
7 perspectives, chacune dans la voix de la presse de son pays.
Dhaka mesure la vente des F-35 à l'aune de la guerre que Riyad mène déjà sur deux fronts, contre l'Iran et les Houthis, plus qu'au regard de l'avantage militaire qualitatif que Washington doit garantir à Israël.
2 sources
Brasília associe la vente à la crise régionale : la presse relie l'autorisation américaine à la guerre relancée contre les Houthis et aux exercices navals israélo-grecs visant la Turquie, alliée de Riyad.
2 sources
Israël exige que Washington préserve son avance militaire qualitative avant toute livraison de F-35 à l'Arabie saoudite
2 sources
Islamabad mesure la vente de F-35 à l'aune de la guerre que Riyad mène contre les Houthis au Yémen, où l'appel saoudien à une aide militaire directe de Washington pèse autant que le contrat d'armement lui-même.
3 sources
Riyad célèbre dans cette vente moins un contrat d'armement qu'une preuve, après des années d'attente, de la solidité retrouvée du partenariat stratégique avec Washington.
2 sources
Singapour scrute la vente comme un test de l'avance militaire qualitative garantie à Israël, autant que comme un risque de fuite de la technologie furtive du F-35 vers la Chine.
2 sources
Washington tranche en faveur de Riyad : le département d'État notifie au Congrès la vente de 48 F-35 pour 24,3 milliards de dollars, concrétisant une promesse présidentielle vieille de dix mois.
2 sources
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Le département d'État américain a approuvé, jeudi 17 septembre 2026, la vente potentielle de 48 avions F-35A et de 49 moteurs Pratt & Whitney F135 à l'Arabie saoudite, pour un montant estimé à 24,3 milliards de dollars.
La vente doit encore être examinée par le Congrès américain avant toute finalisation.
Israël demeure le seul pays du Moyen-Orient à exploiter le F-35, un statut que la loi américaine sur l'avance militaire qualitative (QME) est censée protéger.
Certaines perspectives replacent l'approbation dans la guerre en cours contre les Houthis et l'Iran, d'autres la présentent avant tout comme la preuve de la solidité du partenariat américano-saoudien.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
La question posée est de savoir si la garantie américaine de préserver l'avance militaire qualitative d'Israël tient face à la vente : certains relaient l'assurance officielle sans la remettre en cause, d'autres la présentent comme un test ou une source d'inquiétude.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
ANGLE DOMINANT
Dhaka mesure la vente des F-35 à l'aune de la guerre que Riyad mène déjà sur deux fronts, contre l'Iran et les Houthis, plus qu'au regard de l'avantage militaire qualitatif que Washington doit garantir à Israël.
POINTS CLES
ANALYSE
Dhaka, vendredi 18 septembre 2026. La presse bangladaise, relayant les dépêches internationales, rapporte que le département d'État américain a approuvé jeudi 17 septembre la vente potentielle de 48 avions de combat furtifs F-35A de Lockheed Martin à l'Arabie saoudite, pour un montant estimé à 24,3 milliards de dollars. Le contrat inclut aussi 49 moteurs Pratt & Whitney F135, des équipements de communication, des pièces détachées et un soutien logistique, précise le département d'État, cité par TBS News. La vente doit encore être examinée par le Congrès américain avant toute livraison, qui serait la première du genre au royaume saoudien.
Les deux titres consultés à Dhaka, The Daily Star et TBS News, situent l'annonce dans le prolongement de la guerre que Riyad affronte sur plusieurs fronts. The Daily Star rappelle que l'Arabie saoudite a été la cible répétée de frappes de drones et de missiles venues d'Iran depuis l'entrée en guerre de Washington et d'Israël contre Téhéran en février, et qu'elle subit aussi les attaques des rebelles houthis, soutenus par l'Iran, dont la guerre civile au Yémen s'est ranimée en juillet. Les Houthis ont depuis déclaré un blocus maritime du royaume et visé ses navires en mer Rouge, contexte que la dépêche présente comme la toile de fond de cet achat d'armement.
