
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Entre le 14 et le 16 septembre 2026, le trafic maritime s'effondre dans le détroit d'Ormuz et les prix du pétrole et des carburants atteignent des niveaux inédits depuis le début du conflit, avec un baril au-delà de 100 dollars et des records de prix à la pompe dans plusieurs pays.
Durant la même semaine, les forces houthistes intensifient leurs actions militaires : frappes de missiles balistiques et de drones contre le territoire saoudien, et nouvelles prises de position sur le littoral yéménite de la mer Rouge, à proximité du détroit de Bab el-Mandeb.
La marine des Gardiens de la révolution iraniens attribue l'avarie du supertanker à des mines navales heurtées au sud du détroit d'Ormuz, tandis que le CENTCOM américain, dont la version est reprise par la presse saoudienne et britannique, l'attribue à un missile iranien suivi d'un drone.
La critiquent
La coalition arabe affirme avoir intercepté mardi un drone houthiste visant La Mecque, une seconde tentative de ce type depuis 2017 selon son porte-parole, tandis que le bureau politique houthiste dément le lendemain toute tentative de ce genre.
Soutiennent cette lecture
La critiquent
Une partie de la presse régionale qualifie les frappes houthistes de terroristes et les condamne comme une agression contre l'Arabie saoudite, tandis que la presse iranienne présente la crise du détroit d'Ormuz comme la conséquence d'une agression américano-israélienne, sans mentionner de rôle houthiste.
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La critiquent
ANGLE DOMINANT
Canberra mesure cette escalade du Golfe à l'aune du prix du baril : les frappes houthistes contre les villes saoudiennes poussent le pétrole au-dessus des 100 dollars américains, une flambée que les médias australiens convertissent d'emblée en coût pour l'automobiliste national.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 16 septembre 2026. L'Australie mesure d'abord ce nouvel épisode du conflit du Moyen-Orient à l'aune de son prix à la pompe : SBS News souligne que les attaques houthistes contre les infrastructures pétrolières saoudiennes ont fait grimper le baril au-dessus du seuil des 100 dollars américains, soit environ 140 dollars australiens. Pour une économie qui importe l'essentiel de son carburant raffiné, ce basculement n'est pas un détail lointain.
Sur le terrain, la coalition arabe menée par Riyad a promis mardi de réagir « fermement » après une série de tirs de missiles balistiques et de drones qui ont blessé treize civils dans le sud du royaume. Les Houthis ont revendiqué une attaque « à grande échelle », menée avec « des dizaines de missiles balistiques et de drones », contre la base aérienne du roi Khaled à Khamis Mushait ; la coalition a confirmé des frappes la veille sur Khamis Mushait, Abha et Taïf. Un habitant de Khamis Mushait a raconté à l'AFP avoir entendu « des explosions intenses » ayant provoqué des incendies « pendant longtemps » : « Honnêtement, nous n'avons pas pu dormir du tout. »
ABC News rapporte que la coalition a intercepté mardi un drone visant La Mecque avant qu'il n'entre dans l'espace aérien interdit entourant les lieux saints — une première alerte d'urgence pour le site depuis le début de la guerre régionale. Le porte-parole Turki al-Malki a qualifié mercredi la sécurité des deux villes saintes de « ligne rouge » et promis des mesures de dissuasion. Des alertes de sécurité ont été déclenchées mardi à La Mecque, Djeddah et Taïf.
Le récit australien relie ces frappes à la prise, la semaine passée, du littoral yéménite de la mer Rouge et du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthis, décrite comme un coup sévère porté à des forces gouvernementales déjà affaiblies, alors même que le détroit d'Ormuz, plus au nord, s'étouffe sous la guerre plus large entre Washington et Téhéran. Un raid houthiste lundi dans l'ouest du Yémen a tué huit soldats gouvernementaux, selon deux sources militaires. Riyad chercherait par ailleurs l'appui continu de l'Égypte face à l'escalade en mer Rouge.
Pour Canberra, dépendante des routes maritimes et des cours mondiaux du brut, la convergence entre offensive houthiste, riposte saoudienne et flambée pétrolière pèse directement sur le budget des ménages, bien avant tout calcul diplomatique sur Ormuz.
ANGLE DOMINANT
Dhaka s'alarme du risque grandissant qui pèse sur La Mecque et sur les grands axes maritimes du Golfe, deux artères vitales pour les pèlerins et les travailleurs bangladais expatriés.
POINTS CLES
ANALYSE
Dhaka, 16 septembre 2026. Pour la presse bangladaise, l'information qui domine n'est pas seulement l'effondrement du trafic dans le détroit d'Ormuz, mais la menace directe qui plane désormais sur La Mecque, ville sainte vers laquelle des millions de pèlerins bangladais se rendent chaque année. TBS Top News et le Daily Star rapportent que les défenses aériennes saoudiennes ont intercepté, mardi soir à 18h50 heure locale, un drone houthiste au sud de la ville avant qu'il n'entre dans l'espace aérien interdit. Le porte-parole de la coalition, le général Turki Al-Malki, a qualifié la tentative de « ligne rouge », précisant qu'il s'agissait de la deuxième tentative de ce type visant La Mecque depuis un tir de missile balistique en 2017. Les Houthis ont démenti avoir visé la ville, un responsable de leur bureau politique, Mohammed al-Farah, parlant d'un « pur mensonge » relayé par l'agence SABA.
Ce communiqué intervient après une semaine d'attaques qui ont blessé treize civils lundi à Khamis Mushait, Abha et Taïf, et plus de soixante-dix personnes au total sur la semaine précédente, femmes et enfants compris. Riyad a averti qu'elle réagirait « fermement » pour protéger sa souveraineté.
Sur le plan maritime, la prise du port de Mokha puis de l'île de Mayyoun par les Houthis, qui contrôlent désormais l'ensemble de la façade rouge du Yémen, fait basculer les exportations pétrolières saoudiennes vers Bab al-Mandeb au moment même où le détroit d'Ormuz est quasi paralysé par la guerre entre Washington et Téhéran. L'agence onusienne des migrations recense 93 864 déplacés depuis la reprise des combats en juillet. Le prince héritier Mohammed ben Salmane, reçu au Caire par le président Abdel Fattah al-Sissi, a appelé à « garantir la liberté et la sécurité de la navigation » dans les deux détroits ; la présidence égyptienne rappelle que le canal de Suez, dont dépendent les recettes du Caire, subit lui aussi la crise. Selon la presse américaine citée par le Daily Star, Riyad avait demandé en vain une intervention directe du président Donald Trump.
