
Dans un entretien à la chaîne allemande Deutsche Welle diffusé samedi 12 septembre 2026, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est dit prêt à rencontrer Vladimir Poutine en marge du sommet du G20, prévu à Miami les 14 et 15 décembre 2026. Le même jour, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, présent à New Delhi pour le sommet des BRICS, a jugé une telle rencontre « impossible » auprès de l'AFP, précisant que Moscou n'avait pas encore tranché sur la participation de Vladimir Poutine au G20 et que le président russe n'envisageait de recevoir Volodymyr Zelensky qu'à Moscou. Kyiv indique par ailleurs se préparer à une reprise en octobre des pourparlers trilatéraux avec la Russie et les États-Unis, après la dernière session tenue à Genève.
Ni le lieu ni la présence de Vladimir Poutine au G20 ne sont arrêtés : le Kremlin dit ne pas encore avoir tranché sa participation au sommet de Miami.
Leur unique rencontre directe remonte au 9 décembre 2019 à Paris, au format Normandie.
Selon Lavrov, Kyiv n'a toujours pas abrogé le décret interdisant tout contact direct avec Poutine.
Witkoff et Kushner ont fait la navette entre Moscou et Kyiv avant un appel Poutine-Trump le 8 septembre.
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Dans un entretien à Deutsche Welle diffusé samedi, Volodymyr Zelensky s'est dit prêt à rencontrer Vladimir Poutine au G20 de Miami en décembre, affirmant qu'ils devaient « se rencontrer, parler et prendre des décisions ».
Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, s'exprimant à l'AFP depuis New Delhi en marge du sommet des BRICS, a qualifié une telle rencontre d'« impossible » le jour même.
Selon Peskov, Moscou n'a pas encore décidé si Vladimir Poutine se rendra au G20 de Miami et le président russe n'envisage de recevoir Volodymyr Zelensky qu'à Moscou.
La partie ukrainienne présente l'offre de Zelensky comme un test de bonne foi encore ouvert, tandis que la partie russe la qualifie d'emblée d'impossible et exige que toute rencontre se tienne sur son propre sol.
La couverture ukrainienne avance des pertes russes mensuelles présentées comme justifiant une position de négociation favorable à Kyiv, tandis que la couverture russe conteste la cohérence de l'offre de Zelensky en rappelant son décret interdisant tout contact officiel avec Poutine.
Alors que Moscou exclut tout site autre que sa capitale, une partie de la presse relaie des enceintes alternatives évoquées par Zelensky (Turquie, Émirats arabes unis, Suisse) en plus du G20 de Miami.
ANGLE DOMINANT
Helsinki décrypte l'offre de Zelensky et le refus du Kremlin comme un nouvel épisode d'une diplomatie de posture, où le choix du lieu — Miami, Moscou ou Genève — vaut autant que le fond des négociations.
POINTS CLES
ANALYSE
Helsinki, 14 septembre 2026. À quelques kilomètres de la frontière russe, la presse finlandaise rapporte avec minutie le nouvel épisode d'un dialogue de sourds diplomatique entre Kyiv et Moscou. Dans un entretien à la chaîne allemande Deutsche Welle diffusé samedi, Volodymyr Zelensky a affirmé être prêt à rencontrer Vladimir Poutine en marge du sommet du G20 à Miami, en décembre, si les deux dirigeants y sont invités. « Oui, bien sûr. Nous devons venir. Nous devons nous rencontrer, discuter et prendre des décisions », a-t-il déclaré, selon Iltalehti.
La réponse du Kremlin n'a pas tardé. Depuis New Delhi, où il accompagne Poutine au sommet des BRICS, le porte-parole Dmitri Peskov a jugé la rencontre « impossible » auprès de l'AFP, tout en précisant que Moscou n'avait pas encore tranché sur la participation de Poutine au G20. Le seul lieu envisagé par le Kremlin reste Moscou : « Nous sommes prêts à le recevoir à Moscou », a répété Peskov. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a enfoncé le clou samedi, rappelant qu'une invitation avait déjà été envoyée à Zelensky : « S'il veut se rencontrer, qu'il vienne. »
Zelensky a lui-même écarté cette option : « Il [Poutine] peut venir à Kyiv. Je ne peux pas aller à Moscou, alors que mon pays est visé chaque jour par des missiles et des attaques. Je ne peux pas aller dans la capitale de ce terroriste. » Helsingin Sanomat rappelle que Poutine avait déjà décliné une proposition similaire en juin.
