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WASHINGTON NE RENOUVELLERA PAS L'USMCA : LE COMMERCE NORD-AMÉRICAIN EN SURSIS
Ottawa mesure l'ampleur du recul américain : le non-renouvellement de l'ACEUM place le Canada face à une décennie d'incertitude commerciale, même si l'accord demeure formellement en vigueur.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Ottawa, 3 juillet 2026. La décision américaine de ne pas renouveler l'ACEUM dans sa forme actuelle place le gouvernement Carney en position de défense, soulevant des questions sur l'avenir de la relation commerciale nord-américaine. L'accord reste formellement en vigueur jusqu'en 2036, soumis à des examens annuels, mais son non-renouvellement ouvre une décennie d'incertitude pour les exportateurs canadiens et l'industrie automobile.
Jamieson Greer, représentant américain au commerce, a déclaré mercredi que "les États-Unis n'ont pas accepté de renouveler l'ACEUM dans sa forme actuelle", précisant que l'accord resterait en vigueur "jusqu'à la résolution de ces questions ou jusqu'à la résiliation." L'administration Trump a opté pour des négociations bilatérales distinctes avec Ottawa et Mexico, sur une décennie. Un accord conclu permettrait une prolongation de 16 ans.
Le lendemain, Greer a ciblé les liens économiques du Canada avec la Chine. "Ce que je ne veux pas, c'est une situation où le Canada ferait entrer massivement des investissements et des automobiles chinois pour les envoyer ensuite en Amérique", a-t-il confié à Global News. Ottawa serait ainsi perçu comme un possible maillon de contournement des tarifs américains sur Pékin — accusation que le gouvernement canadien récuse.
Dominic LeBlanc, ministre des relations commerciales Canada–États-Unis, a réaffirmé "le soutien indéfectible du Canada" au pacte. "Dans un contexte d'incertitude économique mondiale, le Canada est un partenaire stable, fiable et de confiance", a-t-il ajouté. L'ACEUM couvre environ 2 500 milliards de dollars d'échanges annuels ; l'accès en franchise de droits pour la majorité des exportations canadiennes reste assuré à court terme.
Les tensions commerciales se reflètent dans les villes frontalières. Les visites canadiennes à Buffalo ont reculé de 13 %, celles à l'Aquarium du Niagara de 50 % par rapport à 2024, et la fréquentation d'Artpark, à Lewiston dans l'État de New York, a chuté d'environ 40 %. Les parcs du Niagara en Ontario n'enregistrent qu'une baisse de 3 % des visiteurs américains — signe que la défiance reste asymétrique.
L'accord avait été négocié par Trump lors de son premier mandat, présenté alors comme "l'un des plus équitables et équilibrés" jamais conclus. Ce retournement crée un paradoxe politique : Washington se désengage d'un texte dont il est l'architecte, invoquant des "lacunes" et des "déficits commerciaux" que sa propre administration avait acceptés en 2018.
Cadrage défensif canadien : le contenu valorise la position d'Ottawa en faveur de l'accord sans détailler les éventuelles concessions que le Canada pourrait envisager.
Préférence pour les voix fédérales : les déclarations du ministre LeBlanc dominent, au détriment des milieux d'affaires canadiens et des provinces.
Faible couverture du contexte mexicain : la réaction du Mexique est quasi absente, ce qui limite l'analyse à la dyade Canada–États-Unis.
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