ANGLE DOMINANT
Brasília mesure d'abord la facture pétrolière : le report de la réunion du Golfe et l'escalade houthiste font grimper le brut et le diesel américain, un signal direct pour un pays qui dépend du fret maritime pour son commerce agricole.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 16 septembre 2026. Pour la presse brésilienne, l'indicateur le plus lisible de la crise du Golfe reste le prix du baril. Selon l'Agência Brasil, le pétrole brut a bondi de plus de 3 % lundi 14 septembre 2026, à la réouverture des marchés après le week-end, tandis qu'aux États-Unis le diesel au détail a atteint un record, dépassant 6,23 dollars le gallon.
Cette flambée suit l'annonce du report de la réunion qui devait rassembler, à Salalah, en Oman, l'Iran et les six pays du Conseil de coopération du Golfe pour discuter de la gestion temporaire de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Le chef de la diplomatie omanaise, Badr Albusaidi, a expliqué que la rencontre avait été « ajournée au nom du consensus », selon la Folha. Téhéran affirme que ce report a été demandé par Ryad. Le Bahreïn, qui préside actuellement le CCG et compte parmi les États du Golfe les plus touchés par les représailles iraniennes, avait annoncé samedi 12 septembre 2026 qu'il ne participerait pas ; l'Irak devait lui aussi être présent.
ANGLE DOMINANT
Berne mesure la crise du détroit à l'aune de ses propres repères : les experts suisses cités par la presse locale traduisent la marée noire d'Ormuz en unités familières — la surface du lac Léman — et documentent une Arabie saoudite prise en étau entre trois fronts militaires.
POINTS CLES
ANALYSE
Berne, 16 septembre 2026. La presse suisse aborde la crise du détroit d'Ormuz par deux angles distincts mais complémentaires : le coût écologique de la guerre pétrolière et l'étau stratégique qui se referme sur l'Arabie saoudite.
SRF News rapporte que plusieurs pétroliers endommagés par des mines marines ou des tirs de roquettes ont laissé s'échapper du pétrole dans le détroit d'Ormuz et au large de la côte sud d'Oman. Greenpeace évoque cinq nappes distinctes, dont l'une couvrirait au moins la surface du lac Léman — une comparaison suisse pour rendre tangible l'ampleur du désastre. Cornelia Kienle, du centre d'écotoxicologie de l'institut de recherche sur l'eau Eawag, avertit qu'il est difficile d'évaluer la situation actuelle faute de données sur les quantités déversées, ajoutant que le pétrole s'échappe dans une zone de guerre active, sans fin en vue, et que cela pourrait encore s'aggraver nettement. Elle détaille les espèces menacées : tortues vertes, tortues imbriquées, baleines à bosse arabes en danger d'extinction, dugongs, dauphins, requins-baleines et oiseaux migrateurs de passage, ainsi que les mangroves qui protègent le littoral. Le pétrole atteignant la côte peut engluer le plumage des oiseaux marins et la fourrure des mammifères, provoquant noyade ou hypothermie ; il peut aussi recouvrir coraux, feuilles et racines, bloquer la photosynthèse et obstruer les branchies des poissons.
ANGLE DOMINANT
Pékin mesure la crise du Golfe en barils et en tonnes de céréales, pointant l'effondrement du trafic à Ormuz et ses répercussions sur les engrais et l'alimentation mondiale plutôt que sur les manœuvres diplomatiques.
POINTS CLES
ANALYSE
Pékin, 16 septembre 2026. La presse chinoise place les chiffres du trafic maritime au centre de son récit sur la crise du Golfe, davantage que les tractations diplomatiques. Selon des données de suivi des navires citées par Jiemian, proche de CCTV, le nombre de bateaux franchissant chaque jour le détroit d'Ormuz est tombé « à un chiffre » le week-end du 12-13 septembre, contre une moyenne de 14 navires par jour sur les dix jours précédents. Quatre navires seulement, dont des tankers énergétiques, ont quitté le détroit, et dix cargos y sont entrés — un décompte qui, précise Jiemian, exclut les bâtiments ayant coupé leur système d'identification automatique. Le UK Maritime Trade Operations signale qu'un navire a été touché par un « objet non identifié » le 13 septembre en traversant le détroit. Le 15 septembre, selon des sources iraniennes reprises par Jiemian, un troisième drone américain MQ-1 a été abattu au-dessus d'Ormuz par la défense antiaérienne des Gardiens de la révolution.
Au-delà de l'énergie, Jiemian relaie l'alerte de la FAO : selon Oleg Kobiakov, responsable du bureau de liaison de l'organisation en Russie, la perturbation du trafic à Ormuz réduira la production et l'approvisionnement alimentaires mondiaux au second semestre 2026 et en 2027, en retardant les livraisons d'engrais — le détroit étant aussi une voie clé pour l'urée.
ANGLE DOMINANT
Berlin chiffre la crise du Golfe en centimes à la pompe : les tensions à Ormuz et à Bab el-Mandeb poussent les prix de l'essence à des records historiques, obligeant le chancelier Merz à promettre une réponse aux automobilistes.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 16 septembre 2026. En Allemagne, la crise du Golfe se mesure d'abord à la pompe. Le report de la réunion prévue lundi entre l'Iran et les États du Golfe, sur laquelle misait Oman pour encadrer la navigation à Ormuz, et l'avancée des houthistes jusqu'au détroit de Bab el-Mandeb se traduisent par des prix records. Selon la FAZ, le litre de Super E10 a atteint 2,273 euros dimanche, un record, le diesel grimpant à 2,404 euros ; le baril de Brent a touché 108,65 dollars lundi, en hausse de près de 80 % depuis le début de l'année, et le fioul domestique n'a jamais coûté aussi cher depuis 2022, à 167,18 euros les 100 litres. Le pipeline saoudien Est-Ouest, mis à l'arrêt par précaution après des attaques de drones, ajoute à la pression sur l'offre.
Face à la colère des automobilistes, le chancelier Friedrich Merz (CDU) a promis d'agir : « Pour beaucoup de gens qui ont besoin de leur voiture tous les jours, la limite est atteinte », a-t-il déclaré à Berlin lors d'un événement de l'association du commerce extérieur BGA, assurant qu'une proposition serait présentée « très prochainement » après consultation avec les seize Länder. Il a renvoyé la question de profits abusifs à l'Office fédéral des cartels, « équipé des pouvoirs nécessaires » pour surveiller les abus. La FAZ relève que plus de 120 interventions politiques ont déjà été recensées dans 22 pays européens, et que les prix élevés pourraient être récupérés par des partis populistes comme l'AfD.
