ANGLE DOMINANT
Riyad cadre l'offensive comme la restauration d'un État légitime face à une « milice terroriste » : l'armée yéménite avance, la coalition la soutient et le Royaume finance le budget.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Dimanche 4 octobre, Rachad al-Alimi a annoncé le début d'opérations militaires pour reprendre le territoire restant de la République, sur décision du Conseil de défense nationale (Asharq Al-Awsat).
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Selon Asharq Al-Awsat, les Houthis ont pris Al-Safiya et Al-Barkani et coupé la route entre Al-Turbah et la ville de Taëz, l'isolant des zones de Lahj et d'Aden.
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Riyad a fourni plus de 224 millions de riyals (59,7 millions de dollars) au budget yéménite, dans un total de plus de 12,6 milliards de dollars d'aide entre 2012 et 2026 (Saudi Gazette).
ANALYSE
Riyad, 5 octobre 2026. Dans la presse saoudienne, l'offensive yéménite est d'abord celle d'un État qui reprend la main. Asharq Al-Awsat rapporte que le président du Conseil présidentiel, Rachad al-Alimi, a annoncé dimanche le début d'opérations militaires "to reclaim the remaining territory of the republic", ce qui marque le passage "from a phase of preparation and mobilization to open military action". La décision, dit-il, a été prise après les procédures nécessaires et sur la base de décisions du Conseil de défense nationale.
Al-Alimi justifie le choix par l'épuisement des occasions de désescalade : l'État a donné à la paix "sufficient time and opportunities", tandis que les Houthis ont répondu par davantage de mobilisation, d'attaques et de menaces contre les civils, les pays voisins et les voies maritimes internationales. Il précise que ce n'est pas une guerre contre les habitants des zones houthies, ni contre une confession ou une tribu. Il leur demande de s'éloigner des positions militaires et des axes d'approvisionnement, et réitère l'amnistie annoncée.
Le porte-parole de la coalition, le général de division Turki al-Maliki, affirme que le commandement conjoint continuera de fournir "full operational support" aux forces yéménites pour "end the Houthi coup". Il énumère les griefs adressés aux Houthis : blocus interne, déplacements forcés, famine, recrutement d'enfants soldats, ainsi que les attaques contre le Royaume, notamment contre Riyad, Abha, Jazan, Najran et Yanbu.
Sur le terrain, Asharq Al-Awsat décrit une pression houthie qui isole Taëz de sa campagne méridionale. Les Houthis auraient pris Al-Safiya et Al-Barkani et coupé la route entre Al-Turbah et la ville. Le journal fait aussi état de gains gouvernementaux à Al-Maqarm et Al-Zakira, repris ensuite par les Houthis, et d'une avancée vers le Jabal al-Jaasha. Des sources de terrain réclament des renforts immédiats.
Le volet financier complète ce récit. Le Programme saoudien de développement et de reconstruction du Yémen fournit plus de 224 millions de riyals (59,7 millions de dollars) pour les dépenses de fonctionnement et les salaires. Saudi Gazette rappelle plus de 12,6 milliards de dollars d'aide entre 2012 et 2026 et 300 projets dans huit secteurs.