TBS News insiste sur un autre point : la vente testerait la définition que Washington donne du maintien de l'« avantage militaire qualitatif » de son allié israélien, seul pays de la région à exploiter déjà le F-35. L'ambassade saoudienne à Washington a salué l'opération sur X, la présentant comme le reflet de « la force et la nature durable » du partenariat stratégique avec les États-Unis. Le département d'État affirme pour sa part que la vente renforcera la capacité de Riyad à dissuader les menaces sans modifier l'équilibre militaire régional.
Ni l'un ni l'autre article ne développe la crainte, rapportée par ailleurs, d'un accès chinois à la technologie furtive de l'appareil via les partenariats de Riyad avec Pékin : un angle absent des deux dépêches bangladaises, centrées sur le face-à-face avec l'Iran et les Houthis plutôt que sur la dimension technologique du transfert.
ANGLE DOMINANT
Brasília associe la vente à la crise régionale : la presse relie l'autorisation américaine à la guerre relancée contre les Houthis et aux exercices navals israélo-grecs visant la Turquie, alliée de Riyad.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 18 septembre 2026. La presse brésilienne lit l'autorisation américaine de vendre 48 F-35 à l'Arabie saoudite comme un signal envoyé au Moyen-Orient en pleine recomposition, plus que comme une simple transaction d'armement. Selon le Departamento de Estado américain, cité par le Jornal de Brasília via l'AFP, la vente porte sur 48 avions de combat furtifs F-35A, accompagnés de 49 moteurs Pratt & Whitney F135, pour un montant estimé à 24,3 milliards de dollars (environ 125 milliards de reais). L'accord doit encore franchir l'examen du Congrès américain, désormais notifié.
Washington justifie la vente en affirmant qu'elle « va améliorer la capacité de l'Arabie saoudite à dissuader les menaces actuelles et futures », en renforçant « la défense de son territoire » et « l'interopérabilité avec les forces américaines ». Le Département d'État précise aussi qu'elle « augmentera le nombre d'avions opérationnels » du royaume et consolidera sa capacité d'autodéfense air-air et air-sol.
Le journal rappelle que l'annonce avait été faite par Donald Trump en novembre, lors de la visite à Washington du prince héritier Mohammed ben Salmane, mais que l'autorisation n'arrive que maintenant, « en un moment de crise pour le royaume saoudite ». Riyad réclamait un appareil de cinquième génération depuis des années, disposant jusqu'ici d'une flotte mixte d'avions américains et européens. Dans la région, seul Israël opère des F-35 — avec, souligne la Folha, une expérience de combat réel plus grande que celle des Américains eux-mêmes ; ses responsables ont fait connaître leurs réserves à Washington.
ANGLE DOMINANT
Israël exige que Washington préserve son avance militaire qualitative avant toute livraison de F-35 à l'Arabie saoudite
POINTS CLES
ANALYSE
Jérusalem, vendredi 18 septembre 2026. Le département d'État américain a approuvé jeudi la vente potentielle de 48 avions de combat furtifs F-35A Lightning II et de 49 moteurs Pratt & Whitney F135 à l'Arabie saoudite, pour un montant estimé à 24,3 milliards de dollars. La transaction, qui inclut équipements, formation et soutien, n'est pas encore un contrat définitif : elle doit encore franchir l'examen du Congrès américain. Washington affirme que cette vente renforcera la capacité de Ryad à dissuader les menaces contre le royaume et améliorera l'interopérabilité avec les forces américaines, alliées et de l'OTAN, tout en assurant qu'elle « ne modifiera pas l'équilibre militaire dans la région ».
Pour Israël, seul pays du Moyen-Orient à exploiter actuellement le F-35, l'annonce ranime une inquiétude ancienne. Selon Haaretz, le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu affirme que des ententes conclues avec Washington permettront de préserver l'avance israélienne. Mais des responsables de la défense israéliens, cités par le même journal, redoutent que la présence de l'appareil dans l'aviation saoudienne expose certaines capacités israéliennes. Le président Donald Trump avait confirmé cette vente en novembre 2025, après une rencontre avec le prince héritier Mohammed ben Salmane à l'occasion de la signature d'une série d'accords diplomatiques.
