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LA SUSPECTE DE L'ATTENTAT DE MONACO RETROUVÉE TUÉE EN UKRAINE
Londres dissèque un dénouement digne d'un thriller d'espionnage, entre chasse à l'homme, vengeance et réseau souterrain ukrainien
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Londres, 9 juillet 2026. La presse britannique consacre une couverture dense au dénouement brutal de l'affaire Berezovska. BBC, The Independent et le Daily Mail retracent, sources ukrainiennes à l'appui, la traque puis la mort d'Anastasiia Berezovska, 39 ans, retrouvée « avec des blessures par balle à la tête », selon le service de sécurité ukrainien (SBU) cité par la BBC. La femme, identifiée par notice rouge Interpol comme la suspecte principale de l'attentat au colis piégé du 29 juin visant l'homme d'affaires ukrainien sanctionné Vadym Yermolaiev à Monaco, s'était réfugiée à Kyiv après un périple par l'Italie et l'Allemagne, selon le Daily Mail.
Deux hommes ont été interpellés pour son meurtre : un agent en exercice de la direction du renseignement militaire ukrainien (HUR) et un ancien policier. Le premier « a avoué le meurtre », précise la BBC, affirmant l'avoir commis « avec un autre suspect ». Les enquêteurs les soupçonnent aussi de complicité dans l'attentat de Monaco, ayant « transféré à plusieurs reprises des fonds » vers les comptes bancaires et cryptographiques de Berezovska. Le Daily Mail détaille une découverte macabre : une pièce du domicile de l'ex-policier ressemblant à une « chambre de torture », maculée de sang, avec haches et marteaux.
The Independent rappelle le mode opératoire de l'attaque monégasque : une personne déguisée en homme, filmée fuyant vers la commune française voisine de Beausoleil, avant que les autorités ne confirment qu'il s'agissait d'une femme. La procureure Stéphanie Thiba et son adjoint Morgan Raymond avaient évoqué un dispositif prémédité, la suspecte ayant « passé des jours à observer les lieux ». Deux personnes, dont un enfant, avaient été blessées, une victime ayant subi une amputation des deux jambes.
La presse britannique s'en tient largement au récit institutionnel ukrainien — SBU, procureurs, Interpol — sans interroger frontalement les zones d'ombre : un suspect abattu plutôt qu'arrêté, un lien financier crypto documenté a posteriori, une enquête menée avec « l'assistance personnelle » du chef du renseignement militaire, Oleg Ivashchenko.
Cadrage institutionnel-centré : récit largement calqué sur les communiqués du SBU et d'Interpol
Préférence pour le registre spectaculaire (chambre de torture, traque) au détriment de l'analyse politique
Faible couverture des zones d'ombre : peu de questionnement sur l'exécution du suspect plutôt qu'une arrestation
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