ANGLE DOMINANT
Paris mesure le camouflet adressé à un allié historique des États-Unis, quand Washington ménage Kim Jong-un au détriment de Séoul.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Trump a demandé à Hegseth de « réduire considérablement » les exercices « Ulchi Freedom Shield », jugés « coûteux » et « hostiles » (Truth Social, 16 août).
- 02
Le ministère sud-coréen de la Défense affirme que les manœuvres — 18 000 soldats sud-coréens, 28 500 militaires américains stationnés dans le pays — ont débuté « comme prévu ».
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Le président sud-coréen Lee Jae-myung avait proposé samedi à Pyongyang d'ouvrir des discussions pour mettre formellement fin à la guerre de Corée.
ANALYSE
Paris, 17 août 2026. La presse française lit l'annonce de Donald Trump comme un nouveau « camouflet » — le terme revient de 20 Minutes à Le Monde — infligé à un allié historique de Washington. Dimanche 16 août, quelques heures avant le lancement des manœuvres « Ulchi Freedom Shield », le président américain a écrit sur Truth Social avoir demandé au secrétaire à la Défense Pete Hegseth de « réduire considérablement » ces exercices conjoints avec la Corée du Sud, jugés « coûteux » et envoyant un signal « totalement inapproprié et hostile » à une Corée du Nord qu'il décrit, depuis son propre mandat, comme « non menaçante et respectueuse ». Il invoque sa « très bonne relation » avec Kim Jong-un — photo de leur rencontre de 2019 à l'appui — et évoque, plus confusément, le refus de Séoul de s'engager militairement aux côtés de Washington contre l'Iran. Selon L'Express, ces manœuvres devaient inclure des opérations anti-drones, des brouillages de signaux GPS et des simulations de cyberattaques ; sollicité, le Pentagone a renvoyé les questions à la Maison-Blanche, restée sans réponse.
Les rédactions pointent le décalage entre l'annonce et le terrain : le ministère sud-coréen de la Défense assure, lundi, que les manœuvres — onze jours, 18 000 soldats sud-coréens, une partie du contingent américain de 28 500 hommes stationné dans le pays — ont débuté « comme prévu ». Sur place, Le Monde décrit des opérations censées répondre à « l'évolution de la nature de la guerre » sous l'effet du conflit ukrainien, « malgré une surprenante réduction des opérations prévues » — signe que la décision de Trump a bien produit un effet, même limité.
La presse française resitue l'épisode dans une séquence plus large : samedi, le président sud-coréen Lee Jae-myung avait proposé à Pyongyang d'ouvrir des discussions pour mettre formellement fin à la guerre de Corée, offre jusqu'ici repoussée par le Nord. France 24 range l'annonce de Trump dans « la longue liste de camouflets adressés par le président américain à des alliés historiques » depuis son retour à la Maison-Blanche. Aucun média français consulté ne relaie de réaction de l'Élysée ou du Quai d'Orsay : le dossier reste traité, à ce stade, comme une affaire strictement américano-coréenne.
SOURCES (4)
- 20 MinutesMOYEN
- L'ExpressMOYEN