ANGLE DOMINANT
Islamabad mesure la vente de F-35 à l'aune de la guerre que Riyad mène contre les Houthis au Yémen, où l'appel saoudien à une aide militaire directe de Washington pèse autant que le contrat d'armement lui-même.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, 18 septembre 2026. La presse pakistanaise relaie sans détour l'annonce de Washington : jeudi 17 septembre, le département d'État américain a donné son feu vert à la vente potentielle de 48 avions furtifs F-35A Lightning II de Lockheed Martin à l'Arabie saoudite, pour un montant estimé à 24,3 milliards de dollars. Le paquet inclut 49 moteurs Pratt & Whitney F135, des équipements de communication, des pièces détachées et un soutien logistique, précise la notification transmise au Congrès. Selon The Express Tribune, les élus disposent de 30 jours calendaires pour examiner ou s'opposer à la transaction avant sa finalisation.
Pour Islamabad, la vente s'inscrit dans le contexte immédiat de la guerre que mène Riyad contre les Houthis au Yémen. The Express Tribune rappelle que le prince héritier Mohammed ben Salmane a sollicité, la semaine dernière, une aide militaire du président Donald Trump pour combattre les rebelles alignés sur l'Iran, alors que ceux-ci intensifient leurs menaces contre la mer Rouge. Trump a tenu au moins deux échanges téléphoniques avec le dirigeant saoudien sans accepter que Washington frappe directement les Houthis, mais en promettant un partage de renseignement et une aide au ciblage. Business Recorder relève, en lien contextuel, que les Houthis affirment avoir abattu un avion de chasse saoudien.
ANGLE DOMINANT
Riyad célèbre dans cette vente moins un contrat d'armement qu'une preuve, après des années d'attente, de la solidité retrouvée du partenariat stratégique avec Washington.
POINTS CLES
ANALYSE
Riyad, 18 septembre 2026. Le département d'État américain a approuvé jeudi 17 septembre la vente potentielle de 48 avions de combat furtifs F-35 Lightning II, construits par Lockheed Martin, à l'Arabie saoudite, pour un montant estimé à 24,3 milliards de dollars, selon une notification transmise au Congrès. L'accord porte aussi sur 49 moteurs Pratt & Whitney F135, ainsi que sur l'équipement, la formation et le soutien logistique associés. Il s'agirait de la première livraison de F-35 au royaume, qui en réclamait depuis des années : Riyad avait formulé une demande directe auprès de Donald Trump début 2025, et le président américain avait annoncé en novembre 2025 l'intention de Washington de vendre ces appareils à l'Arabie saoudite.
L'ambassade saoudienne à Washington a salué la transaction, estimant qu'elle « reflects the strength and enduring nature » de la relation entre les deux pays. Elle a ajouté que la coopération sécuritaire américano-saoudienne a « contribué à la stabilité régionale, renforcé nos capacités de défense collective et fait progresser nos intérêts sécuritaires communs ». Le communiqué diplomatique saoudien insiste ainsi sur la continuité d'un lien bilatéral, plus que sur les capacités militaires elles-mêmes.
Le département d'État justifie de son côté la vente en expliquant qu'elle renforcerait la capacité du royaume à dissuader les menaces actuelles et futures, consoliderait sa défense territoriale et améliorerait l'interopérabilité avec les forces américaines et alliées. Washington précise que l'accord augmenterait la flotte opérationnelle saoudienne et renforcerait ses capacités air-air et air-sol, tout en assurant qu'il ne modifierait pas l'équilibre militaire dans la région. Ni la presse saoudienne consultée ni les communiqués officiels relayés n'évoquent d'éventuelles réserves d'autres capitales de la région sur cette vente.
ANGLE DOMINANT
Singapour scrute la vente comme un test de l'avance militaire qualitative garantie à Israël, autant que comme un risque de fuite de la technologie furtive du F-35 vers la Chine.
