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LA SUSPECTE DE L'ATTENTAT DE MONACO RETROUVÉE TUÉE EN UKRAINE
Moscou décrypte la mort de la suspecte de Monaco comme une opération d'effacement des traces orchestrée côté ukrainien.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Moscou, 9 juillet 2026. La mort d'Anastasiia Berezovska, principale suspecte de l'attentat au colis piégé du 29 juin à Monaco contre l'homme d'affaires ukrainien Vadim Yermolaïev, alimente à Moscou une lecture qui pointe vers Kyiv plutôt que vers l'enquête judiciaire monégasque. Selon l'agence TASS, citant le média ukrainien Strana, l'opération contre Yermolaïev aurait coûté environ 150 000 dollars à ses commanditaires. « 8 000 dollars ont été versés à Anastasia Berezovskaya, et 5 000 dollars supplémentaires ont été alloués aux frais de transport », rapporte la publication, précisant que les fonds ont transité par des portefeuilles de cryptomonnaie et des comptes bancaires. L'identité du commanditaire n'a pas été révélée.
Le corps de Berezovska a été retrouvé près de Kyiv, a annoncé le Service de sécurité ukrainien (SBU), qui a ensuite procédé à l'interpellation de deux suspects dans cette affaire : un officier en exercice de la Direction principale du renseignement (GUR), rattaché au 9e département spécialisé dans les frappes de drones, et un ancien membre des forces de l'ordre ukrainiennes. Le député de la Rada Alexeï Gontcharenko — classé « terroriste et extrémiste » par Moscou — a précisé que l'officier se nommait Reut et qu'il « a avoué le meurtre de Berezovskaya, commis avec un autre suspect ».
Le quotidien Vedomosti, relayant Ukrainska Pravda, souligne que Strana évoque la possibilité que ce meurtre vise à « effacer les traces » des organisateurs de l'attentat de Monaco. L'interpellation d'agents en exercice ou d'anciens agents des structures de sécurité ukrainiennes est présentée, selon cette lecture, comme un élément renforçant l'hypothèse d'une implication des autorités ukrainiennes dans la tentative d'assassinat visant Yermolaïev.
Les médias russes rappellent le contexte de l'explosion du 29 juin : un sac à dos piégé, garni de boulons et de plombs, déclenché à distance à l'entrée d'un immeuble monégasque au moment où des passants y pénétraient, blessant trois personnes dont Yermolaïev, homme d'affaires chypriote que certains médias présentent comme lié à un réseau de centres d'appels frauduleux en Ukraine. Ce profil trouble de la cible nourrit, côté russe, l'idée d'un règlement de comptes interne plutôt que d'un attentat isolé, l'identité du véritable commanditaire restant à ce stade non établie.
Cadrage sécuritaire russe : accent mis sur l'implication supposée des services ukrainiens plutôt que sur l'enquête judiciaire monégasque
Préférence pour des sources ukrainiennes anonymes (Strana, Ukrainska Pravda) relayées sans vérification indépendante côté russe
Faible couverture du profil et des activités antérieures de Vadim Yermolaïev, cible initiale de l'attentat
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