ANGLE DOMINANT
Dhaka s'alarme du risque grandissant qui pèse sur La Mecque et sur les grands axes maritimes du Golfe, deux artères vitales pour les pèlerins et les travailleurs bangladais expatriés.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Un drone houthiste a été intercepté mardi à 18h50 heure saoudienne au sud de La Mecque, seconde tentative de ce type après un tir de missile balistique en 2017, selon le général Turki Al-Malki.
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Treize civils ont été blessés lundi par des tirs de missiles balistiques et de drones sur Khamis Mushait, Abha et Taïf, selon la coalition arabe menée par Riyad.
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L'agence onusienne des migrations recense 93 864 déplacés au Yémen depuis la reprise des combats en juillet, après la prise du port de Mokha et de l'île de Mayyoun par les Houthis.
ANALYSE
Dhaka, 16 septembre 2026. Pour la presse bangladaise, l'information qui domine n'est pas seulement l'effondrement du trafic dans le détroit d'Ormuz, mais la menace directe qui plane désormais sur La Mecque, ville sainte vers laquelle des millions de pèlerins bangladais se rendent chaque année. TBS Top News et le Daily Star rapportent que les défenses aériennes saoudiennes ont intercepté, mardi soir à 18h50 heure locale, un drone houthiste au sud de la ville avant qu'il n'entre dans l'espace aérien interdit. Le porte-parole de la coalition, le général Turki Al-Malki, a qualifié la tentative de « ligne rouge », précisant qu'il s'agissait de la deuxième tentative de ce type visant La Mecque depuis un tir de missile balistique en 2017. Les Houthis ont démenti avoir visé la ville, un responsable de leur bureau politique, Mohammed al-Farah, parlant d'un « pur mensonge » relayé par l'agence SABA.
Ce communiqué intervient après une semaine d'attaques qui ont blessé treize civils lundi à Khamis Mushait, Abha et Taïf, et plus de soixante-dix personnes au total sur la semaine précédente, femmes et enfants compris. Riyad a averti qu'elle réagirait « fermement » pour protéger sa souveraineté.
Sur le plan maritime, la prise du port de Mokha puis de l'île de Mayyoun par les Houthis, qui contrôlent désormais l'ensemble de la façade rouge du Yémen, fait basculer les exportations pétrolières saoudiennes vers Bab al-Mandeb au moment même où le détroit d'Ormuz est quasi paralysé par la guerre entre Washington et Téhéran. L'agence onusienne des migrations recense 93 864 déplacés depuis la reprise des combats en juillet. Le prince héritier Mohammed ben Salmane, reçu au Caire par le président Abdel Fattah al-Sissi, a appelé à « garantir la liberté et la sécurité de la navigation » dans les deux détroits ; la présidence égyptienne rappelle que le canal de Suez, dont dépendent les recettes du Caire, subit lui aussi la crise. Selon la presse américaine citée par le Daily Star, Riyad avait demandé en vain une intervention directe du président Donald Trump.
La réunion prévue entre l'Iran et les Etats du Golfe sur la navigation à Ormuz, reportée à la demande de Riyad, ajoute à l'incertitude alors que les cours du brut ont dépassé les 100 dollars le baril après l'attaque qui a mis hors service l'oléoduc est-ouest saoudien, capable d'écouler 4 % de l'offre mondiale.
SOURCES (2)
- TBS Top NewsMOYEN
- The Daily Star WorldMOYEN