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, vendredi 18 septembre 2026. Le département d'État américain a approuvé jeudi 17 septembre la vente potentielle de 48 avions de combat furtifs F-35A de Lockheed Martin à l'Arabie saoudite, pour un montant évalué par Washington à 24,3 milliards de dollars américains, soit 30,9 milliards de dollars singapouriens selon la conversion retenue par le Straits Times. Le contrat inclut 49 moteurs Pratt & Whitney F135, des équipements de communication, des pièces détachées et un soutien logistique. Le Congrès américain, désormais notifié, doit encore se prononcer ; aucun calendrier de livraison n'a été communiqué.
Pour la presse de la cité-État, l'enjeu dépasse le simple contrat d'armement : il s'agit d'un test de la doctrine américaine dite de « l'avance militaire qualitative » d'Israël, seul pays du Moyen-Orient à exploiter le F-35 depuis une décennie. Le Straits Times souligne que la vente marquerait « un changement de politique significatif », susceptible d'altérer l'équilibre des forces militaires au Moyen-Orient tout en mettant à l'épreuve cet engagement américain envers Tel-Aviv. Riyad, premier client mondial des armes américaines, réclame l'appareil depuis des années pour moderniser son aviation et contrer les menaces régionales, notamment iraniennes ; le royaume aurait formulé une demande directe auprès du président Donald Trump début 2025.
ANGLE DOMINANT
Washington tranche en faveur de Riyad : le département d'État notifie au Congrès la vente de 48 F-35 pour 24,3 milliards de dollars, concrétisant une promesse présidentielle vieille de dix mois.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 18 septembre 2026. Le département d'État a notifié jeudi au Congrès son feu vert à la vente potentielle de jusqu'à 48 avions de combat furtifs F-35A à l'Arabie saoudite, un contrat pouvant atteindre 24,3 milliards de dollars. Le paquet, rapporté par Bloomberg, couvre les appareils de Lockheed Martin, 49 moteurs Pratt & Whitney F135, ainsi que la formation et le soutien logistique associés. Ce serait la toute première livraison de F-35 au royaume saoudien, un dossier que Riyad porte depuis plusieurs années.
Bloomberg rappelle que Donald Trump avait lui-même annoncé cette vente en novembre, offrant au prince héritier Mohammed ben Salmane « un trophée qu'il convoitait depuis longtemps », à la veille d'une visite de ce dernier à la Maison Blanche. La transaction, encore soumise à l'examen du Congrès désormais officiellement notifié, apparaît ainsi comme l'aboutissement d'un engagement présidentiel personnel plutôt que d'une seule logique bureaucratique.
The Hill, qui évalue le contrat à 24 milliards de dollars, souligne que cette approbation intervient « malgré les inquiétudes de responsables de la défense et de parlementaires », sans préciser la teneur de ces réserves ni les noms des élus concernés. La newsletter Defense & National Security du média présente la nouvelle comme le fait marquant du jour dans les relations de sécurité de Washington au Moyen-Orient.
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Cette vente concrétise une promesse que Donald Trump avait faite au prince héritier Mohammed ben Salmane en novembre 2025, après une demande saoudienne directe formulée début 2025. Elle intervient alors que Riyad demandait, la semaine dernière, une aide militaire américaine contre les Houthis, et que des responsables de la défense, à Washington comme à Jérusalem, expriment des réserves.
L'accord n'est pas conclu : il s'agit d'une notification au Congrès, qui dispose de 30 jours pour l'examiner ou s'y opposer avant toute finalisation.
Riyad réclamait l'appareil depuis des années. Selon Bloomberg, le prince héritier Mohammed ben Salmane avait adressé une demande directe à Donald Trump début 2025. Le président américain avait annoncé la vente en novembre, à la veille d'une visite du prince à la Maison Blanche, lui offrant, selon Bloomberg, « un trophée qu'il convoitait depuis longtemps ».
Wayne Sanders, analyste senior de la défense pour Bloomberg Intelligence, situe la vente dans la continuité d'une relation d'armement construite depuis des années, plutôt que comme un basculement stratégique soudain. The Hill relève que l'approbation intervient malgré des inquiétudes de responsables de la défense et de parlementaires américains, sans en préciser la teneur.
Selon Haaretz, le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu affirme que des ententes conclues avec Washington permettront de préserver l'avance militaire d'Israël. Mais des responsables de la défense israéliens, cités par le même journal, redoutent que la présence du F-35 dans l'aviation saoudienne n'expose certaines capacités israéliennes.