ANGLE DOMINANT
Paris mesure la double panne des corridors pétroliers : à la fermeture d'Ormuz s'ajoute désormais celle de Bab el-Mandeb, avec un baril déjà au-dessus de 100 dollars et la menace d'un pic à 130 ou 140 dollars.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 16 septembre 2026. La presse française additionne les signaux d'une crise énergétique à deux détroits. Depuis la prise du détroit de Bab el-Mandeb par les houthistes, le 11 septembre, puis celle de l'île de Mayyoun (Perim), le trafic maritime s'effondre : selon les données de Kpler citées par BFM Business, 21 navires ont franchi Bab el-Mandeb lundi, contre 28 la veille. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères qatari, Ibrahim Al-Hashmi, juge qu'une fermeture serait « catastrophique » : « Le monde souffre suffisamment de la fermeture du détroit d'Ormuz (...), on ne peut donc pas se permettre d'ajouter Bab Al-Mandab à cette équation. »
L'Express chiffre l'enjeu : près de 8 % des expéditions mondiales de gaz naturel liquéfié et environ 12 % du pétrole mondial transitent par Bab el-Mandeb, contre 20,9 millions de barils par jour pour Ormuz. L'analyste Cyril Widdershoven anticipe « des retards prolongés dans le transport maritime, un manque de navires disponibles et des prix du pétrole plus élevés », sans exclure un baril à 130 ou 140 dollars. Le brut a déjà dépassé 100 dollars, selon Le Monde. France 24 relève que plusieurs pays se tournent vers le charbon pour contourner Ormuz, la demande mondiale devant atteindre un record de 8,94 milliards de tonnes cette année selon l'Agence internationale de l'énergie.
Sur le terrain, les houthistes ont revendiqué lundi une attaque de « dizaines de missiles balistiques et de drones » contre la base aérienne saoudienne de King Khalid, à Khamis Mushait ; la coalition arabe fait état de 13 civils blessés à Khamis Mushait, Abha et Taïf. Mardi, Riyad a accusé les rebelles d'avoir visé La Mecque d'un drone intercepté, accusation que les houthistes qualifient de « mensonge éculé ». À Ormuz, deux marins du pétrolier Elgaia restent recherchés par Oman après une attaque, 23 autres ayant été évacués. Le prince héritier Mohammed Ben Salman a reçu l'amiral américain Brad Cooper à Djedda avant de rencontrer Abdel Fattah Al-Sissi au Caire ; les deux dirigeants appellent à « garantir la liberté et la sécurité de la navigation maritime ». Ursula von der Leyen a condamné les attaques, disant l'UE « solidaire » du Golfe face aux « relais de l'Iran ».
ANGLE DOMINANT
Jakarta décrypte un front qui se referme sur deux mers à la fois : les houthistes verrouillent Bab el-Mandeb pendant qu'Ormuz reste fermé, et la guerre remonte jusqu'aux abords de La Mecque.
POINTS CLES
ANALYSE
Jakarta, 16 septembre 2026. CNN Indonesia et Tempo décrivent un front qui se referme sur deux mers à la fois. Selon Tempo, les rebelles houthistes, soutenus par l'Iran, ont annoncé lundi 14 septembre avoir capturé les îles Hanish, la Grande et la Petite, dans le sud de la mer Rouge — une prise qui s'ajoute à celle, la semaine précédente, du port de Mokha et de l'île de Mayyoun, dans le détroit de Bab el-Mandeb. Cette route servait de repli à l'Arabie saoudite depuis que le détroit d'Ormuz, par où passait un cinquième du pétrole mondial, reste fermé par l'Iran depuis que les États-Unis ont commencé à bombarder la République islamique le 28 février. Riyad se retrouve pris en étau sur ses deux issues maritimes.
Sur le terrain saoudien, CNN Indonesia rapporte que les houthistes ont revendiqué, lundi 14 septembre, une frappe de dizaines de missiles balistiques et de drones contre la base aérienne King Khalid, à Khamis Mushait, visant hangars, radars, pistes et dépôts de munitions. Le porte-parole militaire houthiste Yahya Saree assure que Riyad a subi des « pertes importantes », affirmation que l'Arabie saoudite n'a pas confirmée. La défense civile saoudienne avait émis une alerte avant d'annoncer que « le danger était passé ». La semaine précédente, les autorités saoudiennes avaient fait état de 73 civils blessés dans des frappes visant Abha, Khamis Mushait, Jazan et Najran.
ANGLE DOMINANT
Israël mesure le risque d'un compromis américano-iranien qui laisserait Ryad exposé aux Houthistes, et transmet déjà du renseignement militaire aux Saoudiens par l'intermédiaire de Washington.
POINTS CLES
ANALYSE
Jérusalem, 16 septembre 2026. Alors que le détroit d'Ormuz s'enraye et que les Houthistes multiplient les frappes sur le territoire saoudien, Israël choisit la voie discrète. Selon le Jerusalem Post, des pourparlers ont été tenus entre Israël et l'Arabie saoudite, médiés par le commandement central américain (CENTCOM), afin d'aider Ryad à se défendre contre la menace houthiste par une assistance en matière de renseignement. Ces échanges, rapportés par « des sources diplomatiques au Moyen-Orient », interviennent alors que les Houthistes ont intensifié leurs attaques contre le royaume la semaine passée, dont une frappe de drone contre des pipelines et des installations de pompage pétrolières, provoquant un arrêt partiel de l'activité sur l'oléoduc principal, ainsi qu'une attaque contre des civils près d'une mosquée non loin de la frontière yéménite.
Le site Arutz Sheva précise que ce canal reste indirect : Israël transmet désormais du renseignement à Ryad par l'intermédiaire de Washington, sur la base de l'idée que la menace houthiste constitue un problème régional et non plus seulement yéménite. Le Jerusalem Post souligne que l'armée israélienne « a déjà démontré ses capacités de renseignement et opérationnelles dans l'espace maritime autour du détroit d'Ormuz », en aidant les Américains à construire des couches de renseignement sur les positions des forces iraniennes — une expertise dont Ryad chercherait désormais à bénéficier.
ANGLE DOMINANT
Téhéran dénonce le report de la réunion du Golfe comme une pression américaine, revendique son accord bilatéral avec Oman sur la navigation et prépare des pourparlers avec Pékin, tout en écartant sa propre responsabilité dans l'effondrement du trafic à Ormuz.
POINTS CLES
ANALYSE
Téhéran, mercredi 16 septembre 2026. Le report, lundi, de la réunion régionale sur le détroit d'Ormuz est présenté par Riyad comme sa propre demande, mais lu à Téhéran comme un geste sous pression américaine. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a expliqué que « la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de la région n'a pas eu lieu en raison de la demande de l'Arabie saoudite », tout en assurant que Téhéran et Mascate ont « finalisé leur entente sur les routes de navigation » et décideront ensemble de son annonce. Baghaei a insisté : les décisions de politique étrangère et de sécurité nationale « ne se prennent pas sur un seul facteur », pas plus qu'une hausse du prix du pétrole ne dicte la conduite de l'Iran.
