ANGLE DOMINANT
Brasília associe la vente à la crise régionale : la presse relie l'autorisation américaine à la guerre relancée contre les Houthis et aux exercices navals israélo-grecs visant la Turquie, alliée de Riyad.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Département d'État a approuvé la vente de 48 F-35A et 49 moteurs Pratt & Whitney F135 pour environ 24,3 milliards de dollars, selon l'AFP citée par le Jornal de Brasília.
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L'accord, annoncé par Trump en novembre lors de la visite de Mohammed ben Salmane à Washington, doit encore être examiné par le Congrès américain.
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Seul Israël opère des F-35 au Moyen-Orient et ses responsables ont exprimé des réserves sur la vente à Riyad, selon la Folha.
ANALYSE
Brasília, 18 septembre 2026. La presse brésilienne lit l'autorisation américaine de vendre 48 F-35 à l'Arabie saoudite comme un signal envoyé au Moyen-Orient en pleine recomposition, plus que comme une simple transaction d'armement. Selon le Departamento de Estado américain, cité par le Jornal de Brasília via l'AFP, la vente porte sur 48 avions de combat furtifs F-35A, accompagnés de 49 moteurs Pratt & Whitney F135, pour un montant estimé à 24,3 milliards de dollars (environ 125 milliards de reais). L'accord doit encore franchir l'examen du Congrès américain, désormais notifié.
Washington justifie la vente en affirmant qu'elle « va améliorer la capacité de l'Arabie saoudite à dissuader les menaces actuelles et futures », en renforçant « la défense de son territoire » et « l'interopérabilité avec les forces américaines ». Le Département d'État précise aussi qu'elle « augmentera le nombre d'avions opérationnels » du royaume et consolidera sa capacité d'autodéfense air-air et air-sol.
Le journal rappelle que l'annonce avait été faite par Donald Trump en novembre, lors de la visite à Washington du prince héritier Mohammed ben Salmane, mais que l'autorisation n'arrive que maintenant, « en un moment de crise pour le royaume saoudite ». Riyad réclamait un appareil de cinquième génération depuis des années, disposant jusqu'ici d'une flotte mixte d'avions américains et européens. Dans la région, seul Israël opère des F-35 — avec, souligne la Folha, une expérience de combat réel plus grande que celle des Américains eux-mêmes ; ses responsables ont fait connaître leurs réserves à Washington.
La couverture brésilienne insère la vente dans un contexte de tension élargie : elle intervient juste après que Trump a refusé son soutien à Ben Salmane dans le conflit rouvert depuis juillet contre les Houthis, qui ont repris l'offensive sur la côte yéménite de la mer Rouge et menacent le terminal pétrolier de Yanbu, alternative saoudienne depuis le blocage du détroit d'Ormuz par la guerre États-Unis-Iran. Le même jour, note la Folha, Israël a mené des exercices navals avec la Grèce visant la Turquie, alliée de Riyad — deux mouvements que la presse lit comme les pièces d'une même recomposition géopolitique du Moyen-Orient.
