ANGLE DOMINANT
Washington revendique un contrôle total du détroit d'Ormuz tout en durcissant ses conditions face à Téhéran, quitte à assombrir les perspectives d'un accord et à faire grimper les cours du pétrole.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump affirme que la marine américaine contrôle « à 100 % » le détroit d'Ormuz : « nous avons dragué tout le détroit » (The Hill).
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CENTCOM a fait tirer deux missiles Hellfire depuis un hélicoptère MH-60 sur la salle des machines du cargo M/V Vela Nova, pavillon panaméen, selon un responsable cité par le Wall Street Journal via The Hill.
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Le WTI a grimpé de 1,3 % à 83,20 dollars et le Brent de 1,36 % à 88,91 dollars, une hausse de plus de 6 % sur la semaine (CNBC).
ANALYSE
Washington, 12 août 2026. Depuis le Bureau ovale, Donald Trump a affirmé lundi que la marine américaine contrôle « à 100 % » le détroit d'Ormuz : « Il est ouvert maintenant. Le seul qui contrôle le détroit d'Ormuz en ce moment, c'est la marine américaine », a-t-il déclaré, ajoutant que les forces américaines ont « dragué tout le détroit » après que l'Iran y a largué des mines. Le président a durci le ton en exigeant une indemnisation de l'Iran « pour toutes les personnes qu'ils ont tuées » par le passé, rapporte The Hill.
Mardi, le commandement central (CENTCOM) a confirmé qu'un hélicoptère MH-60 avait tiré deux missiles Hellfire sur la salle des machines du M/V Vela Nova, un cargo battant pavillon panaméen naviguant dans le golfe d'Oman. Selon le Wall Street Journal, cité par The Hill, un responsable américain affirme que le navire tentait de forcer le blocus imposé par Washington après avoir ignoré des avertissements répétés en faisant route vers un port iranien.
Côté iranien, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi maintient que le détroit ne rouvrira pas tant que les conditions de Téhéran ne seront pas satisfaites, affirmant que l'Iran a « stupéfié le monde entier » dans sa confrontation avec Washington et Israël. Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohsen Rezaei, réclame le dégel des avoirs iraniens gelés à l'étranger, selon Reuters cité par CNBC.
Les marchés pétroliers encaissent ce durcissement : le WTI a grimpé de 1,3 % pour clôturer à 83,20 dollars le baril mardi, le Brent progressant de 1,36 % à 88,91 dollars, une hausse cumulée de plus de 6 % sur la semaine, rapporte CNBC. Le trafic reste très réduit — huit navires seulement ont franchi Ormuz lundi, contre plus de 130 avant les frappes américano-israéliennes du 28 février, selon les données de Kpler citées par la chaîne. Le secrétaire à l'Énergie Chris Wright assure que les exportations via le détroit atteignent 9 millions de barils par jour grâce à la présence militaire américaine.
Sur le canal diplomatique, Bloomberg relaie les propos du ministre pakistanais de la Défense Khawaja Asif, selon qui Washington et Téhéran seraient « proches d'une forme d'arrangement » — Islamabad ayant déjà négocié l'accord intérimaire de juin qui s'était rapidement effondré. Bloomberg note aussi que la surenchère de Trump fait grimper les obligations d'État sur fond de craintes inflationnistes, brouillant les perspectives d'un accord immédiat.