Sur le terrain maritime, des données préliminaires de Kepler citées par la presse iranienne montrent un trafic en chute libre : quatre navires cargo seulement ont traversé le détroit la veille, contre dix dimanche. La marine des Gardiens de la révolution a confirmé l'explosion du superpétrolier « Algaya », qui a heurté des mines en tentant de franchir une zone interdite au sud du détroit, et revendique un contrôle « intelligent » sur un Ormuz qu'elle dit fermé. Elle annonce aussi avoir abattu un drone MQ-1 à l'ouest du détroit. Dans les eaux du Hormozgan, une attaque de drone contre deux bateaux de pêche près de l'île de Larak a fait des pêcheurs disparus, selon les autorités provinciales.
ANGLE DOMINANT
Abuja retient surtout la dimension religieuse de l'escalade : membre pesant de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), le Nigéria voit dans l'attaque de drone visée sur La Mecque un point de bascule condamné par l'organisation panislamique, pendant que la presse locale détaille en parallèle les frappes croisées au Yémen.
POINTS CLES
ANALYSE
Abuja, 16 septembre 2026. Membre pesant de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), le Nigéria rapporte l'escalade au Moyen-Orient d'abord par la voix de l'institution panislamique. Daily Post relaie la condamnation formelle de l'OCI après l'attaque de drone visant La Mecque, qualifiée d'« odieuse » (heinous) : l'organisation accuse les houthistes de vouloir « instiller la peur parmi les civils, profaner le caractère sacré des lieux saints... et enflammer les sentiments des musulmans du monde entier ». Le communiqué va plus loin, affirmant que cibler « des lieux saints, des établissements religieux et des infrastructures civiles » constitue des « actes de terrorisme » contraires à la doctrine islamique. L'OCI affirme sa « solidarité totale » avec le Royaume d'Arabie saoudite et avalise les mesures de protection prises par Riyad.
Sur le terrain, Riyad affirme avoir intercepté et neutralisé, mardi soir, le drone dirigé vers La Mecque avant qu'il ne franchisse l'espace aérien restreint. Le porte-parole de la coalition, le général Turki Al-Malki, dénonce une tentative de « mettre en danger les fidèles ».
ANGLE DOMINANT
Katmandou mesure la crise du Golfe presque exclusivement à l'aune du baril : la presse népalaise, qui reprend les dépêches Reuters, retient d'abord la menace sur 4 % de l'offre mondiale de pétrole, plus que la bataille pour les îles du Bab el-Mandeb ou les tractations diplomatiques.
POINTS CLES
ANALYSE
Katmandou, 16 septembre 2026. Dans une presse népalaise qui ne dispose d'aucun correspondant dans le Golfe, la crise se lit d'abord par le prisme du baril. The Kathmandu Post, comme The Rising Nepal, reprend largement les dépêches Reuters, mais le choix des titres est révélateur : « Houthis strike Saudi targets anew as talks over Strait of Hormuz stall » place la menace pesant sur l'offre mondiale de pétrole avant le décompte des victimes.
Les faits rapportés sont précis. Lundi, les Houthis ont tiré « des dizaines de missiles et de drones » sur la base aérienne de Khamis Mushait, dans le sud de l'Arabie saoudite, visant hangars, radars, pistes et dépôts de munitions, en rétorsion à des frappes saoudiennes au Yémen. Riyad a placé cette ville et trois autres du sud en alerte, et la coalition arabe fait état de treize civils blessés. Les journaux népalais notent que ces attaques surviennent après qu'une frappe aérienne, jeudi, a mis hors service l'oléoduc est-ouest saoudien, long de 1 200 kilomètres et construit dans les années 1980 pour contourner le détroit d'Ormuz. Riyad l'attribue à des milices proirakiennes soutenues par l'Iran. Selon des traders cités par Reuters, un arrêt prolongé de cet oléoduc pourrait couper jusqu'à 4 % de l'approvisionnement mondial en pétrole, tandis que le détroit d'Ormuz reste largement bloqué.
ANGLE DOMINANT
Islamabad interroge la portée exacte du pacte de défense de Makkah signé avec Ryad et Ankara, alors que l'avancée houthiste vers le détroit de Bab-el-Mandeb pose la question d'une obligation d'intervention pakistanaise au titre de l'article 51.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, 16 septembre 2026. À Islamabad comme à Karachi, la presse se penche moins sur les origines de la nouvelle salve houthiste contre l'Arabie saoudite que sur ses implications pour le Pakistan lui-même. Le pacte de défense conjointe de Makkah, signé le 7 août par Islamabad, Ryad et Ankara, prévoit qu'une attaque armée contre l'un des trois pays sera regardée comme une attaque contre tous, en écho explicite à l'article 51 de la Charte des Nations unies sur la légitime défense.
Le porte-parole en chef de l'armée, le lieutenant-général Ahmed Sharif Chaudhry, directeur général des relations publiques inter-services (ISPR), a tenu à circonscrire la portée du texte dans un entretien accordé mercredi à Al-Arabiya English. « C'est défensif, comme le mot l'indique. Il n'y a rien d'agressif. Il n'y a aucune ambition régionale. C'est une dissuasion collective », a-t-il déclaré, ajoutant que les modalités opérationnelles restent classifiées et ne sont jamais rendues publiques.
ANGLE DOMINANT
Doha défend une lecture strictement diplomatique de la crise : sauver le dialogue sur Ormuz avant que Bab-el-Mandeb ne bascule à son tour, tout en rappelant que la sécurité saoudienne engage directement celle du Golfe.
POINTS CLES
ANALYSE
Doha, 16 septembre 2026. Pour le Qatar, la priorité reste diplomatique : sauver ce qui subsiste de dialogue sur le détroit d'Ormuz avant que la crise ne s'étende au détroit voisin de Bab-el-Mandeb. Lors du point de presse hebdomadaire du ministère des Affaires étrangères, mardi 15 septembre 2026, son porte-parole Ibrahim bin Sultan al-Hashmi a réaffirmé le soutien de Doha « aux efforts diplomatiques visant à préserver la liberté de navigation maritime et à parvenir à un accord global garantissant une paix durable dans la région ». Il a insisté sur l'urgence de rapprocher les positions, jugeant que « la priorité immédiate pour toutes les parties est de parvenir à un consensus sur une solution à la crise actuelle ».