« L'avantage qualitatif d'Israël est un facteur clé de cette intégration régionale, et devrait se refléter dans toute vente éventuelle de F-35 au royaume. »
Au Jerusalem Post, Jonathan Ruhe, de l'institut américain JINSA, estime que la vente ne devrait avancer qu'une fois réglées deux questions : l'intégration de l'Arabie saoudite dans une architecture de sécurité régionale dirigée par Washington, et la préservation de l'avantage qualitatif israélien.
Selon The Express Tribune, Mohammed ben Salmane a demandé la semaine dernière à Donald Trump une aide militaire directe contre les Houthis, qui intensifient leurs menaces en mer Rouge. Trump a eu au moins deux échanges téléphoniques avec le prince héritier sans accepter que Washington frappe les rebelles, mais en promettant un partage de renseignement et une aide au ciblage.
Le Jornal de Brasília relie l'approbation à la guerre relancée depuis juillet contre les Houthis, qui ont proclamé un blocus maritime du royaume et menacent le terminal pétrolier de Yanbu, solution de repli saoudienne depuis le blocage du détroit d'Ormuz par la guerre entre Washington, Israël et l'Iran.
La Folha rapporte que l'annonce de la vente survient juste après ce refus présidentiel d'un soutien direct. Le même jour, selon le journal, Israël a mené des exercices navals avec la Grèce visant la Turquie, alliée de Riyad — deux épisodes que la presse brésilienne relie à une même recomposition des alliances régionales.
Channel News Asia relie l'approbation à un précédent : Washington avait exclu la Turquie, membre de l'OTAN, du programme F-35 en 2019, après l'achat par Ankara d'un système de défense antiaérien russe, par crainte d'un accès de Moscou à la technologie furtive de l'appareil. La chaîne note que la même préoccupation resurgit désormais autour des partenariats saoudiens jugés proches de Pékin.
Pour Singapour, elle-même opératrice du F-35, le contrôle de cette technologie et les conditions imposées à chaque nouvel acheteur conditionnent, selon le Straits Times, la valeur stratégique de l'appareil pour tous ses utilisateurs.
Selon Bloomberg, ce dossier s'inscrit aussi dans un mouvement plus large de l'appareil militaro-industriel américain : le Pentagone et Lockheed Martin accélèrent en parallèle la production d'un nouveau missile air-air classifié destiné aux chasseurs de l'US Air Force et de l'US Navy, jugé « vital pour dissuader la Chine ».
Lockheed Martin (Fort Worth, Texas) et Pratt & Whitney Military Engines (East Hartford, Connecticut) sont les contractants principaux.
La loi américaine impose depuis 2008 que les ventes d'armes au Moyen-Orient préservent l'avance militaire qualitative d'Israël.
Le New York Times rapporte que des analystes du renseignement américain redoutent un accès chinois à la technologie du F-35 via Riyad.
The New York Times· hors corpus analyséLes Houthis affirment avoir abattu un F-15 saoudien au-dessus de la province yéménite de Marib avec un missile sol-air local.
The Jerusalem Post· hors corpus analyséLa couverture brésilienne insère la vente dans un contexte de tension élargie : elle intervient juste après que Trump a refusé son soutien à Ben Salmane dans le conflit rouvert depuis juillet contre les Houthis, qui ont repris l'offensive sur la côte yéménite de la mer Rouge et menacent le terminal pétrolier de Yanbu, alternative saoudienne depuis le blocage du détroit d'Ormuz par la guerre États-Unis-Iran. Le même jour, note la Folha, Israël a mené des exercices navals avec la Grèce visant la Turquie, alliée de Riyad — deux mouvements que la presse lit comme les pièces d'une même recomposition géopolitique du Moyen-Orient.
