ANGLE DOMINANT
Tokyo mesure l'ampleur d'une catastrophe qui ravive la mémoire de 2016, entre course contre la montre au centre commercial effondré de Kashima et vigilance sismique renforcée sur la faille de Hinagu.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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13 morts confirmés selon la Première ministre Sanae Takaichi, avec environ 10 000 personnes en centres d'évacuation.
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Explosion et effondrement du deuxième étage de l'Aeon Mall Kumamoto à Kashima : environ 200 personnes évacuées avant la chute, 20 à 30 encore potentiellement piégées.
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Le sismologue Junichi Nakajima (Institut des sciences de Tokyo) établit un mécanisme identique à celui du séisme de 2016 sur la faille de Hinagu, avec risque de réplique majeure.
ANALYSE
Tokyo, 29 juillet 2026. Le séisme de magnitude 7,1 qui a frappé la préfecture de Kumamoto mardi à 16h27, à une profondeur d'environ 16 kilomètres, a fait au moins 13 morts, a annoncé mercredi la Première ministre Sanae Takaichi. Les secours poursuivent ce qu'elle a qualifié de « course contre la montre » : « Il y a encore des personnes en attente d'être secourues, nous allons mobiliser toutes nos forces pour en sauver le plus possible », a-t-elle déclaré. Environ 10 000 personnes sont hébergées dans des centres d'évacuation.
La secousse, la plus forte enregistrée dans la région depuis 2016, a atteint le niveau maximal 7 sur l'échelle sismique japonaise dans les localités d'Uki et Kikawa. Une explosion a ravagé le centre commercial Aeon Mall Kumamoto, à Kashima, peu après le tremblement de terre, provoquant l'effondrement du deuxième étage. Environ 200 employés et clients avaient été évacués avant l'effondrement, mais 20 à 30 personnes restent portées disparues sous les décombres, selon les pompiers locaux. Deux femmes ont été retrouvées mortes sur place, une autre inconsciente. Un habitant tenant un salon de coiffure voisin a raconté avoir entendu « un bruit sourd, comme une collision de gros véhicule », suivi d'« un panache de fumée blanche ».
Environ 4 600 militaires des Forces d'autodéfense ont été déployés, dont 170 concentrés sur les opérations de secours au centre commercial effondré, a précisé le ministre de la Défense Shinjiro Koizumi. Quelque 480 policiers venus de onze préfectures et une équipe de secours d'urgence de la police métropolitaine de Tokyo, acheminée par hélicoptère, complètent le dispositif. Le Shinkansen de Kyushu reste suspendu, des murs du château de Kumamoto se sont effondrés et 48 000 foyers ont subi des coupures d'électricité. Aucune anomalie n'a été signalée dans les centrales nucléaires de Sendai et Genkai.
Pour le sismologue Junichi Nakajima, de l'Institut des sciences de Tokyo, le mécanisme de la secousse, un glissement le long de la faille de Hinagu, « est fondamentalement le même » que celui de 2016, lorsqu'un séisme de magnitude 6,5 avait précédé de deux jours une secousse de magnitude 7,3 bien plus destructrice. Ce précédent nourrit à Tokyo une vigilance particulière face au risque de réplique majeure, les autorités refusant de considérer la première secousse comme le choc principal d'une séquence désormais close.
SOURCES (3)
- Kyodo NewsMOYEN
- News On JapanMOYEN
- The MainichiMOYEN
