ANGLE DOMINANT
Rome décortique une chaîne d'alertes ignorées avant le 7 octobre, entre Le Caire, Abou Dhabi et la campagne électorale israélienne.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Selon le Wall Street Journal cité par l'ANSA, le chef du renseignement égyptien Abbas Kamel a appelé directement le bureau de Nétanyahou début octobre 2023 pour un troisième avertissement, après deux alertes déjà ignorées.
- 02
Adnkronos rapporte qu'un appel de septembre 2023 avec le président émirati Mohammed ben Zayed avait aussi informé Nétanyahou de possibles attaques du Hamas, sans qu'il paraisse convaincu.
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La Repubblica indique que le Shin Bet a déposé une plainte contre Channel 12 pour la fuite ayant révélé le voyage secret de Nétanyahou aux Émirats.
ANALYSE
Rome, 29 septembre 2026. Décortiquant les révélations qui s'accumulent depuis le déplacement secret de Benyamin Nétanyahou aux Émirats arabes unis, la presse italienne retient d'abord ce que Le Caire savait avant le 7 octobre 2023. Selon un article du Wall Street Journal repris par l'ANSA, le chef du renseignement égyptien Abbas Kamel a téléphoné directement au bureau de Nétanyahou début octobre 2023 pour transmettre un « ultérieur avertissement » d'attaque imminente depuis Gaza, après deux alertes précédentes déjà ignorées. Une source cite l'Égypte avertissant Israël « jusqu'à presque 48 heures avant l'attaque ». Le Times of Israel, cité par l'ANSA, ajoute que Le Caire avait déjà prévenu dès juin 2023, conseillant à Israël de reprendre les négociations avec le Hamas sur un échange d'otages. Nétanyahou avait pourtant nié avoir jamais parlé à Kamel dans les mois précédant l'attaque.
Adnkronos, citant le même article du Wall Street Journal, situe ce troisième avertissement égyptien dans une série plus large : lors d'un appel de septembre 2023 avec le président émirati Mohammed ben Zayed, Nétanyahou aurait aussi été informé de possibles attaques du Hamas, sans paraître convaincu. Le journal souligne qu'aucun de ces signaux ne précisait le calendrier ni l'ampleur de l'offensive. Adnkronos relie explicitement ces révélations à la campagne : elles « rallument les projecteurs » sur l'action du dirigeant israélien avant guerre, à un mois des législatives.
La Repubblica, elle, détaille les suites politico-judiciaires du voyage émirati lui-même : le bureau du Premier ministre a démenti « à plusieurs reprises » avoir reçu l'alerte, brandissant des menaces de poursuites, tandis que le Shin Bet a déposé une plainte contre Channel 12 pour la fuite qui a révélé le déplacement. Libero Quotidiano rapporte en parallèle la charge de la ministre islandaise des Affaires étrangères à l'ONU, dénonçant les « lâches moraux » qui violent le droit international — un fil distinct, mais publié le même jour dans le même flux italien sur Nétanyahou.
De ces récits convergents, la presse italienne tire un même constat : la chaîne d'alertes ignorées, égyptiennes et désormais émiraties, questionne moins la diplomatie du voyage que la solidité du renseignement israélien avant le 7 octobre.
SOURCES (4)
- AdnkronosMOYEN
- Libero QuotidianoMOYEN