Le même jour, le ministère a mis en garde contre toute normalisation de la fermeture des voies maritimes, avertissant que le monde « a déjà assez souffert de la fermeture du détroit d'Ormuz et ne peut supporter le coût de la fermeture du détroit de Bab-el-Mandeb ». Une formule qui traduit l'inquiétude qatarie devant l'effondrement mesuré du trafic : selon des données de suivi maritime relayées par Al Jazeera, seuls trois navires ont franchi Ormuz mardi 15 septembre, contre cinq la veille, tandis qu'un navire a été touché par un projectile non identifié lundi soir, sans dommage rapporté.
ANGLE DOMINANT
Moscou décrypte l'escalade comme la formation d'un levier de pression unique sur l'Iran, où le blocage du détroit d'Ormuz et l'avancée houthiste vers Bab el-Mandeb convergent sous supervision américaine, plutôt que comme deux crises séparées.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, mercredi 16 septembre 2026. Pour les agences russes, l'essentiel de la crise du Golfe et de la mer Rouge se joue sur le terrain militaire, pas dans les salons diplomatiques. TASS rapporte que, mardi 15 septembre, seuls deux navires sont entrés et deux sont sortis du détroit d'Ormuz, contre environ 125 bâtiments par jour avant la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, selon la société d'analyse Kpler citée par Reuters. Cette artère assurait jusqu'ici près de 20 % des expéditions mondiales quotidiennes de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
L'agence relève aussi que le pétrolier géant Algaya a heurté des mines navales lundi 14 septembre en tentant de franchir une zone interdite du sud du détroit, selon la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), qui affirme avoir prévenu au préalable les équipages du danger de cette route non autorisée : « tout le pétrolier est en flammes », précise le communiqué. Le lendemain, Sputnik, citant Press TV, indique que l'IRGC a abattu un drone MQ-1 au-dessus de la partie occidentale du détroit avec un nouveau système de défense antiaérienne.
Sur le front yéménite, TASS note que les forces houthistes ont pris le port de Mokha puis l'île de Mayyoun (Perim), dans le détroit de Bab el-Mandeb, poussant les forces gouvernementales à se replier lundi 14 septembre. Le vice-président américain JD Vance a confirmé à la base d'Andrews que Washington restait « en contact constant » avec les Émiratis, les Saoudiens et les houthistes eux-mêmes pour suivre une situation qu'il juge « très fluide ». Mardi, la même agence rapporte sept frappes de l'aviation saoudienne sur la province houthiste de Saada, où le porte-parole Yahya Saree affirme que ses forces ont riposté avec des missiles sol-air « de fabrication nationale » contre des Typhoon et des F-15.
ANGLE DOMINANT
Riyad hausse le ton et invoque l'article 51 de la Charte des Nations unies pour justifier des mesures de dissuasion contre les Houthistes, après des frappes sur trois villes et une tentative déjouée de viser La Mecque.
POINTS CLES
ANALYSE
Riyad, 16 septembre 2026. La coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite a annoncé mardi que treize civils avaient été blessés et sept maisons, ainsi que deux véhicules, endommagés par des tirs de missiles balistiques et de drones houthistes, lundi, sur trois villes du royaume : Khamis Mushait, Abha et Taïf. Le porte-parole de la coalition, le général Turki Al-Malki, dénonce des attaques « délibérées et répétées » qui démontrent, selon lui, « l'approche terroriste et l'idéologie extrémiste » des Houthistes. Il invoque l'article 51 de la Charte des Nations unies, le droit à la légitime défense et le droit international humanitaire pour justifier des « mesures opérationnelles nécessaires » de dissuasion contre la milice.
Le lendemain, mardi soir, les défenses aériennes saoudiennes ont intercepté à 18h50 un drone houthiste au sud de La Mecque, avant qu'il n'entre dans l'espace aérien interdit de la ville sainte. Al-Malki y voit la deuxième tentative de ce type après un tir de missile balistique en juillet 2017, et qualifie l'incident d'« acte infâme » visant à « terroriser » les pèlerins de l'Omra. « La sécurité des deux Lieux saints est une ligne rouge », a-t-il martelé, promettant que la coalition « n'hésitera pas » à prendre les mesures nécessaires.
ANGLE DOMINANT
Singapour chiffre le basculement pétrolier vers l'Asie, alors qu'Aramco redirige vers le port omanais de Sohar les cargaisons destinées aux raffineurs asiatiques après les frappes sur son pipeline est-ouest.
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, 16 septembre 2026. Alors que le détroit d'Ormuz s'enraye et que les houthistes multiplient les frappes sur le sol saoudien, la presse singapourienne retient d'abord le basculement des flux pétroliers vers les raffineurs asiatiques. Selon Channel News Asia, l'Arabie saoudite offre désormais davantage de cargaisons à ses clients asiatiques via un transfert de navire à navire au large du port omanais de Sohar, situé hors du détroit d'Ormuz. La compagnie publique Saudi Aramco propose ses trois grades phares, Arab Light, Arab Medium et Arab Heavy, à des acheteurs sous contrat en Asie, pour un chargement à Sohar. Ce report intervient après que des attaques de drones ont endommagé le pipeline est-ouest reliant le Golfe à la mer Rouge, contraignant Riyad à fermer l'infrastructure le 11 septembre et à annuler certaines cargaisons vers l'Europe.
Les données de suivi satellite citées par Channel News Asia montrent que les chargements saoudiens à Ras Tanura et Juaymah ont doublé, atteignant environ deux très grands pétroliers par jour, soit 4 millions de barils, selon le cabinet Energy Aspects. Le prestataire Kpler a lui repéré quatre superpétroliers capables de transporter 8 millions de barils au chargement à Ras Tanura le 16 septembre. Les acheteurs concernés, non identifiés, n'étaient pas autorisés à s'exprimer publiquement, précise l'article.
ANGLE DOMINANT
Londres décrypte l'escalade au large d'Ormuz à travers son propre centre de surveillance maritime, le UK Maritime Trade Operations, plus attentif au décompte des tankers touchés qu'aux tractations diplomatiques du Golfe.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 16 septembre 2026. Le Royaume-Uni lit l'escalade au large d'Ormuz par le prisme de son propre centre de surveillance, le UK Maritime Trade Operations (UKMTO), qui a rapporté un incendie à bord d'un navire touché par « un projectile non identifié » alors qu'il transitait par le détroit dimanche à l'aube, selon la BBC. Ce relevé technique s'ajoute à une série d'incidents documentés par Oman : le pétrolier El Gaia, sous pavillon panaméen, a été pris en charge par le Centre de sécurité maritime omanais après qu'un incendie s'est déclaré dans sa salle des machines, à 1,3 mille nautique au nord de la péninsule de Musandam. Deux marins restent portés disparus, vingt-trois autres ont été secourus ; le navire était remorqué mardi vers un port omanais.
