ANGLE DOMINANT
Islamabad s'impose comme l'interlocuteur incontournable entre Washington et Téhéran, une posture diplomatique saluée publiquement par Marco Rubio qui qualifie le Pakistan de médiateur «principal» dans ce conflit.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Field Marshal Asim Munir est arrivé à Téhéran le 22 mai, accueilli par le ministre iranien de l'Intérieur Momeni — deuxième visite de haut niveau en un mois après un déplacement de trois jours en avril
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Rubio a qualifié le Pakistan d'«interlocuteur principal» et de médiateur ayant fait un «travail admirable», confirmant une communication constante avec Asim Munir «aux plus hauts niveaux» du gouvernement américain
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Le premier round de pourparlers directs US-Iran s'est tenu à Islamabad les 11-12 avril, après un cessez-le-feu du 8 avril négocié par Islamabad ; Trump a prolongé ce cessez-le-feu «à la demande d'Asim Munir et de Shehbaz Sharif»
ANALYSE
Islamabad, 22 mai 2026. Le Field Marshal Syed Asim Munir, chef des armées et chef d'état-major de l'armée de terre pakistanaise, a atterri à Téhéran vendredi soir dans le cadre de ce que l'ISPR — le service de communication des forces armées — décrit comme des «efforts de médiation continus» visant à mettre fin au conflit irano-américain. À son arrivée, il a été accueilli par le ministre iranien de l'Intérieur Eskandar Momeni, en présence du ministre pakistanais de l'Intérieur Mohsin Naqvi, qui effectuait là son deuxième déplacement à Téhéran en moins d'une semaine.
Le timing de cette visite de haut niveau est directement lié aux propos de Marco Rubio, qui a multiplié les déclarations favorables à l'égard d'Islamabad. «L'interlocuteur principal sur ce dossier a été le Pakistan, et ça continue d'être le cas. Ils ont fait un travail, je pense, admirable», a-t-il déclaré sur Fox News depuis la Suède, où il participait à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN. Rubio a également confirmé être «en communication constante» avec Asim Munir, précisant que «les plus hauts niveaux de notre gouvernement lui parlent en permanence».
Cette reconnaissance publique de Washington intervient dans un contexte où Islamabad a patiemment construit son rôle de pivot diplomatique depuis le début du conflit. C'est sur son sol que s'est tenu le premier round historique de pourparlers directs américano-iraniens, les 11 et 12 avril, à la suite d'un cessez-le-feu négocié par le Pakistan le 8 avril. Trump avait ensuite prolongé ce cessez-le-feu indéfiniment «à la demande du Field Marshal Asim Munir et du Premier ministre Shehbaz Sharif», selon les sources diplomatiques citées par Dawn.
La presse pakistanaise — Dawn, The Express Tribune, Geo News — couvre ces développements avec un soin particulier, soulignant la dimension stratégique de ce positionnement pour un pays qui entend sortir de sa marginalisation géopolitique des années précédentes. Les négociations portent désormais sur quatre points de friction : le programme nucléaire iranien, les sanctions, le statut du détroit d'Ormuz et les capacités balistiques de Téhéran. Sur Ormuz, le statu quo ante est la condition sine qua non posée par Washington : Trump a déclaré vouloir récupérer les stocks d'uranium iranien hautement enrichi, affirmant «nous allons l'obtenir, d'une façon ou d'une autre».
Selon The Express Tribune, les discussions portent sur un «standby agreement» — une formule d'accord provisoire visant à formaliser la fin des hostilités tout en établissant un cadre pour les négociations ultérieures.
SOURCES (4)
- The Express TribuneMOYEN
- The Express TribuneMOYEN
