ANGLE DOMINANT
Paris décrypte l'offre de Zelensky comme un test adressé à Moscou plutôt qu'une vraie ouverture, le refus immédiat du Kremlin confirmant que Miami restera un rendez-vous manqué.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Dmitri Peskov, depuis New Delhi, a jugé « impossible » une rencontre Poutine-Zelensky au G20 de Miami, n'envisageant une rencontre qu'à Moscou
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Le Kremlin n'a pas encore décidé de la participation de Vladimir Poutine au G20 : « Nous ne savons pas encore si nous irons à Miami ou non », selon Peskov à TASS
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Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner se sont rendus à Moscou puis à Kiev le week-end précédant l'entretien de Zelensky à Deutsche Welle
ANALYSE
Paris, 14 septembre 2026. La presse française retient d'abord la mécanique du refus : une offre publique côté ukrainien, suivie d'une fin de non-recevoir immédiate côté russe. Dans un entretien à la chaîne allemande Deutsche Welle diffusé vendredi 11 septembre, Volodymyr Zelensky s'est dit prêt à rencontrer Vladimir Poutine lors du sommet du G20 à Miami en décembre. « Oui, bien sûr. Nous devons venir. Nous devons nous rencontrer, parler et prendre des décisions », a-t-il déclaré, avant d'ajouter : « Ce ne sont pas les mots qui comptent. (...) Seul le résultat compte. »
La réponse du Kremlin, rapportée samedi par l'AFP depuis New Delhi où Dmitri Peskov accompagne Vladimir Poutine au sommet des BRICS, ne laisse guère de place au doute : « C'est impossible. » Le porte-parole russe répète l'exigence de Moscou, qui n'envisage une rencontre qu'à Moscou même. Il précise par ailleurs que la participation de Vladimir Poutine au G20 de Miami n'est elle-même pas tranchée : « Nous ne savons pas encore si nous irons à Miami ou non », a-t-il déclaré à l'agence TASS. Le conseiller diplomatique Iouri Ouchakov confirme à Izvestia que la question « n'a pas été discutée ».
Les titres français replacent cette passe d'armes dans le contexte d'une diplomatie américaine relancée : les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner se sont rendus à Moscou puis à Kiev le week-end précédent, un déplacement salué par Zelensky comme « un bon signal » et « une marque de respect envers notre peuple ». Washington, qui préside le G20 cette année, avait déjà accueilli début septembre le ministre russe des Finances Anton Silouanov à une réunion du G20 en Caroline du Nord, provoquant un « malaise » parmi les alliés européens de l'Ukraine. Moscou a par ailleurs annoncé l'envoi de responsables à une réunion du G20 consacrée à l'énergie, la semaine prochaine à Houston.
Cette séquence diplomatique se lit néanmoins en France à l'aune de la guerre qui continue sur le terrain : samedi, la Russie a lancé 410 drones d'attaque contre l'Ukraine, dont 336 abattus par la défense aérienne ; des frappes nocturnes ont fait quatre morts, dont deux employés d'une usine ArcelorMittal à Kryvyï Rig. L'offre de Miami apparaît ainsi, aux yeux de la presse française, moins comme une avancée que comme un coup diplomatique dont l'issue reste suspendue à la seule volonté de Moscou.
SOURCES (7)
- 20 MinutesMOYEN
- Sud OuestMOYEN
- L'ObsMOYEN
- BFMTVMOYEN
- LibérationMOYEN
- La TribuneMOYEN
