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Quelques jours après la signature d'un mémorandum d'entente en 14 points entre Washington et Téhéran — premier accord direct entre les deux pays depuis 1979 — l'Iran a officiellement déclaré le détroit d'Ormuz fermé. Téhéran invoque la poursuite des frappes israéliennes au Liban, qui ont fait des dizaines de morts malgré un cessez-le-feu, comme une violation du texte. Le commandement central américain (CENTCOM) affirme de son côté que 55 navires marchands ont transité le détroit le samedi, transportant plus de 17 millions de barils de pétrole, contredisant la déclaration iranienne. Téhéran prévient que l'accord nucléaire est « en danger ».
Malgré ces tensions, des négociations techniques entre délégations américaine et iranienne se sont tenues en Suisse, avec le Pakistan et le Qatar comme médiateurs. Le mémorandum prévoyait une fenêtre de 60 jours pour discuter du nucléaire, des sanctions et de la liberté de navigation. Donald Trump a évoqué la possibilité d'instaurer un péage américain dans le détroit si aucun accord définitif n'est conclu, tout en précisant qu'aucun péage ne s'appliquerait pendant cette période.
L'enjeu est considérable : environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié transitent normalement par ce couloir. La signature du mémorandum avait déjà fait chuter le baril de Brent d'environ 118 dollars fin mars à 78 dollars mi-juin, et la déclaration de fermeture a ravivé la volatilité.
Plusieurs points restent disputés. Acteurs et observateurs divergent sur l'effectivité réelle de la fermeture, sur la part de responsabilité d'Israël — non signataire de l'accord — dans la crise, et sur la légitimité au regard du droit international d'un éventuel péage. Le bilan stratégique de la séquence pour l'Iran fait lui aussi l'objet de lectures opposées.