ANGLE DOMINANT
Bagdad couvre le départ de Guardiola comme un événement sportif mondial majeur, relayant sans filtre local les grandes lignes d'une décennie de domination de Manchester City.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Guardiola quitte Manchester City avec 20 trophées, dont 6 titres de Premier League et 1 Ligue des champions en 10 ans
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L'entraîneur invoque l'épuisement après 17 à 18 ans de compétition quasi ininterrompue pour justifier son départ
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Enzo Maresca, ancien membre du staff de Guardiola, est pressenti pour lui succéder à l'Etihad Stadium
ANALYSE
Bagdad, 22 mai 2026. C'est par le biais de son principal média anglophone, Iraqi News, que l'Irak a rendu compte du départ de Pep Guardiola de Manchester City, confirmé vendredi à la veille du dernier match de championnat contre Aston Villa. Le traitement est factuel, double, construit sur deux articles successifs publiés à quelques heures d'intervalle — signe de l'importance accordée à l'événement dans un pays où le football anglais bénéficie d'une audience considérable.
Dans ses propres mots, Guardiola a livré les raisons de son choix : « Je pense que le club a besoin d'un nouvel entraîneur, d'une nouvelle énergie avec ces joueurs incroyables. » Il a ajouté, plus personnel : « Je ne serai pas en mesure d'avoir l'énergie que cela exige, tous les trois jours, les attentes pour gagner des titres, être devant les joueurs. » Iraqi News rapporte également la déclaration émotionnelle diffusée en vidéo par le club : « Rien n'est éternel — si c'était le cas, je serais encore là. Éternels seront les sentiments, les gens, les souvenirs, l'amour que j'ai pour mon Manchester City. »
Le bilan chiffré occupe une place centrale dans la couverture irakienne. Vingt trophées en dix ans, dont six titres de Premier League et une Ligue des champions, la première de l'histoire du club. Ce palmarès est présenté comme la mesure d'une transformation radicale : Manchester City, jadis dans l'ombre de Manchester United, est devenu la force dominante du football anglais depuis le rachat par l'émir Sheikh Mansour bin Zayed Al Nahyan en 2008. Le propriétaire émirati a lui-même rendu hommage à l'entraîneur catalan : « Il a laissé une empreinte indélébile sur l'ADN du club, davantage par la manière de gagner que par les trophées soulevés. »
Iraqi News note également l'héritage tactique de Guardiola sur l'ensemble du football anglais. Son style de jeu en possession a été reproduit à tous les niveaux, des clubs amateurs jusqu'à l'élite. Plusieurs de ses anciens adjoints sont désormais à la tête de grands clubs : Mikel Arteta a conduit Arsenal à mettre fin à 22 ans d'attente en Premier League, tandis qu'Enzo Maresca, cité comme probable successeur à l'Etihad, faisait partie de son staff. Thomas Tuchel, sélectionneur de l'Angleterre, a résumé l'aura du technicien : « L'impact qu'il a eu dans chaque championnat où il a entraîné, c'est unique en son genre. L'un des tout meilleurs. »
Guardiola restera lié à la City Football Group en qualité d'ambassadeur mondial, mais a exclu tout retour immédiat sur un banc.
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