerce international et des investissements pour la reconstruction du pays. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a évoqué une décision qui « se conforme à la promesse du président Trump de donner au peuple syrien une ouverture sur de grandes choses ». Côté syrien, le ministre des Finances Mohammed Barnieh a salué, dans un message sur Facebook, un « succès majeur et historique de la diplomatie syrienne » ouvrant la voie à l'intégration de la Syrie dans le système économique mondial.
Le passé de HTS, ex-branche d'Al-Qaïda rebaptisée après sa rupture avec le réseau en 2016, est systématiquement rappelé par les rédactions françaises, qui insistent sur la trajectoire du président Charaa, ancien chef de cette organisation devenu interlocuteur de Washington. Les articles consultés restent centrés sur le volet économique et diplomatique de l'annonce, sans détailler les tractations sécuritaires régionales — discussions israélo-syriennes ou repositionnement turc et russe — qui accompagnent, selon d'autres sources, ce basculement.
SOURCES (4)
- 20 MinutesMOYEN