Au-delà du duel de communiqués, la presse finlandaise signale que Kyiv se prépare à une reprise, en octobre, des pourparlers trilatéraux avec la Russie et les États-Unis — la dernière session remontant à février, à Genève. Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner se sont rendus cette semaine à Moscou puis à Kyiv, une première depuis février. Helsingin Sanomat note aussi que Narendra Modi et Xi Jinping, rencontrés par Poutine en marge des BRICS à New Delhi, ont proposé leur médiation, accueillie « positivement » selon Peskov cité par l'agence Tass.
Pour la presse finlandaise, la question du lieu — Miami, Moscou ou Genève — cristallise autant l'impasse politique que le fond des négociations à venir.
ANGLE DOMINANT
Paris décrypte l'offre de Zelensky comme un test adressé à Moscou plutôt qu'une vraie ouverture, le refus immédiat du Kremlin confirmant que Miami restera un rendez-vous manqué.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 14 septembre 2026. La presse française retient d'abord la mécanique du refus : une offre publique côté ukrainien, suivie d'une fin de non-recevoir immédiate côté russe. Dans un entretien à la chaîne allemande Deutsche Welle diffusé vendredi 11 septembre, Volodymyr Zelensky s'est dit prêt à rencontrer Vladimir Poutine lors du sommet du G20 à Miami en décembre. « Oui, bien sûr. Nous devons venir. Nous devons nous rencontrer, parler et prendre des décisions », a-t-il déclaré, avant d'ajouter : « Ce ne sont pas les mots qui comptent. (...) Seul le résultat compte. »
La réponse du Kremlin, rapportée samedi par l'AFP depuis New Delhi où Dmitri Peskov accompagne Vladimir Poutine au sommet des BRICS, ne laisse guère de place au doute : « C'est impossible. » Le porte-parole russe répète l'exigence de Moscou, qui n'envisage une rencontre qu'à Moscou même. Il précise par ailleurs que la participation de Vladimir Poutine au G20 de Miami n'est elle-même pas tranchée : « Nous ne savons pas encore si nous irons à Miami ou non », a-t-il déclaré à l'agence TASS. Le conseiller diplomatique Iouri Ouchakov confirme à Izvestia que la question « n'a pas été discutée ».
Les titres français replacent cette passe d'armes dans le contexte d'une diplomatie américaine relancée : les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner se sont rendus à Moscou puis à Kiev le week-end précédent, un déplacement salué par Zelensky comme « un bon signal » et « une marque de respect envers notre peuple ». Washington, qui préside le G20 cette année, avait déjà accueilli début septembre le ministre russe des Finances Anton Silouanov à une réunion du G20 en Caroline du Nord, provoquant un « malaise » parmi les alliés européens de l'Ukraine. Moscou a par ailleurs annoncé l'envoi de responsables à une réunion du G20 consacrée à l'énergie, la semaine prochaine à Houston.
Cette séquence diplomatique se lit néanmoins en France à l'aune de la guerre qui continue sur le terrain : samedi, la Russie a lancé 410 drones d'attaque contre l'Ukraine, dont 336 abattus par la défense aérienne ; des frappes nocturnes ont fait quatre morts, dont deux employés d'une usine ArcelorMittal à Kryvyï Rig. L'offre de Miami apparaît ainsi, aux yeux de la presse française, moins comme une avancée que comme un coup diplomatique dont l'issue reste suspendue à la seule volonté de Moscou.
ANGLE DOMINANT
Budapest décrypte l'impasse de Miami comme la preuve que la diplomatie ukraino-russe reste bloquée sur le protocole du lieu, plus que sur le fond des discussions.
POINTS CLES
ANALYSE
Budapest, 14 septembre 2026. À Budapest, la presse résume en une phrase l'état de la diplomatie ukraino-russe : tout le monde dit vouloir parler, personne ne s'entend sur le lieu. Samedi, à New Delhi où il accompagnait Vladimir Poutine au sommet des BRICS, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a jugé « impossible » une rencontre entre le président russe et Volodimir Zelensky au sommet du G20 de Miami en décembre. Moscou, a-t-il précisé, n'a même pas encore tranché si Poutine se rendra à ce sommet, et n'envisage une rencontre qu'à Moscou même.
L'annonce répond à une interview accordée le même jour par Zelensky à la chaîne allemande Deutsche Welle, dans laquelle le président ukrainien s'est dit prêt à rencontrer Poutine à Miami : « Nous devons nous rencontrer, nous devons parler, nous devons prendre des décisions », a-t-il déclaré.