Les versions divergent sur la cause. Les Gardiens de la révolution iraniens évoquent des mines navales sur « une route restreinte et dangereuse » ; l'armée américaine, elle, insiste : le tanker a été touché par un missile iranien le mois dernier, le rendant « inopérant », puis de nouveau par un drone iranien ce week-end au large d'Oman, avant d'être remorqué par un partenaire régional. Un précédent comparable, début septembre, avait coûté la vie à deux marins philippins sur le supertanker saoudien Sidr : Téhéran y voyait une mine, Riyad une frappe. L'Organisation maritime internationale comptabilise au moins 22 marins tués en 79 incidents confirmés dans le détroit et au Moyen-Orient depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, fin février — un détroit par lequel transitait jusqu'ici un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux.
ANGLE DOMINANT
Washington chiffre le prix à la pompe de sa propre campagne contre l'Iran, entre gazole record et pipeline saoudien hors service.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 16 septembre 2026. La presse américaine mesure la crise du détroit d'Ormuz moins à l'aune diplomatique qu'à celle de la facture énergétique nationale. Selon l'AAA, citée par Fox News, le gazole a atteint lundi une moyenne nationale record de 6,23 dollars le gallon, tandis que l'essence ordinaire s'établissait à 4,32 dollars. Le Brent a grimpé jusqu'à environ 110 dollars le baril lundi, avant de refluer mardi à 107,03 dollars selon CNBC, qui relève aussi le WTI à 102,91 dollars.
La cause immédiate: un drone tiré depuis l'Irak a endommagé le pipeline Est-Ouest saoudien, artère de contournement du détroit qui acheminait entre 2,6 et 4 millions de barils par jour vers la mer Rouge. Riyad l'a fermé; les réparations pourraient l'immobiliser trois à cinq semaines, selon Fox News. Parallèlement, les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ont pris le port de Mokha puis les îles Grande et Petite Hanish, resserrant leur emprise sur Bab el-Mandeb, la route alternative saoudienne, rapporte ABC News.
La coalition dirigée par Riyad dit avoir recensé 13 civils blessés lundi après une vague de missiles balistiques et de drones houthis, selon Al Jazeera citée par CNBC. Un responsable houthi affirme de son côté que des frappes saoudiennes ont tué trois personnes, dont deux enfants, dans la province de Taïz - un bilan qu'AP dit ne pouvoir vérifier de façon indépendante. Human Rights Watch accuse par ailleurs les Houthis de possibles crimes de guerre pour leurs attaques contre des navires commerciaux.
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La coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite annonce mardi 15 septembre 2026 que treize civils ont été blessés et sept maisons endommagées par des tirs de missiles balistiques et de drones houthistes, lundi, sur trois villes du royaume : Khamis Mushait, Abha et Taïf. Son porte-parole, le général Turki Al-Malki, invoque l'article 51 de la Charte des Nations unies et annonce des mesures de dissuasion. Le trafic maritime s'effondre dans le détroit d'Ormuz, et la réunion prévue lundi entre l'Iran et plusieurs États du Golfe sur les modalités de navigation dans le détroit a été reportée à la demande de Riyad. Au Yémen, les houthistes ont pris le port de Mokha puis l'île de Mayyoun, dans le détroit de Bab el-Mandeb, face à des forces gouvernementales divisées.
La médiation régionale sur Ormuz reste suspendue sans nouvelle date annoncée, tandis que Téhéran ouvre un canal séparé avec Pékin sur les modalités de navigation.
Endommagé par un drone, il acheminait jusqu'à 4 millions de barils/jour ; fermeture estimée à trois-cinq semaines.
Signé le 7 août 2026 par Ryad, Islamabad et Ankara, il invoque aussi l'article 51 de la Charte de l'ONU.
Israël transmet du renseignement militaire à Ryad via Washington face à la menace houthiste.
L'agence onusienne des migrations recense 93 864 déplacés depuis la reprise des combats en juillet.
La réunion prévue entre l'Iran et les Etats du Golfe sur la navigation à Ormuz, reportée à la demande de Riyad, ajoute à l'incertitude alors que les cours du brut ont dépassé les 100 dollars le baril après l'attaque qui a mis hors service l'oléoduc est-ouest saoudien, capable d'écouler 4 % de l'offre mondiale.
Sur le terrain, le G1 rapporte que les houthistes ont mené de nouvelles attaques contre l'Arabie saoudite entre lundi 14 et mardi 15 septembre 2026, faisant 13 blessés. Le groupe dit avoir visé une base militaire à Khamis Mushait ainsi que les villes d'Abha et de Taïf, en représailles à des bombardements saoudiens au Yémen. La défense civile saoudienne a émis, puis retiré quelques minutes plus tard, une alerte de danger pour La Mecque — une première depuis le début de l'escalade. Selon l'Agência Brasil, les houthistes avaient déjà pris, vendredi 11 septembre 2026, une île à l'embouchure de la mer Rouge et endommagé l'oléoduc est-ouest saoudien, principale route pétrolière qui contourne Ormuz.
Pour Brasília, grand importateur d'énergie et exportateur agricole dépendant du fret maritime, la conjonction d'un détroit stratégique paralysé et d'un oléoduc de contournement endommagé illustre le risque d'un choc pétrolier durable, aux répercussions directes sur les coûts logistiques mondiaux.
Le Temps, citant le quotidien libanais L'Orient-Le Jour, décrit une Arabie saoudite « à court d'options » après la déroute du gouvernement yéménite internationalement reconnu, allié de Riyad, face aux rebelles houthistes, désormais maîtres de toute la côte yéménite de la mer Rouge et du détroit de Bab el-Mandeb. Le royaume, poids lourd régional et grand exportateur pétrolier, se retrouve pris dans un « triangle de plus en plus inconfortable » : Ormuz perturbé à l'est par l'affrontement irano-américain, la mer Rouge verrouillée à l'ouest par les houthistes, et au centre, des drones tirés depuis l'Irak par des groupes pro-iraniens qui ont montré que même l'oléoduc est-ouest, principale voie de contournement d'Ormuz pour Riyad, reste vulnérable.
Sur le plan diplomatique, CGTN rapporte le report de la réunion prévue lundi entre l'Iran et les pays du Golfe, annoncé par le ministre omanais Sayyid Badr bin Hamad Al Busaidi « dans l'intérêt du consensus ». Téhéran, via l'agence IRNA, attribue ce report à une demande de « certains pays de la région » et à une décision conjointe avec Oman. CGTN relève que Riyad a maintenu fermé tout le week-end son pipeline est-ouest de 1 200 km, endommagé vendredi par des frappes de drones, tandis que les prix du pétrole grimpaient à la réouverture des marchés lundi.
