ANGLE DOMINANT
Islamabad mobilise sa diplomatie pour désamorcer la crise d'Ormuz, tout en encaissant le choc économique d'une flambée pétrolière qui frappe sa Bourse et ses importations.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le ministre de la Défense Khawaja Asif a déclaré à Bloomberg que Washington et Téhéran étaient proches d'« une sorte d'arrangement » sur Ormuz.
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L'indice KSE-100 de la Bourse de Karachi a perdu 1 463,60 points (-0,81 %), repassant sous les 180 000 points, à 179 846,68.
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Les exportations pétrolières via le détroit d'Ormuz avoisinent 9 millions de barils par jour, selon le secrétaire américain à l'Énergie Chris Wright (Daily Times).
ANALYSE
Islamabad, 12 août 2026. Le Pakistan revendique un rôle actif de médiateur dans la crise du détroit d'Ormuz. Le ministre de l'Intérieur Mohsin Naqvi s'est rendu à Téhéran pour rencontrer le président iranien Massoud Pezeshkian et le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, dans le cadre de « l'engagement renouvelé d'Islamabad » pour résoudre l'impasse et relancer des pourparlers bloqués, rapporte The Express Tribune.
Le lendemain, le ministre de la Défense Khawaja Asif a déclaré à Bloomberg que Washington et Téhéran étaient proches d'« une sorte d'arrangement » sur Ormuz, malgré des positions durcies des deux côtés. « Les choses reprennent forme en faveur d'un arrangement de paix ou d'un accord », a-t-il affirmé, évoquant des « signaux » favorables ces derniers jours. Cette médiation survient alors que Donald Trump revendique le contrôle total du détroit par la marine américaine et exige une indemnisation de l'Iran pour les victimes passées des conflits, une condition qui complique, selon The Express Tribune, les efforts de réouverture.
Les cours du pétrole en ont immédiatement pâti : le Brent a grimpé de 1,4 dollar (1,6 %) à 89,12 dollars le baril et le WTI de 1,35 dollar (1,64 %) à 83,48 dollars, après des hausses de plus de 5 % la veille, au plus haut depuis fin juillet, selon The Express Tribune.
Cette flambée frappe directement l'économie pakistanaise : la Bourse de Karachi a chuté pour la deuxième séance consécutive, l'indice KSE-100 perdant 1 463,60 points (-0,81 %) et repassant sous le seuil des 180 000 points, clôturant à 179 846,68. Selon les analystes de KASB KTrade, la prudence des investisseurs reflète l'incertitude persistante sur la durée de la perturbation du détroit.
Le Daily Times rapporte que les exportations pétrolières transitant par Ormuz avoisinent désormais 9 millions de barils par jour, selon le secrétaire américain à l'Énergie Chris Wright, tandis que Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité iranien, maintient que le détroit restera fermé tant que Washington ne changera pas d'approche. Pour Islamabad, dont l'approvisionnement régional en gaz naturel liquéfié transite par cette même route, une résolution rapide du différend reste une priorité stratégique autant que diplomatique.
SOURCES (2)
- The Express TribuneMOYEN
- Daily TimesMOYEN