Les médias hongrois 444 et HVG rappellent que ce blocage sur le lieu n'est pas nouveau. En 2025, Zelensky avait proposé un sommet trilatéral avec les États-Unis à Istanbul ; Poutine avait refusé de s'y rendre, n'envoyant qu'une délégation de rang subalterne. À l'automne, Poutine avait à son tour proposé Moscou comme lieu de rencontre, une offre que Kyiv avait rejetée, exigeant que le président russe se déplace lui-même à Kyiv. Depuis, Kyiv répète que des raisons de sécurité et de principe excluent tout déplacement de Zelensky à Moscou.
En marge du sommet des BRICS, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a affirmé, selon l'agence TASS, que la Russie était prête à négocier avec Kyiv sans pour autant suspendre ses opérations militaires. « La bonne volonté existe au sein du gouvernement russe », a-t-il assuré, ajoutant que l'invitation à se rendre à Moscou constituait en elle-même « un geste énorme » de la part de la Russie.
Budapest note aussi que Kyiv prépare une reprise en octobre des discussions trilatérales avec Washington et Moscou, après la session de Genève, tandis que Donald Trump juge « fantastique » son récent échange téléphonique avec Poutine et n'exclut pas un sommet tripartite. Pour la presse hongroise, ce ballet diplomatique illustre moins une avancée vers la paix qu'une négociation sur les symboles, chaque camp cherchant à faire porter à l'autre le poids du déplacement.
ANGLE DOMINANT
Varsovie mesure le fossé entre l'offre publique de Volodymyr Zelensky et la prudence calculée du Kremlin sur une éventuelle rencontre au G20 de Miami.
POINTS CLES
ANALYSE
Varsovie, 14 septembre 2026. Varsovie mesure le fossé entre l'offre publique de Volodymyr Zelensky et la prudence calculée du Kremlin. Dans un entretien accordé samedi à la chaîne allemande Deutsche Welle, le président ukrainien a affirmé être prêt à rencontrer Vladimir Poutine lors du sommet du G20, prévu à Miami les 14 et 15 décembre 2026. « Bien sûr. Nous devons y aller. Nous devons nous rencontrer, parler et prendre des décisions », a-t-il déclaré, interrogé sur sa présence si Poutine s'y rendait également. Zelensky a posé une seule condition : que son homologue russe participe en personne au sommet. Il a ajouté que le contenu des échanges importait peu — « ce qu'il me dira ou ce que je veux lui dire n'a pas d'importance. Seuls comptent les résultats » — et jugé que Kyiv négocie aujourd'hui en meilleure position qu'il y a un an.
Côté russe, la presse polonaise relève une réponse nettement plus évasive que ne le suggère l'entretien ukrainien. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a indiqué samedi : « Nous ne savons pas encore si nous irons à Miami. » Son conseiller diplomatique Iouri Ouchakov avait, plus tôt le même jour, précisé que la question de la participation personnelle de Poutine au G20 « n'avait même pas été discutée » à Moscou. Aucun refus formel, donc, mais aucun engagement non plus.
Les médias polonais rappellent que Poutine n'a assisté en personne à aucun sommet du G20 depuis 2019, et que la dernière rencontre directe entre les deux présidents remonte au 9 décembre 2019 à Paris, lors du sommet du format normand, en présence d'Angela Merkel et Emmanuel Macron — consacré alors au Donbass. Depuis, les contacts au plus haut niveau sont restés quasi inexistants.
Autre élément relevé : en août, le ministre russe des Finances Anton Siluanov a participé, sur invitation américaine, à une réunion des ministres des Finances du G20 à Asheville, en Caroline du Nord — une présence qui avait suscité l'agacement des délégations européennes. Pour Varsovie, ce précédent illustre la difficulté d'anticiper un éventuel déplacement de Poutine à Miami : aucune date de reprise de contact direct n'est confirmée, et l'annonce d'un lieu et d'un calendrier ne garantit en rien la présence du principal intéressé.
ANGLE DOMINANT
Lisbonne relaie sans détour le refus du Kremlin, calquant sa couverture sur la dépêche AFP publiée depuis New Delhi plutôt que sur une lecture nationale du dossier.
POINTS CLES
ANALYSE
Lisbonne, 14 septembre 2026. La presse portugaise reprend quasiment mot pour mot la dépêche de l'Agence France-Presse : « C'est impossible », a tranché samedi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, interrogé à New Delhi, où il accompagne Vladimir Poutine au sommet des BRICS. RTP Notícias et SAPO Notícias publient le même récit, sans commentaire ajouté — une couverture calquée sur le fil international plutôt que sur une lecture nationale du dossier.
