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Fantôme de la Stasi : le blackout russe vu par un pays marqué par la surveillance d'ÉtatAngle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays

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Depuis début mars, Moscou subit des coupures massives d'internet mobile affectant les quatre principaux opérateurs. Le Kremlin justifie ces blackouts par la menace des drones ukrainiens, mais les analystes y voient une accélération du contrôle numérique. Les pertes économiques dépassent 38 à 63 millions de dollars en cinq jours, tandis qu'une loi de février 2026 donne au FSB le pouvoir de couper les communications à l'échelle nationale.
Depuis le début du mois de mars 2026, Moscou connaît des coupures massives de l'internet mobile qui touchent simultanément les quatre principaux opérateurs. Sur cinq jours, les pertes économiques liées à ces interruptions ont été estimées entre 38 et 63 millions de dollars. Une loi adoptée en février 2026 accompagne ce mouvement : elle confère aux services de sécurité un pouvoir inédit sur les communications numériques, en institutionnalisant la possibilité de couper les réseaux à l'échelle nationale.
La justification avancée pour ces coupures repose sur la menace de drones, présentés comme une raison de sécurité. Cette explication est contestée par une large part des analystes, qui y voient plutôt une accélération du contrôle de l'espace numérique. Le différend porte aussi sur la nature même du dispositif : certains acteurs défendent le droit d'un État à réguler son internet national, tandis que d'autres dénoncent une atteinte aux libertés.
L'épisode s'inscrit dans une tendance plus large de fragmentation de l'internet mondial, souvent appelée splinternet, où coexistent trois logiques : un modèle ouvert mais de plus en plus régulé, un modèle de contrôle permanent et discret, et un modèle de coupures brutales en période de crise. La loi de février 2026 marque un tournant en rendant ce pouvoir de blackout durable plutôt que conjoncturel. Le moment est aussi marqué par une guerre qui dure depuis quatre ans et par un contraste technologique frappant, certains pays développant la 6G quand d'autres suspendent la 4G.
Plusieurs zones d'ombre demeurent. Le coût réel pour les entreprises et les habitants, l'impact sur la vie quotidienne et le lien éventuel entre coupures et gestion de l'ordre public sont diversement évalués, voire passés sous silence selon les acteurs. Ces derniers divergent enfin sur la portée de l'événement : menace directe et préoccupante pour les uns, fait minimisé pour les autres. L'incertitude porte donc moins sur les faits matériels, largement constatés, que sur leur interprétation et sur leurs conséquences à long terme.
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Plus divergent que 98% des sujets analysés. Comparable à : Double séisme au Venezuela : Caracas s'effondre, le bilan grimpe (52).