ANGLE DOMINANT
Séoul porte une attention soutenue à la diplomatie autour du dossier irano-américain, où le rôle de médiateur confié au Pakistan et les blocages persistants sur l'uranium enrichi et le détroit d'Ormuz continuent de peser sur les marchés mondiaux de l'énergie.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Rubio a déclaré qu'il y avait "quelques progrès" dans les négociations, mais que les deux parties n'étaient "pas encore" parvenues à un accord, après une réunion OTAN à Helsingborg
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Le maréchal pakistanais Asim Munir est arrivé à Téhéran en tant que médiateur officiel ; une équipe qatarie est également arrivée en coordination avec Washington
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L'ayatollah Khamenei aurait interdit tout transfert de l'uranium iranien hautement enrichi à l'étranger, rejetant une exigence centrale des États-Unis
ANALYSE
Séoul, 22 mai 2026. La presse sud-coréenne, avec Yonhap et Korea Times en tête, a couvert en détail les développements diplomatiques autour de la crise irano-américaine, un dossier suivi de près à Séoul en raison de ses répercussions directes sur les approvisionnements énergétiques du pays.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré vendredi, en marge d'une réunion ministérielle de l'OTAN à Helsingborg, en Suède, qu'il y avait eu "quelques progrès" dans les négociations avec Téhéran, tout en précisant que les deux parties n'étaient "pas encore" parvenues à un accord. "Il y a eu des progrès. Je ne les exagérerais pas. Je ne les minimiserais pas non plus", a-t-il indiqué selon une transcription publiée par le Département d'État, citée par Yonhap. "Il reste encore du travail à faire. Nous n'y sommes pas encore."
Dans ce contexte, le maréchal pakistanais Asim Munir est arrivé à Téhéran vendredi pour des entretiens avec de hauts responsables iraniens, dans le cadre de son rôle de médiateur officiel entre Washington et Téhéran — un rôle que Rubio a qualifié d'"admirable". Parallèlement, une équipe de négociateurs qataris a également rejoint la capitale iranienne, agissant en coordination avec les États-Unis. Doha, qui avait jusqu'ici pris ses distances avec une médiation directe après avoir essuyé des attaques de missiles et de drones iraniens, a perdu environ 17 % de sa capacité d'exportation de GNL depuis le début du conflit.
Les points de blocage demeurent considérables. L'ayatollah Mojtaba Khamenei aurait émis une directive interdisant tout transfert de l'uranium hautement enrichi iranien à l'étranger, rejetant ainsi une exigence centrale de Washington. Selon des sources iraniennes citées par Reuters et reprises par Korea Times, un tel transfert laisserait l'Iran "plus vulnérable à de futures attaques". Le président Trump a répondu que les États-Unis ne souhaitaient pas que l'Iran conserve cet uranium : "Nous le détruirons probablement après l'avoir récupéré, mais nous ne les laisserons pas l'avoir."
Rubio a par ailleurs réaffirmé que le projet iranien de péage dans le détroit d'Ormuz était "inacceptable". Le détroit, par lequel transitent environ un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de GNL, reste effectivement fermé depuis le début du conflit, déclenchant une crise énergétique mondiale. Cette situation pèse particulièrement sur la Corée du Sud, qui dépend des importations de pétrole et de gaz naturel pour couvrir l'essentiel de ses besoins énergétiques.
SOURCES (3)
- YonhapMOYEN
- Korea TimesMOYEN
- KBS WorldMOYEN