Le point de départ est une interview accordée par Volodymyr Zelensky à la chaîne allemande Deutsche Welle, dans laquelle le président ukrainien se dit prêt à rencontrer Vladimir Poutine lors du sommet du G20 prévu à Miami en décembre. Interrogé sur l'hypothèse d'un tête-à-tête si les deux dirigeants étaient invités, il répond sans détour : « Oui, bien sûr. Nous devons y aller. Nous devons nous rencontrer, parler et prendre des décisions. » Seuls les résultats comptent, ajoute-t-il, pas les mots échangés.
Côté russe, la fin de non-recevoir est immédiate mais nuancée. Peskov réaffirme l'exigence de Moscou : toute rencontre ne pourrait se tenir qu'à Moscou même. Il précise, après avoir cité l'agence Tass, que la participation de Poutine au G20 de Miami n'est elle-même pas encore arrêtée : « Nous ne savons pas encore si nous irons ou non à Miami. »
Les titres portugais relient l'épisode aux efforts diplomatiques relancés par Washington, « depuis longtemps dans l'impasse » selon leurs termes. Ils rappellent la visite à Moscou et à Kyiv, le week-end précédent, des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner — un « bon signal », selon Zelensky — ainsi qu'un appel entre Poutine et Donald Trump que le Kremlin a qualifié de conversation « d'une extrême franchise ».
Aucun des articles disponibles ne développe la piste des pourparlers tripartites annoncés pour octobre entre Kyiv, Washington et Moscou après la session de Genève. La lecture lisboète reste centrée sur le duel de communiqués Miami-Moscou, sans élargir au calendrier des négociations ni au contexte militaire sur le terrain.
ANGLE DOMINANT
Moscou écarte toute rencontre à Miami et pose sa capitale comme seul lieu possible d'un sommet Poutine-Zelensky, dénonçant au passage l'incohérence du dirigeant ukrainien sur le Donbass.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 14 septembre 2026. Le Kremlin écarte sans détour l'idée d'un sommet à Miami. Interrogé samedi 12 septembre 2026 par l'AFP sur une éventuelle rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky en marge du G20 de décembre, le porte-parole présidentiel Dmitri Peskov a répondu : « C'est impossible ». Il a rappelé la position constante de Moscou : si le dirigeant ukrainien veut rencontrer son homologue russe, la rencontre ne peut avoir lieu qu'à Moscou.
La participation même de Vladimir Poutine au sommet reste incertaine. « Nous ne savons pas encore si nous irons à Miami », a précisé Dmitri Peskov, cité par Interfax. Son collègue Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique du président russe, est allé plus loin en affirmant que la question de la présence de Vladimir Poutine à Miami « n'a même pas été discutée » à Moscou, malgré un précédent geste d'ouverture d'avril, lorsque le Kremlin avait évoqué un possible déplacement après une suggestion de Donald Trump.
En marge du sommet des BRICS à New Delhi, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a durci le ton contre le chef de l'État ukrainien, lui reprochant de « ne pas être présent dans son propre pays », alors que « la direction russe a suffisamment à faire chez elle ». Selon lui, une venue de Volodymyr Zelensky à Moscou constituerait déjà « un geste de bonne volonté énorme », puisque le dirigeant ukrainien n'a toujours pas abrogé son décret interdisant tout contact direct avec Vladimir Poutine.
Côté ukrainien même, la sortie de Volodymyr Zelensky suscite le scepticisme. Interrogée par RIA Novosti, l'historienne Marta Havrichko a jugé la position de Kiev « absurde », pointant l'incohérence d'un dirigeant qui refuse toute concession sur le Donbass tout en réclamant un tête-à-tête avec Vladimir Poutine : « Il pense que l'Ukraine est en position favorable. Qu'est-ce qu'il compte accepter là-bas ? »
Ce bras de fer diplomatique s'inscrit dans un contexte plus large : un appel téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump a eu lieu mardi 8 septembre 2026, tandis que l'émissaire américain Steve Witkoff et l'homme d'affaires Jared Kushner ont, début septembre, effectué la navette entre Moscou et Kiev. Le sommet du G20 se tiendra les 14 et 15 décembre à Miami.
