ANGLE DOMINANT
L'Italie retient avant tout la finale d'Istanbul 2023, où Guardiola arracha la seule Ligue des champions du City face à l'Inter de Simone Inzaghi, faisant du technicien catalan à la fois un génie mondial et le bourreau mémorable d'un club transalpin.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Manchester City a dépensé plus de 2 milliards d'euros en transferts sous l'ère Guardiola (source Transfermarkt / Panorama)
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Guardiola repart avec 20 trophées, dont la seule Ligue des champions du club remportée en finale à Istanbul contre l'Inter de Simone Inzaghi
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Il reste lié au City Football Group en tant qu'ambassadeur mondial, avec un rôle de conseil technique aux clubs affiliés
ANALYSE
Rome, 23 mai 2026. L'annonce est tombée par communiqué sur les réseaux sociaux du club : Pep Guardiola quittera son poste d'entraîneur du Manchester City à l'issue de la saison en cours, après dix années passées à transformer un club provincial anglais en machine à titres continentale. La nouvelle était dans l'air depuis plusieurs mois, mais l'officialisation a néanmoins produit un effet certain dans la presse italienne, qui s'attarde longuement sur les chiffres d'un règne hors normes.
Panorama le résume d'une formule lapidaire : Guardiola a « vinto tanto, speso tantissimo ». Vingt trophées en dix ans, dont six Premier League (de 2017 à 2024, avec la seule exception de 2019-2020), trois FA Cup, six Coupes de la Ligue anglaise, trois Community Shield — et, surtout, la première et unique Ligue des champions de l'histoire du club, arrachée en finale à Istanbul contre l'Inter de Simone Inzaghi. Ce titre reste le point de référence incontournable pour la presse italienne, qui ne peut s'empêcher de rappeler que cette victoire fut aussi la défaite la plus cruelle des nerazzurri ces dernières années.
Sur le plan financier, la revue milanaise cite Transfermarkt pour établir que Manchester City a englouti plus de 2 milliards d'euros en achats de joueurs sous l'ère Guardiola. Une somme astronomique que le Catalan aurait su « trasformare in spettacolo e risultati sul campo », selon le magazine. Ce soutien financier sans précédent de la part de la propriété émiratie est présenté comme l'une des conditions structurelles du succès, même si la question des 115 infractions présumées aux règles financières de la Premier League — enquête toujours en cours — plane en arrière-plan sans être développée dans l'article.
Guardiola, lui, a choisi de prendre congé avec une lettre ouverte adressée aux supporters, dont la presse italienne reproduit de larges extraits. Le technicien catalan y évoque pêle-mêle son arrivée en 2016, une première interview avec Noel Gallagher (« Sono uscito pensando: « Ok… Noel è qui? Sarà divertente » »), la tragédie de l'attentat à la Manchester Arena, le décès de sa mère pendant le Covid, et la fidélité des tifosi dans les moments difficiles. « Nulla è eterno, se lo fosse, sarei ancora qui », écrit-il, avant de conclure : « Eterni saranno invece i sentimenti, le persone, i ricordi, l'amore che provo per il mio Manchester City. » Un registre émotionnel qui tranche avec la froideur des bilans comptables, et que la presse transalpine reproduit sans distance critique.
Malgré un palmarès exceptionnel, la dernière saison fut nettement plus difficile que les précédentes.
SOURCES (1)
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