Sur le front yéménite, CGTN cite le porte-parole houthiste Yahya Sarea revendiquant des tirs de missiles et de drones contre la base aérienne du roi Khaled à Khamis Mushait, en riposte à plus de 300 frappes saoudiennes récentes. Le South China Morning Post note que la coalition saoudienne accuse les houthistes d'avoir visé La Mecque, accusation que les rebelles qualifient de « mensonge éculé ».
Sur le fond diplomatique et sécuritaire, le Handelsblatt rapporte que la réunion de Salalah a été annulée « à la demande de l'Arabie saoudite », selon Téhéran, en raison de l'escalade au Yémen, où les houthistes ont pris le port de Moka puis l'île de Mayyoun. Le détroit d'Ormuz reste bloqué par l'Iran depuis l'attaque américano-israélienne de fin février, et le contre-blocus américain empêche toute réouverture, alors que la voie transportait un cinquième des exportations mondiales d'énergie avant la guerre. La FAZ note que les armateurs redoutent désormais un second détroit fermé après Bab el-Mandeb, où Mayyoun se situe à trois kilomètres seulement de la côte yéménite. La Tagesschau cite Martin Kröger, de l'association des armateurs allemands, pour qui la mer Rouge est sous tension « depuis environ trois ans » ; Hapag-Lloyd détourne ses navires depuis fin 2023.
Mardi 15 septembre, la coalition affirme avoir intercepté un drone visant les abords de La Mecque, dont les débris sont retombés au sud de la ville — ce qui serait, selon le porte-parole Turki Al Maliki, la deuxième tentative houthiste de viser la ville sainte depuis 2017. Riyad a émis une alerte d'urgence pour Jeddah, La Mecque et Taïf. Mais le bureau politique houthiste, par la voix de Hezam Al Asad, dément mercredi 16 septembre toute frappe contre La Mecque, qualifiant l'accusation saoudienne de « mensonge éculé et périmé que plus personne ne croit ».
En toile de fond, Tempo relaie une note de la FAO selon laquelle l'approvisionnement alimentaire russe resterait épargné par le blocage d'Ormuz, fermé depuis le 28 février, qui a mis à l'arrêt quasi total le trafic mondial de pétrole et de gaz liquéfié et fait grimper les prix des carburants dans le monde.
Le tableau régional s'assombrit à mesure que les Houthistes saisissent des îles stratégiquement situées en mer Rouge et bloquent le passage des navires saoudiens par le détroit de Bab al-Mandeb, imposant ce que des sources décrivent comme un blocus économique et diplomatique contre le royaume. Cette situation alimente, selon le Jerusalem Post, une inquiétude partagée par d'autres pays de la région : celle d'un scénario où Washington parviendrait à des ententes avec l'Iran et les Houthistes, laissant l'Arabie saoudite et ses voisins exposés à des menaces non résolues.
Sur le plan militaire, Haaretz relève que six villes saoudiennes, dont Yanbu, principal port pétrolier du royaume sur la mer Rouge, ont reçu des alertes d'urgence avant que la défense civile ne confirme le retour au calme à Jeddah, Abha, Jazan, AlUla et Taïf. Autour du détroit d'Ormuz, le Jerusalem Post rapporte par ailleurs l'explosion d'un pétrolier après une collision avec des mines revendiquée par l'Iran, démentie par le CENTCOM américain, qui évoque plutôt une frappe de missile puis de drone iraniens contre le navire.
Sur le plan économique, un diplomate iranien a affirmé devant la CNUCED, à Genève, que la crise du détroit est « le résultat direct de l'agression américano-israélienne » et du blocus naval, et que l'Iran ne doit pas être blâmé pour ses répercussions mondiales sur le commerce, l'énergie et l'alimentation. Le quotidien conservateur Kayhan va plus loin, réclamant que Téhéran vise « tous les pétroliers du Golfe persique et du golfe d'Oman » pour chaque navire iranien touché. Une analyse relayée par Khabar Online juge en outre qu'aucun pays du Golfe n'acceptera une domination iranienne sur Ormuz, et que l'absence de Bahreïn fragilise le consensus régional recherché par Téhéran.
Le report de la rencontre laisse aussi le champ libre à Pékin : Téhéran prépare des discussions avec la Chine sur les modalités de navigation, en parallèle de ses canaux avec Oman et des États-Unis.
Vanguard détaille en parallèle l'escalade militaire proprement dite : les houthistes affirment que Riyad a mené 54 frappes en 24 heures dans l'ouest du Yémen, en réplique à des tirs de drones et de missiles houthistes contre des bases saoudiennes, qui ont déclenché des alertes de la défense civile à Khamis Mushait, Abha et, brièvement, à Najran. Un habitant de Khamis Mushait témoigne auprès de l'AFP avoir entendu des « explosions intenses » ayant provoqué des incendies « pendant longtemps » : « Honnêtement, nous n'avons pas dormi du tout. » Des tirs de missiles houthistes dans l'ouest du Yémen ont par ailleurs tué huit soldats des forces gouvernementales, selon deux sources militaires de l'administration basée à Aden citées par l'AFP.
Ces deux versants d'un même conflit s'articulent avec la prise, la semaine dernière, du littoral yéménite de la mer Rouge et du détroit de Bab el-Mandeb par les houthistes, soutenus par l'Iran — verrou désormais jugé vital pour les exportations pétrolières saoudiennes alors que le détroit d'Ormuz reste fermé du fait de la guerre entre les États-Unis et l'Iran. Deux cent dix prisonniers ont été libérés à l'issue de cette offensive d'une semaine.
Katmandou relaie aussi l'avancée houthiste sur la côte yéménite de la mer Rouge : après la prise du port de Mokha et de l'île de Mayyoun dans le détroit de Bab el-Mandeb, les rebelles se sont emparés des îles Hanish, à 160 kilomètres au nord, renforçant leur emprise sur une route devenue, selon Reuters, « plus cruciale encore » depuis le blocage partiel d'Ormuz. Mardi, l'Arabie saoudite a émis des alertes de sécurité élargies jusqu'à La Mecque et Jeddah, une première pour la ville sainte depuis le début du conflit ; les autorités n'ont pas signalé de projectile ayant atteint le sol.
Le report, à la demande de Riyad, de la réunion prévue avec l'Iran sur la navigation dans le détroit n'occupe qu'une ligne dans les récits népalais, presque tous centrés sur les conséquences pour les marchés pétroliers et le fret mondial plutôt que sur la diplomatie régionale ou le sort des civils yéménites, thèmes que la presse locale laisse aux agences internationales.
