ANGLE DOMINANT
Jérusalem retient surtout l'écho international des émeutes françaises : la formule de Donald Trump, « France is burning », et la tentative de rattacher la crise à l'immigration puis au militantisme propalestinien, que Haaretz conteste.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon le Jerusalem Post, Laurent Nuñez compte environ 550 000 manifestants, la CGT 800 000, et Sébastien Lecornu annonce 1 200 interpellations dans la soirée de samedi.
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Emmanuel Macron promet une « transparence totale » sur la réponse policière et la possibilité pour préfets et maires d'interdire certains rassemblements.
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Donald Trump écrit « France is burning! » et exhorte Paris à « fermer ses frontières » ; Haaretz relève que le gouvernement israélien rattache les troubles au militantisme propalestinien avec peu d'éléments.
ANALYSE
Jérusalem, 18 octobre 2026. Le Jerusalem Post ouvre sur « les pires violences en France depuis des décennies » : samedi 17 octobre, des manifestations contre la vie chère et le recul des services publics ont dégénéré dans plusieurs villes. Si des centaines de milliers de personnes ont défilé pacifiquement, des groupes violents ont visé des bâtiments publics, pillé des boutiques de luxe et des supermarchés, et attaqué des véhicules et des agents de police. À Limoges, l'hôtel de ville a été incendié ; à Marseille, des manifestants vêtus de noir y ont pénétré et l'ont couvert de graffitis ; à Lyon, l'office de tourisme a été incendié.
Le quotidien rapporte les chiffres officiels : environ 550 000 manifestants selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, 800 000 selon la CGT, et 1 200 interpellations annoncées par le Premier ministre Sébastien Lecornu dans la soirée. Ce dernier a promis que le gouvernement ne se laisserait pas « intimider » et a accusé l'ultragauche et des délinquants, à quelques mois de la présidentielle de l'an prochain.
Dimanche 18 octobre, Emmanuel Macron s'est adressé à la nation. Le Jerusalem Post cite son constat : « Rien ne le justifie, rien ne l'explique, rien ne l'excuse. Ce soir, nous ressentons tous de la colère et de la honte. » Le président a évoqué des « éléments insurrectionnels » issus de groupes d'ultragauche, rejoints par de nombreux délinquants, promis une « transparence totale » sur la réponse policière, ordonné un examen des éventuelles failles du renseignement et de la préparation des forces de l'ordre, et annoncé que préfets et maires pourraient interdire certains rassemblements. Le journal replace cette séquence dans les six derniers mois d'un mandat soumis à des pressions politiques, budgétaires et sociales.
L'autre volet de la couverture est américain. Le Jerusalem Post et Arutz Sheva reproduisent le message de Donald Trump sur Truth Social : « France is burning! », l'immigration de personnes « d'un monde entièrement différent » aurait « détruit » un pays autrefois grand, et Paris devrait « fermer ses frontières ». Arutz Sheva publie la citation sans commentaire.
Haaretz, seul à prendre du recul, rapporte que le gouvernement israélien cherche à relier la vague de manifestations au militantisme propalestinien, « malgré peu d'éléments » autres que des drapeaux palestiniens dans les cortèges, tandis que des responsables d'extrême droite imputent le désordre à l'immigration et évoquent un risque de conflit civil.
SOURCES (3)
- Jerusalem PostMOYEN
- Arutz ShevaMOYEN
- Haaretz EnglishMOYEN
