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Riyad a connu samedi sa première alerte aérienne depuis l'escalade avec les houthistes, qui tiennent Bab al-Mandab et bloquent les pétroliers saoudiens. Le Pakistan, lié au royaume par un pacte de défense, promet de le défendre « physiquement » ; la Chine a demandé en privé à l'Iran de retenir les houthistes, tandis que Donald Trump se limite, selon CBS News, à une aide en renseignement.
Le département d'État a approuvé jeudi la vente éventuelle de 48 F-35A et de leurs moteurs à l'Arabie saoudite, pour 24,3 milliards de dollars ; le Congrès doit encore l'examiner. Washington assure que l'équilibre militaire régional ne changera pas, alors qu'Israël, seul exploitant du F-35 au Moyen-Orient, avait exprimé de fortes réserves et que des analystes du renseignement américain redoutent une fuite de la technologie vers la Chine.
La coalition dirigée par l'Arabie saoudite annonce treize civils blessés et sept maisons endommagées par des tirs houthistes sur Khamis Mushait, Abha et Taïf ; son porte-parole, le général Turki Al-Malki, invoque l'article 51 de la Charte des Nations unies. Dans le même temps, le trafic maritime s'effondre dans le détroit d'Ormuz et la réunion prévue entre l'Iran et des États du Golfe a été reportée à la demande de Riyad. Au Yémen, les houthistes ont pris le port de Mokha puis l'île de Mayyoun.
Le 11 septembre, l'armée israélienne a fait exploser un réseau de tunnels du Hezbollah dans le Sud-Liban, une détonation enregistrée comme un séisme de magnitude 4,1, et se dit prête à de nouvelles frappes. À Gaza, une frappe sur une habitation a tué une famille de quatre personnes, dont deux enfants, selon des sources médicales palestiniennes ; Israël annonce avoir tué le commandant de la brigade du Hamas de Khan Younès. Les pourparlers israélo-libanais prévus à Rome sont reportés à octobre.
Le commandement central américain a détruit cinq pétroliers iraniens le 8 septembre, en riposte à deux tirs balistiques contre un navire de guerre. L'Iran a visé la base d'Al-Azraq en Jordanie, qui affirme avoir intercepté 18 des 20 missiles, puis revendiqué des attaques contre des navires dans le détroit d'Ormuz, où un marin a été tué et un autre porté disparu. Le Brent a franchi 100 dollars, une première depuis juillet.
Mardi 8 septembre, douze pays — le Royaume-Uni, la France, le Canada et neuf États européens — ont annoncé vouloir interdire le commerce avec les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée, que le ministre britannique Ed Miliband a associées à un « nettoyage ethnique ». Deux heures plus tard, Israël ordonnait la fermeture du consulat britannique de Jérusalem-Est, le départ de diplomates et l'interdiction d'entrée de douze Britanniques. Washington a fait savoir qu'il ne suivrait pas.
Cinquième jour d'escalade autour d'Ormuz : l'Iran frappe des bases américaines situées au Koweït et aux Émirats — des États du Golfe eux-mêmes — et une vingtaine de vols civils émiratis sont perturbés. Le Qatar condamne, Oman écarte le péage voulu par Téhéran, et Washington annonce avoir coupé le contact tout en évoquant un embargo.
Après un mois d'accalmie pendant lequel Washington avait porté son effort sur une guerre économique, les forces américaines ont frappé le 31 août 2026 des lance-missiles sur une île du détroit d'Ormuz. Téhéran a riposté contre deux bases américaines en Jordanie et des cibles aux Émirats arabes unis, qui parlent d'« escalade dangereuse ». Un pétrolier a été touché par trois projectiles dans le couloir sud du détroit, un superpétrolier saoudien intercepté. Le Brent est monté autour de 91 dollars.
Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a annoncé une campagne destinée à faire s'effondrer l'économie iranienne, résumée par une injonction aux autres capitales : être avec Washington ou contre lui. Téhéran qualifie cette guerre économique de violation du droit international et menace d'une réponse militaire. Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz recule.
Donald Trump a menacé de bombarder Oman, pays allié des États-Unis, au moment où expirait le mémorandum encadrant la confrontation avec l'Iran et où Téhéran annonçait une escalade autour d'Ormuz. Mascate sert depuis quinze ans de canal entre Washington et Téhéran. Douze pays couvrent la séquence : le Golfe y lit un avertissement sur ce que vaut le statut d'allié, quand le Nigeria et Singapour la lisent au prix du baril.
Jared Kushner, envoyé de Donald Trump, a rencontré le 16 août une délégation du Hamas à El-Alamein, en Égypte, avant de se rendre en Israël pour y voir Benjamin Netanyahou. Les discussions portent sur le désarmement et sur la feuille de route en quinze points pour l'après-guerre à Gaza. Six pays couvrent la séquence ; l'Égypte, où la rencontre a lieu, et le Qatar, médiateur historique, n'y sont représentés que par un seul titre chacun.
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