ANGLE DOMINANT
Pékin transforme le chrono en argument industriel : au-delà du record de vitesse, la capitale met en avant une filière robotique déjà commercialisée, de la rue marchande de 10 000 m² aux usages domestiques et logistiques.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Un robot de l'équipe Tianzhuo a couru le 100 m en 9,39 secondes, sous le record du monde humain d'Usain Bolt (9,58 s), lors des préliminaires de la cérémonie d'ouverture
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Les Jeux ont réuni 666 équipes et 2 056 robots de 16 pays et régions pour 51 épreuves et 1 301 matchs, selon ECNS
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Une « rue commerciale des robots » de près de 10 000 m² a ouvert à Beijing E-Town avec plus de vingt entreprises et plus de 150 produits
ANALYSE
Pékin, 24 août 2026. Sur l'anneau de vitesse olympique de 2022, réaménagé pour l'occasion, le deuxième Jeux mondiaux des robots humanoïdes a réuni ce week-end 666 équipes et 2 056 robots venus de 16 pays et régions, pour 51 épreuves et 1 301 matchs, selon l'agence ECNS. Lors des préliminaires du 100 m à la cérémonie d'ouverture, une machine de l'équipe Tianzhuo a couru en 9,39 secondes, sous le record du monde humain d'Usain Bolt (9,58 s) et loin des 21,50 secondes chronométrées l'an dernier. Un robot Tien Kung Ultra, développé à Pékin, a par ailleurs sauté 2,8843 mètres en hauteur depuis une position debout, contre 95,641 centimètres à la précédente édition.
Pendant les tests d'avant-compétition, le robot « Lightning » de Honor a couru le 100 m en 9,32 secondes, atteignant 14,5 m/s en pointe — une vidéo reprise et appréciée par Elon Musk. Lightning avait déjà remporté en avril le semi-marathon de Pékin E-Town, en 50 minutes 26 secondes, plus vite que le vainqueur humain de l'édition précédente. Sur 400 m, Tiangong Omni a décroché l'or en 45,66 secondes avec une foulée penchée, les bras collés au visage — une gestuelle non programmée, apparue par apprentissage par renforcement pour économiser l'effort des épaules. Les internautes chinois l'ont surnommée le « sprint d'anxiété sociale ».
Au tennis, un robot du groupe pékinois Galbot a disputé ce que l'organisateur présente comme le premier match homme-robot au monde, chutant puis se relevant seul pour reprendre l'échange — un épisode que le South China Morning Post relie aux limites persistantes d'équilibre, d'autonomie et de batterie des machines.
Au-delà du chronomètre, Pékin met en avant l'ancrage industriel : à E-Town, une « rue commerciale des robots » de près de 10 000 m² réunit plus de vingt entreprises autour du premier magasin « 4S » de robots à intelligence incarnée, avec plus de 150 produits. Le petit Tiangong Omni, 1,35 m pour 39 kg, y a fait la démonstration d'une reptation articulée pensée pour les espaces étroits et les secours d'urgence, tandis qu'un Tiangong 3.0 assurait l'accueil des visiteurs en autonomie complète.
SOURCES (3)
- ECNSMOYEN
- PandailyMOYEN