ANGLE DOMINANT
Singapour scrute la mécanique diplomatique du G20 de Miami, entre offre de rencontre de Zelensky et calendrier américain resserré
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, 14 septembre 2026. Place financière mondiale rompue aux arbitrages entre grandes puissances, la cité-État scrute la mécanique diplomatique qui se noue autour du sommet du G20, prévu en décembre à Miami. Selon les récits concordants du Straits Times et de Channel News Asia, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confié à la chaîne allemande Deutsche Welle, dans un entretien diffusé samedi, qu'il se tenait prêt à rencontrer Vladimir Poutine en marge du sommet si les deux dirigeants y étaient conviés. « We have to come. We have to meet, to speak, and make decisions. It’s not about words. What I will tell him or what he wants to tell me, it doesn’t matter », a-t-il déclaré, ajoutant que seul le résultat comptait.
La presse singapourienne inscrit cette offre dans un calendrier américain resserré. Washington, qui assure la présidence 2026 du G20 — bloc de 19 pays plus l'Union européenne et l'Union africaine —, a dépêché ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner à Moscou le week-end précédent, tandis que Donald Trump et Vladimir Poutine se sont entretenus par téléphone cette semaine, un échange que le Kremlin a qualifié d'« extrêmement franc » et constructif. Les deux titres notent que Moscou a déjà envoyé son ministre des Finances à une réunion du G20, un geste ayant suscité un malaise chez certains alliés de Kyiv, et qu'un diplomate russe a indiqué samedi que Moscou enverrait aussi des représentants à une réunion du G20 sur l'énergie à Houston la semaine prochaine.
Pour Singapour, petite économie ouverte dont la prospérité dépend de la stabilité des circuits commerciaux et énergétiques mondiaux, ce ballet de rencontres — même incertaines — vaut d'abord comme indicateur de température géopolitique avant un sommet multilatéral majeur. Les articles rappellent aussi que Zelensky, tout en tendant la main, a réclamé davantage de missiles intercepteurs face à l'intensification des frappes russes, signe que l'offre diplomatique ne suspend pas l'effort militaire. Aucun des deux textes ne rapporte de citation directe d'un porte-parole russe sur l'hypothèse d'une rencontre à Miami ; l'accent reste porté sur l'agenda et les intermédiaires américains.
ANGLE DOMINANT
Kyiv dissocie l'offre de rencontre affichée par Volodymyr Zelensky au G20 de Miami du calendrier réel des négociations, pariant sur la reprise en octobre des pourparlers trilatéraux avec Washington plutôt que sur un sommet que Moscou vient de qualifier d'« impossible ».
POINTS CLES
ANALYSE
Kyiv, lundi 14 septembre 2026. À Kyiv, l'offre de Volodymyr Zelensky de rencontrer Vladimir Poutine au sommet du G20 de Miami en décembre est présentée comme une démonstration de disponibilité, pas comme un pari sur son succès immédiat. Dans l'entretien accordé à la chaîne allemande DW, le président ukrainien a été direct : « Yes, of course. We have to come. We have to meet, talk, and make a decision. » Il a insisté sur le fond plutôt que la forme : « It's not about words... Results matter. That's it. » Ce serait la première rencontre directe entre les deux hommes depuis Paris, en décembre 2019, sous le format Normandie.
La réponse du Kremlin, tombée le même jour, confirme la lecture prudente de Kyiv. Interrogé par l'AFP en marge du sommet des BRICS à New Delhi, le porte-parole Dmitri Peskov a tranché : « Il est impossible » qu'une telle rencontre ait lieu, ajoutant que Vladimir Poutine n'est prêt à recevoir Volodymyr Zelensky qu'à Moscou. Un conseiller de Poutine, Iouri Ouchakov, a même indiqué à la presse russe que la participation du président russe au G20 de Miami, prévu les 14 et 15 décembre dans un complexe golfique appartenant à Donald Trump, n'avait pas encore été discutée en interne.
Pour la presse ukrainienne, ce double refus — le lieu, la présence même — ne clôt rien : il replace le dossier dans le format qui compte réellement, les discussions trilatérales avec Washington. Kyiv indique se préparer à une reprise en octobre de ces pourparlers à trois, après la session tenue à Genève, et attend une délégation américaine dès fin septembre pour évoquer énergie et sécurité alimentaire. La visite récente à Kyiv des émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner est qualifiée de « bon signe » par Volodymyr Zelensky.
Le président ukrainien adosse sa disponibilité diplomatique à un rapport de force qu'il juge favorable : la Russie perdrait plus de 30 000 hommes par mois pour des gains marginaux sur le front, tout en produisant 140 missiles balistiques mensuels — contre les 100 à 120 intercepteurs Patriot que Kyiv réclame pour l'hiver. Autant d'éléments qui, pour la presse locale, justifient de négocier depuis une position jugée forte, plutôt que par faiblesse.
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