ANGLE DOMINANT
Washington tranche en faveur de Riyad : le département d'État notifie au Congrès la vente de 48 F-35 pour 24,3 milliards de dollars, concrétisant une promesse présidentielle vieille de dix mois.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le département d'État a notifié jeudi au Congrès la vente potentielle de jusqu'à 48 F-35A à l'Arabie saoudite, un contrat pouvant atteindre 24,3 milliards de dollars, incluant 49 moteurs Pratt & Whitney F135, formation et soutien.
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Donald Trump avait annoncé cette vente en novembre, avant une visite du prince héritier Mohammed ben Salmane à la Maison Blanche ; ce serait la première livraison de F-35 au royaume.
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The Hill rapporte que l'approbation intervient malgré des inquiétudes exprimées par des responsables de la défense et des parlementaires, sans en préciser la teneur.
ANALYSE
Washington, 18 septembre 2026. Le département d'État a notifié jeudi au Congrès son feu vert à la vente potentielle de jusqu'à 48 avions de combat furtifs F-35A à l'Arabie saoudite, un contrat pouvant atteindre 24,3 milliards de dollars. Le paquet, rapporté par Bloomberg, couvre les appareils de Lockheed Martin, 49 moteurs Pratt & Whitney F135, ainsi que la formation et le soutien logistique associés. Ce serait la toute première livraison de F-35 au royaume saoudien, un dossier que Riyad porte depuis plusieurs années.
Bloomberg rappelle que Donald Trump avait lui-même annoncé cette vente en novembre, offrant au prince héritier Mohammed ben Salmane « un trophée qu'il convoitait depuis longtemps », à la veille d'une visite de ce dernier à la Maison Blanche. La transaction, encore soumise à l'examen du Congrès désormais officiellement notifié, apparaît ainsi comme l'aboutissement d'un engagement présidentiel personnel plutôt que d'une seule logique bureaucratique.
The Hill, qui évalue le contrat à 24 milliards de dollars, souligne que cette approbation intervient « malgré les inquiétudes de responsables de la défense et de parlementaires », sans préciser la teneur de ces réserves ni les noms des élus concernés. La newsletter Defense & National Security du média présente la nouvelle comme le fait marquant du jour dans les relations de sécurité de Washington au Moyen-Orient.
Le dossier saoudien s'inscrit par ailleurs, selon Bloomberg, dans un mouvement plus large de l'appareil militaro-industriel américain : le Pentagone et Lockheed Martin accélèrent en parallèle la production d'un nouveau missile air-air classifié destiné aux chasseurs de l'US Air Force et de l'US Navy, jugé « vital pour dissuader la Chine ». Interrogé par la chaîne, Wayne Sanders, analyste senior de la défense pour Bloomberg Intelligence, situe la vente de F-35 à Riyad dans la continuité d'une relation d'armement construite depuis des années, plutôt que comme un basculement stratégique soudain.
Pour Washington, ce contrat, s'il franchit l'étape du Congrès, confirmerait le F-35 comme pièce maîtresse de la politique de ventes d'armes américaines dans le Golfe, et concrétiserait une promesse présidentielle attendue depuis près d'un an par Riyad.
