ANGLE DOMINANT
Islamabad pleure un allié, pas seulement un chef d'État disparu : pour le Pakistan, la mort de Cheikh Hamad ferme un chapitre de solidarité musulmane et de médiation régionale.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Pakistan a observé une journée de deuil national le 14 juillet, drapeaux en berne, sur notification de la Cabinet Division
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Le Premier ministre Shehbaz Sharif s'est rendu à Doha avec Nawaz Sharif, Ishaq Dar et Attaullah Tarar pour présenter ses condoléances à l'émir Cheikh Tamim
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Shehbaz Sharif a salué « la chaleur, la gentillesse et l'affection durable » de Cheikh Hamad pour le Pakistan lors de ses nombreuses visites
ANALYSE
Islamabad, 13 juillet 2026. Pour le Pakistan, la mort de Cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, ancien émir du Qatar de 1995 à 2013, n'est pas seulement celle d'un dirigeant étranger disparu à 74 ans, mais celle d'un « frère » dont l'attachement au pays est resté vivace jusqu'à la fin. Le gouvernement pakistanais a décrété une journée de deuil national dès le lundi suivant l'annonce du décès, drapeaux en berne sur l'ensemble du territoire, selon une notification de la Cabinet Division relayée par Dawn.
Le Premier ministre Shehbaz Sharif a salué sur X « un grand dirigeant et homme d'État dont la sagesse, la clairvoyance et le dévouement ont transformé le Qatar en une nation moderne, prospère et respectée dans le monde », rappelant les « liens fraternels enracinés depuis des décennies » entre les deux pays. Dès le lendemain, il s'est envolé pour Doha avec une délégation comprenant le président du PML-N Nawaz Sharif, le vice-Premier ministre et chef de la diplomatie Ishaq Dar et le ministre de l'Information Attaullah Tarar, pour transmettre en personne les condoléances au nouvel émir Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, reçu au palais de Lusail. Shehbaz Sharif y a évoqué « la chaleur, la gentillesse et l'affection durable » du Père Émir pour le Pakistan et ses « nombreuses visites mémorables » dans le pays, réaffirmant la « solidarité indéfectible » d'Islamabad envers la famille Al-Thani.
Au-delà du protocole, l'hommage s'inscrit dans une relation stratégique : le Qatar, bâti sur les réserves gazières développées sous Cheikh Hamad, accueille une importante main-d'œuvre pakistanaise et s'est imposé, aux côtés d'Islamabad, comme médiateur du Mémorandum d'entente censé apaiser les tensions entre Téhéran et Washington. Une architecture de paix que la disparition du Père Émir ne remet pas en cause, mais que le Pakistan surveille de près alors que de nouvelles tensions régionales menacent les gains diplomatiques engrangés ces derniers mois par les deux capitales.
SOURCES (3)
- The Express TribuneMOYEN