La question se pose alors que les rebelles houthistes, après s'être emparés du port de Moka puis de l'île de Mayyoun dans le détroit de Bab-el-Mandeb, ont annoncé vouloir maintenir la voie ouverte au trafic international, sauf aux navires saoudiens. Un titre pakistanais s'interroge : si ce blocage sélectif équivaut à une attaque armée contre le royaume, qu'attendrait-on d'Islamabad en tant que signataire du pacte de Makkah ?
Sur le plan diplomatique, le Pakistan a condamné mardi, par la voix de son ambassadeur auprès de l'ONU, Asim Iftikhar Ahmad, devant le Conseil de sécurité, « dans les termes les plus forts, toutes les attaques houthistes contre le royaume d'Arabie saoudite ». Le Premier ministre Shahbaz Sharif a lui-même exprimé sa condamnation lors d'un échange téléphonique avec le prince héritier Mohammed ben Salmane, soulignant que ces attaques menacent la stabilité régionale et la sécurité énergétique mondiale.
Les trois villes saoudiennes visées lundi, Khamis Mushait, Abha et Taïf, ont fait treize blessés civils et sept maisons endommagées, selon la coalition menée par Ryad, dont le porte-parole Turki Al-Malki a promis des mesures de dissuasion. Islamabad insiste enfin sur le caractère complémentaire du pacte de Makkah avec ses autres alliances, notamment sa relation historique avec Pékin, écartant toute idée de concurrence entre partenaires.
Sur le volet yéménite, Doha a condamné, dans un communiqué séparé daté du même mardi, les frappes de missiles balistiques et de drones houthistes sur Khamis Mushait, Abha et Taïf, qualifiées d'« actes d'agression déshonorants » et de « violation flagrante de la souveraineté » saoudienne. Le texte affirme que « la sécurité du Royaume d'Arabie saoudite fait partie intégrante de la sécurité de l'État du Qatar et du système de sécurité collective » du Conseil de coopération du Golfe — une manière d'inscrire l'attaque dans une logique d'alliance plutôt que dans un simple affrontement bilatéral entre Riyad et les houthistes.
Cette double insistance, sur la médiation d'un côté et sur la solidarité du Golfe de l'autre, explique le silence relatif de la presse qatarie sur le report de la réunion Iran-Golfe, présenté comme un contretemps technique plutôt que comme un signe de rupture. Pour le Qatar, dont l'économie dépend directement de la stabilité des voies maritimes régionales, chaque jour de blocage à Ormuz rappelle que la diplomatie du Golfe reste, à ses yeux, l'unique digue avant une escalade généralisée.
RT relie ces deux fronts en un seul système : l'avancée houthiste vers Bab el-Mandeb, écrit le média, transforme un secteur local de la guerre yéménite en second levier de pression sur l'Iran, aux côtés du blocage d'Ormuz, dans un contexte de confrontation directe avec les États-Unis. Le mouvement Ansar Allah assure toutefois, par la voix de son porte-parole Mohammed Abdulsalam, que le commerce en mer Rouge reste sûr, restrictions visant les navires liés à Riyad exceptées.
Riyad reçoit un soutien régional appuyé : le Parlement arabe a condamné les frappes comme une « violation flagrante » du droit international et de la Charte de l'ONU, réclamant que le Conseil de sécurité « assume ses responsabilités » ; la Ligue islamique mondiale a réaffirmé sa « pleine solidarité » avec le royaume.
Sur le volet maritime, le Commandement central américain a démenti lundi les affirmations des Gardiens de la révolution iraniens selon lesquelles un pétrolier battant pavillon panaméen aurait explosé après avoir heurté une mine dans le détroit d'Ormuz, y voyant un nouveau mensonge iranien destiné à entraver le trafic commercial. CENTCOM précise que ce même navire, l'« El Gaia », avait déjà été touché par un missile iranien le mois précédent.
Côté yéménite, la progression houthiste vers Moka puis l'île de Mayyoun, dans le détroit de Bab-el-Mandeb, a déplacé plus de 100 000 personnes selon l'agence des Nations unies pour les réfugiés, dont des milliers ayant fui par mer vers Djibouti.
Le Straits Times, de son côté, situe ces mouvements dans le contexte plus large d'une guerre qui dure depuis six mois entre les États-Unis et l'Iran, et qui a réduit le trafic dans le détroit d'Ormuz «à un filet». Le journal rapporte que l'Arabie saoudite a averti mardi qu'elle réagirait «fermement» aux attaques houthistes, après que des tirs de missiles balistiques et de drones ont blessé treize civils dans le sud du royaume. Un drone visant La Mecque a par ailleurs été détruit mardi soir avant d'entrer dans l'espace aérien interdit de la ville sainte, a précisé le porte-parole de la coalition, le général Turki Al-Malki, pour qui la sécurité de La Mecque est «une ligne rouge». Les houthistes ont démenti avoir visé la ville.
Pour la place financière et pétrolière singapourienne, le signal retenu est moins militaire qu'énergétique : le brut se dirige vers l'Asie par des routes de contournement, à des prix élevés — le Brent physique européen a dépassé 122 dollars le baril — tandis que le rapport de force sur le terrain yéménite, où les houthistes contrôlent désormais Mokha et l'île de Mayyoun, reste une toile de fond suivie à distance.
Le Royaume-Uni relève aussi le coût de cette guerre pour Washington : un rapport de l'inspecteur du Pentagone chiffre à 22,3 milliards de dollars les munitions consommées en quatre mois, révélant des fragilités dans la base industrielle de défense américaine. Donald Trump s'est dit « ouvert » à une négociation, précisant que la décision finale lui revient. Sur les marchés, le brut a grimpé de 1,82 % à 103,24 dollars, le Brent de 1,6 % à 107,37 dollars, après la nouvelle vague d'attaques houthistes contre l'Arabie saoudite lundi et le report des pourparlers du Golfe avec l'Iran.
Sur le volet diplomatique, la réunion prévue en Oman entre l'Iran et les États du Golfe sur la réouverture du détroit a été reportée à la demande de l'Arabie saoudite, précise NPR; Bahreïn avait déjà annoncé son absence. Le Golfe, note NPR, se perçoit comme une victime économique collatérale du conflit, alors que Washington n'affiche pas de plan pour y mettre fin.
Sur le terrain militaire, l'Iran affirme avoir détruit un drone américain avancé au-dessus d'Ormuz. Le Commandement central américain dément la version iranienne selon laquelle le pétrolier El Gaia aurait heurté une mine, affirmant qu'il a été touché par un missile iranien le mois dernier. Donald Trump a déclaré dimanche que Washington pourrait poursuivre sa campagne et prendre le contrôle du pétrole iranien.