Au Jerusalem Post, l'expert Jonathan Ruhe, du Jewish Institute for National Security of America, estime que la vente ne devrait avancer qu'une fois réglées deux questions : l'intégration de l'Arabie saoudite dans une architecture de sécurité régionale dirigée par les États-Unis, et la préservation de l'avantage militaire qualitatif (QME) d'Israël, garanti par la loi américaine depuis 2008. « Le programme F-35 tout entier est conçu pour soutenir la défense collective dirigée par les États-Unis », a-t-il déclaré, ajoutant que « l'avantage qualitatif d'Israël est un facteur clé de cette intégration régionale, et devrait se refléter dans toute vente éventuelle de F-35 au royaume ».
La transaction survient alors que Ryad reste engagé dans le conflit régional, un facteur que Haaretz relie directement à l'approbation américaine. Pour Israël, la question n'est donc plus de savoir si l'Arabie saoudite obtiendra l'appareil, mais à quelles conditions Washington garantira que son avance technologique et opérationnelle sur ses voisins survive à cette première livraison régionale.
Le département d'État justifie la vente par le renforcement de « la sécurité d'un allié majeur non membre de l'OTAN, facteur de stabilité politique et de progrès économique dans le Golfe », et assure qu'elle « ne modifiera pas l'équilibre militaire dans la région ». L'ambassade saoudienne à Washington a salué la proposition sur X, la décrivant comme une nouvelle étape de la coopération de défense entre les deux pays, reflet de « la force et du caractère durable du partenariat stratégique saoudo-américain ».
Les articles pakistanais relèvent aussi la portée symbolique du dossier : Israël reste le seul pays du Moyen-Orient à exploiter le F-35 depuis une décennie, construit sur une doctrine américaine garantissant à Tel-Aviv une « avance militaire qualitative » sur les États arabes voisins. Une vente à Riyad testerait donc cette doctrine, tandis que l'Arabie saoudite, premier client mondial des armes américaines, réclame l'appareil depuis des années pour moderniser son aviation.
La notification transmise au Congrès ouvre désormais une phase d'examen avant toute signature définitive ; le calendrier de livraison des appareils n'a pas été précisé à ce stade. Pour Riyad, cette étape marque l'aboutissement d'années de négociations et confirme, à ses yeux, la solidité retrouvée du lien avec Washington après la demande directe adressée à Donald Trump début 2025. Le récit saoudien met en avant la continuité de cette coopération bilatérale et la modernisation de ses moyens aériens, sans détailler les débats qu'elle suscite par ailleurs sur l'équilibre militaire régional.
Channel News Asia relie cette approbation à un précédent : Washington avait exclu la Turquie, membre de l'OTAN, du programme F-35 en 2019, après que l'achat par Ankara d'un système de défense antiaérien russe eut fait craindre que Moscou n'accède à la technologie furtive de l'appareil. La même préoccupation, note la chaîne, ressurgit désormais autour des partenariats saoudiens jugés proches de Pékin. Le département d'État assure pourtant que la vente « n'altérera pas l'équilibre militaire dans la région » et qu'elle renforcera la défense du territoire saoudien ainsi que l'interopérabilité avec les forces américaines.
Pour Singapour, petit État qui a lui-même misé sur le F-35 pour son aviation, la question du contrôle de cette technologie furtive - et des conditions imposées à chaque nouvel acheteur - n'est pas abstraite : elle conditionne la valeur stratégique de l'appareil pour tous ses opérateurs, y compris les plus discrets.
Le dossier saoudien s'inscrit par ailleurs, selon Bloomberg, dans un mouvement plus large de l'appareil militaro-industriel américain : le Pentagone et Lockheed Martin accélèrent en parallèle la production d'un nouveau missile air-air classifié destiné aux chasseurs de l'US Air Force et de l'US Navy, jugé « vital pour dissuader la Chine ». Interrogé par la chaîne, Wayne Sanders, analyste senior de la défense pour Bloomberg Intelligence, situe la vente de F-35 à Riyad dans la continuité d'une relation d'armement construite depuis des années, plutôt que comme un basculement stratégique soudain.
Pour Washington, ce contrat, s'il franchit l'étape du Congrès, confirmerait le F-35 comme pièce maîtresse de la politique de ventes d'armes américaines dans le Golfe, et concrétiserait une promesse présidentielle attendue depuis près d'un an par Riyad.