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LA SUSPECTE DE L'ATTENTAT DE MONACO RETROUVÉE TUÉE EN UKRAINE
Kyiv assume la responsabilité d'un officier de son renseignement militaire dans la mort de la suspecte de Monaco, tout en laissant transparaître des doutes internes sur la rapidité de l'enquête.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Kyiv, 9 juillet 2026. Le Bureau du procureur général d'Ukraine a confirmé la mort d'Anastasiia Berezovska, principale suspecte de la tentative d'assassinat au colis piégé visant la famille de l'homme d'affaires ukrainien Vadym Yermolaïev à Monaco fin juin, un attentat qui avait blessé trois personnes dont un enfant. Recherchée par Interpol, elle était revenue en Ukraine le 1er juillet par un poste-frontière classique, sans qu'aucune alerte ne se déclenche : le Service national des gardes-frontières a reconnu que les bases de données d'Interpol n'avaient pas signalé sa présence au moment du passage.
Son corps, portant des blessures par balle à la tête, a été retrouvé enterré dans le district de Makariv, en région de Kyiv, après un aveu obtenu lors d'une reconstitution menée avec l'un des suspects. Selon le parquet, un officier en exercice de la Direction principale du renseignement du ministère de la Défense (GUR/HUR) a reconnu l'avoir tuée avec un ancien membre des forces de l'ordre. L'homme a affirmé avoir agi de sa propre initiative, sans informer sa hiérarchie ni des contacts entretenus avec Berezovska, ni des transferts d'argent — en cryptomonnaie et par virements bancaires — versés à plusieurs reprises sur ses comptes. Une perquisition au domicile de l'ex-policier a permis de découvrir une pièce en sous-sol ressemblant, selon les enquêteurs, à une chambre de torture.
Le Bureau du procureur général précise que l'enquête est menée avec le concours de la Police nationale et de l'unité de contre-espionnage du SBU. Le GUR assure de son côté apporter un « soutien complet » aux autorités judiciaires, sous la supervision personnelle de son chef, Oleg Ivachtchenko. Des journalistes d'investigation du projet « Skhemy » (Radio Svoboda) ont depuis identifié l'un des deux hommes détenus comme Vladyslav Reut, 33 ans, originaire de Jytomyr, juriste de formation et probable instructeur dans un centre d'entraînement des forces spéciales ukrainiennes depuis 2022.
Cette rapidité inhabituelle interroge jusque dans les rangs de la sécurité ukrainienne : le général du SBU Vassyl Vovk a publiquement qualifié le déroulé de l'enquête de « scénario de série », s'étonnant qu'en deux jours seulement l'exécutante présumée, son retour en Ukraine puis les organisateurs de son meurtre aient pu être identifiés. Il souligne qu'aucun commanditaire de l'attentat de Monaco n'a pour l'instant été nommé.
Cadrage institutions-sécuritaires-centré : les articles reposent presque exclusivement sur les communiqués du Bureau du procureur général, du SBU et du GUR.
Préférence pour les sources ukrainiennes officielles : peu de place est donnée à la version des autorités monégasques ou françaises impliquées dans l'enquête initiale.
Faible couverture du commanditaire présumé : les articles détaillent le mode opératoire du meurtre mais restent flous sur qui a commandité l'attentat de Monaco.
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