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En juin 2026, Donald Trump a publiquement reproché à l'Italie de ne pas avoir soutenu les opérations militaires américaines contre l'Iran et de lui avoir refusé l'accès à ses bases, évoquant les sommes considérables dépensées pour l'OTAN sans réciprocité. Il a aussi laissé entendre qu'il pourrait se retirer de l'Alliance et refuser l'aide militaire aux alliés jugés défaillants, tout en confirmant sa présence au sommet prévu à Ankara.
Giorgia Meloni a d'abord choisi de ne pas répondre, avant de démentir le récit selon lequel elle l'aurait « supplié » pour une photo au G7, affirmant que l'Italie « ne mendie jamais ». Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a annulé une visite officielle à Washington, geste diplomatique rare. De son côté, le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte s'est rendu à la Maison-Blanche pour tenter d'apaiser les tensions avant le sommet, données sur la hausse des dépenses de défense européennes à l'appui.
La séquence s'inscrit dans une redéfinition des équilibres atlantiques, accélérée par l'intervention américaine contre l'Iran de février 2026, à laquelle plusieurs alliés européens ont refusé l'accès à leurs bases. En parallèle, une revue de six mois des déploiements américains en Europe a été annoncée et le coût d'une montée en puissance défensive autonome du continent a été estimé à 500 milliards d'euros.
L'interprétation du silence initial de Meloni reste disputée : certains acteurs y voient un calcul stratégique pour préserver les relations bilatérales, d'autres un refus d'endosser la guerre en Iran ou une manœuvre liée aux échéances électorales italiennes. La fiabilité même de Washington comme allié, mesurée par plusieurs enquêtes d'opinion, et l'urgence d'une autonomie défensive européenne demeurent au cœur des désaccords.