ANGLE DOMINANT
Doha salue une décision qui ouvre la voie à la reconstruction syrienne et conforte le pari diplomatique du Golfe sur Damas
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La Syrie figurait sur la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme depuis 1979, sous le gouvernement de Hafez al-Assad
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Le retrait a pris effet après une période de contrôle du Congrès de 45 jours, déclenchée par la notification de Donald Trump le 8 juillet
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Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré que la mesure vise à encourager l'investissement pour soutenir la stabilité politique et économique syrienne
ANALYSE
Doha, 25 août 2026. La levée par Washington de la désignation de la Syrie comme Etat soutenant le terrorisme, en vigueur depuis 1979, est rapportée par la presse qatarie comme un tournant pour Damas et pour l'ensemble d'une région où le Qatar a investi sa diplomatie depuis la chute de Bachar al-Assad. Gulf Times et Al Jazeera relaient en détail la mécanique administrative de la décision : le département du Trésor américain, via son Office of Foreign Assets Control, a acté le retrait lundi, au terme d'une période de contrôle du Congrès de 45 jours déclenchée par la notification envoyée le 8 juillet par Donald Trump.
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a présenté la mesure comme l'accomplissement d'une promesse présidentielle, affirmant que "le Trésor honore la promesse du président Trump de donner au peuple syrien l'opportunité de bâtir la grandeur". Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a de son côté justifié la décision par "la reconnaissance des actions positives et des engagements supplémentaires" pris par le président syrien Ahmed al-Sharaa pour "distancer pleinement la Syrie des actes de terrorisme international".
Côté syrien, Ahmed al-Sharaa a qualifié la décision d'"historique", évoquant dans une adresse à son peuple la fin d'une "tache sombre" et l'ouverture d'un chapitre tourné vers le développement, la reconstruction et la construction nationale. Il a remercié Donald Trump ainsi que les pays amis ayant soutenu la Syrie durant cette période, sans que les articles ne nomment explicitement le Qatar parmi ces soutiens.
Pour Doha, engagé de longue date dans l'aide à la reconstruction et dans le repositionnement diplomatique régional aux côtés de la Turquie face à la Russie et à Israël, cette levée de sanctions valide un pari : celui d'avoir misé tôt sur la normalisation du nouveau pouvoir syrien. Elle intervient alors que Damas et Israël poursuivent des discussions sécuritaires sous médiation américaine, un contexte qui replace le Golfe au centre des recompositions régionales sans que sa contribution directe ne soit détaillée dans les récits consultés.
