ANGLE DOMINANT
Islamabad accueille les négociations avec la mémoire douloureuse de chaque fois où Washington est venu chercher le Pakistan
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Dawn cartographie le labyrinthe diplomatique : Hezbollah absent, sanctions actives, nucléaire non résolu
- 02
L'histoire des venues américaines au Pakistan est une série de coopérations coûteuses pour Islamabad
- 03
Le Pakistan joue son statut de médiateur crédible mais mesure ses vulnérabilités
ANALYSE
Islamabad vit l'arrivée des délégations avec le mélange de fierté nationale et d'anxiété profonde d'un pays qui n'a pas choisi d'être au centre du jeu mondial mais qui mesure ce que cela signifie pour son avenir. Dawn publie deux analyses de fond qui comptent parmi les plus riches du pool. La première décrit le « labyrinthe diplomatique » qui attend les négociateurs, avec un inventaire méthodique des obstacles structurels : le Hezbollah absent de la table, les sanctions toujours en vigueur, la question nucléaire non résolue, les mines iraniennes dans Ormuz dont Téhéran a perdu la trace, et l'absence de mécanisme de vérification pour un éventuel accord. La seconde replace Islamabad dans l'histoire longue des moments où Washington est venu chercher le Pakistan : la guerre froide et l'alliance avec Zia, l'opération contre Ben Laden menée depuis Abbottabad sans consultation, les drones dans le Waziristan qui ont tué des civils pakistanais. Le message implicite est limpide : chaque fois que les États-Unis ont eu besoin du Pakistan, ils sont venus, et chaque fois, le Pakistan a payé le prix de sa coopération en instabilité intérieure, en pertes civiles et en réputation internationale. Cette négociation ne sera pas différente — Islamabad le sait, et le dit avec la retenue douloureuse d'un hôte qui connaît ses propres vulnérabilités.
SOURCES (1)
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