ANGLE DOMINANT
Moscou épingle une autorité française dépassée : ses agences alignent bilans d'interpellations, dégâts et appels à la démission, tandis que l'allocution de Macron est surtout rapportée comme une promesse d'ordre.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon TASS citant l'AFP, 2 397 personnes ont été interpellées et 997 membres des forces de l'ordre blessés, dont sept grièvement.
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Macron a annoncé que les préfets pourraient interdire certains rassemblements et que Sébastien Lecornu réunirait partis et syndicats (TASS).
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Jordan Bardella a écrit attendre de Macron qu'il « s'excuse et parte » (TASS).
ANALYSE
En Russie, les agences rendent compte des émeutes du samedi 17 octobre sur le mode du bilan chiffré et de l'effondrement de l'autorité. TASS rapporte qu'au soir de l'allocution depuis l'Élysée, Emmanuel Macron a parlé d'un « moment extrêmement grave » et de « violences déchaînées de groupes de radicaux de gauche ». Il a demandé au gouvernement d'en tirer les leçons, a évoqué des interdictions de rassemblements par les préfets et chargé le Premier ministre Sébastien Lecornu de réunir partis et syndicats pour obtenir une condamnation claire de la violence. Sputnik cite aussi sa demande de « tirer toutes les leçons » sur le renseignement et l'anticipation.
Les chiffres dominent la couverture. Interfax et Vedomosti relaient le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez : plus de 2 000 interpellations et plus de 600 policiers, gendarmes et pompiers blessés. TASS, citant l'AFP, avance 2 397 personnes interpellées et 997 membres des forces de l'ordre blessés, dont sept grièvement. Sputnik titre sur « 1 500 commerces touchés » et des centaines de millions d'euros de dégâts selon la mairie de Paris, dont la première adjointe juge que la ville manquait de moyens policiers. Interfax signale que les troubles se poursuivent dimanche, avec des magasins pillés à Paris.
TASS détaille les scènes : un commissariat du centre de Paris attaqué, selon le maire du centre Ariel Weil, et l'effondrement du beffroi de l'hôtel de ville de Limoges après un incendie. Le maire, Guillaume Guérin, parle d'un « chaos pour le pays » et affirme que les émeutiers « sont venus pour tuer ».
Le volet politique est donné par l'opposition. TASS publie les propos de Jordan Bardella, qui attend de Macron qu'il « s'excuse et parte », et de Marine Le Pen, qui évoque une « profonde crise de confiance et d'autorité ». Sputnik note que des responsables d'opposition réclament la démission de Laurent Nuñez et qu'une commission d'enquête parlementaire est envisagée.
Les médias russes s'en tiennent aux causes économiques sous la forme « hausse des prix des carburants » et « baisse du pouvoir d'achat ». Ils reprennent l'écart entre les organisateurs (800 000 manifestants) et le ministère (550 000, dont 110 000 à Paris).
