ANGLE DOMINANT
Israël retrouve un motif de soulagement politique après l'annonce de Trump, qui vient clore une controverse intérieure où l'opposition accusait Netanyahu d'avoir laissé filer la normalisation avec Riyad tout en ouvrant la voie à une capacité nucléaire saoudienne.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a écrit sur Truth Social que l'accord nucléaire civil ne serait approuvé que si l'Arabie saoudite rejoignait les accords d'Abraham et acceptait une interdiction d'enrichissement d'uranium (Jerusalem Post).
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Le chef de l'opposition Yair Golan et Yair Lapid ont accusé Netanyahu d'avoir perdu la normalisation avec Riyad tout en permettant au royaume d'acquérir une capacité nucléaire, qualifiant l'accord initial d'« échec total » (Jerusalem Post).
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Une source saoudienne a déclaré à Haaretz que « le royaume n'acceptera ni ne donnera rien gratuitement », maintenant l'exigence d'une perspective claire vers un État palestinien avant toute normalisation.
ANALYSE
Jérusalem, 24 juillet 2026. En Israël, l'annonce du président Donald Trump conditionnant l'accord nucléaire civil avec l'Arabie saoudite à une adhésion de Riyad aux accords d'Abraham a été accueillie comme un soulagement politique après plusieurs jours d'inquiétude. Selon le Jerusalem Post, Trump a écrit sur Truth Social que le pacte ne serait approuvé que si le royaume rejoignait les accords d'Abraham et acceptait une interdiction d'enrichissement d'uranium, comparant l'arrangement à ceux déjà conclus avec l'Iran, les Émirats arabes unis et d'autres pays.
Cette clarification intervient après que le New York Times, cité par le Jerusalem Post, avait révélé mardi que l'administration américaine s'apprêtait à soumettre au Congrès un pacte de coopération nucléaire ne comportant ni plan de normalisation avec Israël ni les garanties dites du « Gold Standard » censées empêcher tout usage militaire des matières nucléaires. L'accord initial ne prévoyait pas non plus le Protocole additionnel de l'Agence internationale de l'énergie atomique, qui autorise des inspections inopinées sur des sites non déclarés — une lacune pointée par des responsables israéliens et américains critiques du projet.
Cette version avait provoqué une onde de choc dans la classe politique israélienne. Le chef de l'opposition Yair Golan avait accusé le Premier ministre Benjamin Netanyahu d'avoir « réussi l'impossible » en perdant à la fois la normalisation avec Riyad et en permettant au royaume d'acquérir une capacité nucléaire. Yair Lapid avait qualifié l'accord rapporté d'« échec total », rappelant qu'empêcher tout pays du Moyen-Orient de se doter d'une capacité nucléaire indigène figure parmi les responsabilités premières d'un chef de gouvernement israélien. Le ministre likoudien Miki Zohar avait affirmé qu'Israël avait fixé ses « lignes rouges » à Washington, sans confirmer si le projet initial les franchissait.
Après l'annonce de Trump, Netanyahu a salué l'éventuelle adhésion saoudienne aux accords d'Abraham comme « un bond historique pour la paix au Moyen-Orient ». Des responsables israéliens redoutent toutefois qu'un accord nucléaire civil, même conditionné, n'ouvre la voie à une course régionale à l'armement face à l'Iran. Côté saoudien, une source proche du dossier a confié à Haaretz que « le royaume n'acceptera ni ne donnera rien gratuitement », signe que Riyad maintient son exigence d'une perspective claire vers un État palestinien avant toute normalisation officielle avec Israël.
SOURCES (2)
- Jerusalem PostMOYEN
- Donald Trump: US-Saudi civil nuclear deal hinges on Riyadh joining Abraham Accords | The Jerusalem Post
- How Israel can still shape Trump's nuclear deal with Saudi Arabia | The Jerusalem Post
- US-Saudi nuclear deal makes no mention of normalization with Israel | The Jerusalem Post
- Israeli officials warn US-Saudi deal could lead to nuclear arms race with Iran | The Jerusalem Post
