ANGLE DOMINANT
Tokyo mesure le fossé technologique révélé par les Jeux mondiaux de robots humanoïdes de Pékin, où son propre représentant reposait sur une plateforme chinoise Unitree plutôt que sur une technologie nippone maison.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Tien Kung Ultra a couru le 100 m en 9,32 s (Kyodo) / 9,39 s (Mainichi), sous le record du monde humain d'Usain Bolt (9,58 s), avant de percuter un tapis de décélération et de prendre feu.
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Le seul concurrent japonais, engagé par GMO Internet Group sur le 400 m catégorie petit gabarit, s'est effondré après plus d'1 min 55 s et a été évacué sur civière ; sa plateforme a été développée par le chinois Unitree Robotics.
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Plus de 2 000 robots humanoïdes et plus de 660 équipes de 16 pays ont participé, environ 90% des équipes étant chinoises, le reste venant notamment du Brésil, d'Allemagne et des États-Unis.
ANALYSE
Tokyo, 24 août 2026. Kyodo News et le Mainichi relatent tous deux le même épisode spectaculaire : au premier jour des Jeux mondiaux de robots humanoïdes de Pékin, le Tien Kung Ultra, conçu par le Beijing Innovation Center of Humanoid Robotics, a couru le 100 mètres en 9,32 secondes selon Kyodo (9,39 s selon le Mainichi), sous le record du monde humain d'Usain Bolt établi à Berlin en 2009 (9,58 s). La machine a ensuite percuté le tapis de décélération et pris feu. Le même modèle a couru le 400 m en 38,15 secondes dimanche, plus rapide que le record de Wayde van Niekerk (43,03 s, Rio 2016).
Plus de 2 000 robots humanoïdes et plus de 660 équipes venues de 16 pays participent à l'événement, contre 280 équipes lors de la première édition l'an dernier. Environ 90% des équipes sont chinoises ; le Brésil, l'Allemagne et les États-Unis sont aussi représentés.
Ce que la presse japonaise met en avant, au-delà du record, c'est la présence — et la contre-performance — du seul concurrent japonais : celui du groupe GMO Internet, engagé sur le 400 m catégorie petit gabarit. Le robot a franchi la ligne en plus d'une minute 55, avant de s'effondrer et d'être évacué sur civière. Shota Takizawa, ingénieur senior chez GMO, a précisé que l'entreprise « ne vise pas à développer des robots spécialisés dans la course, mais prévoit d'exploiter le savoir-faire » acquis lors de ces compétitions à des fins pratiques.
Fait notable relevé par le Mainichi : la plateforme engagée par GMO a été développée par le chinois Unitree Robotics — l'un des fabricants que le Pentagone a récemment ajouté à sa liste d'entreprises jugées liées à l'armée chinoise, et dont les États-Unis ont visé les importations via une décision de la Federal Communications Commission invoquant la sécurité nationale. La Chine a rejeté ces accusations. Les articles soulignent aussi que la Chine fabrique la majorité des robots humanoïdes dans le monde, un constat qui, en creux, interroge la capacité du Japon à aligner une filière autonome sur ce terrain industriel.
