ANGLE DOMINANT
Stockholm décrypte la fracture transatlantique : la querelle Trump-Meloni révèle une Alliance atlantique sous tension, pendant qu'une Europe de plus en plus autonome prend ses distances avec Washington.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a accusé l'Italie de ne pas avoir aidé lors de la guerre contre l'Iran, affirmant sur Truth Social : « Pendant des décennies nous les avons défendus, mais quand ça compte vraiment, ils ne sont pas là. »
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Trump a menacé de refuser d'aider des membres de l'OTAN en représailles, tout en confirmant sa participation au sommet de l'OTAN à Ankara le mois prochain (Aftonbladet).
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Selon Svenska Dagbladet, le G7 d'Evian a souligné l'isolement américain, l'UE ayant ouvert le premier paquet de négociations avec l'Ukraine et la Moldavie et pris le leadership diplomatique.
ANALYSE
Stockholm, 25 juin 2026. Ce qui a commencé comme une querelle de protocole autour d'une photo au G7 d'Evian s'est mué, aux yeux de la presse suédoise, en révélateur d'une fracture structurelle au sein de l'Alliance atlantique. Donald Trump a affirmé que Giorgia Meloni « voulait tellement prendre une photo » avec lui et qu'il avait « accepté par pitié ». La cheffe du gouvernement italien a vivement démenti : « Ni moi ni l'Italie ne mendions jamais », a-t-elle répliqué dans une vidéo publiée sur X. L'escalade verbale n'a pas tardé. Trump a réitéré ses attaques sur Truth Social, accusant l'Italie de ne pas avoir « aidé dans la guerre contre l'Iran » et estimant : « Pendant des décennies nous les avons défendus, mais quand ça compte vraiment, ils ne sont pas là pour nous défendre. »
Pour Expressen, le tabloïd à grand tirage, cette brouille illustre une rupture plus ancienne. La complicité initiale entre Trump et Meloni s'était déjà fissurée au printemps, lorsque Meloni avait pris ses distances après les attaques de Trump contre le pape Léon, qui avait critiqué la guerre contre l'Iran. Trump avait alors lancé : « Est-ce que les gens l'aiment ? Je suis choqué par elle. » La tension avait débouché sur l'annulation d'un voyage officiel du ministre italien des Affaires étrangères à Washington. La presse italienne, relayée par Expressen, craint désormais des représailles économiques — des droits de douane punitifs figurent parmi les scénarios envisagés par Rome.
Aftonbladet insiste sur la dimension otanienne du contentieux. Trump a explicitement menacé de refuser d'aider les alliés de l'OTAN qu'il juge insuffisamment solidaires : « Nous avons dépensé tout cet argent. Et quand nous voulons peut-être un peu d'aide en retour, ils disent non. C'est stupide de leur part, car nous pouvons dire la même chose, et peut-être que nous le ferons », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Malgré ces tensions, Trump participera au sommet de l'OTAN à Ankara le mois prochain.
Dagens Nyheter apporte un éclairage intérieur américain : le mécontentement envers Trump monte également au sein du Parti républicain au Sénat. Le sénateur Thom Tillis a déclaré : « Chaque fois que ça arrive, nos chances de conserver la majorité diminuent. » Plusieurs sénateurs républicains ont voté avec les démocrates pour bloquer une reprise de la guerre contre l'Iran, suscitant la fureur de Trump qui a qualifié ce vote de « non significatif » et « mal ciblé ».
C'est Svenska Dagbladet qui adopte l'angle le plus européocentré.
