ANGLE DOMINANT
Riyad célèbre dans cette vente moins un contrat d'armement qu'une preuve, après des années d'attente, de la solidité retrouvée du partenariat stratégique avec Washington.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le département d'État américain a approuvé jeudi 17 septembre la vente de 48 F-35 et 49 moteurs Pratt & Whitney F135 pour 24,3 milliards de dollars, première livraison de F-35 au royaume.
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L'ambassade saoudienne à Washington a déclaré que la vente « reflects the strength and enduring nature » de la relation américano-saoudienne.
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Riyad avait formulé une demande directe à Donald Trump début 2025 ; le président américain avait annoncé en novembre 2025 l'intention de vendre ces appareils au royaume.
ANALYSE
Riyad, 18 septembre 2026. Le département d'État américain a approuvé jeudi 17 septembre la vente potentielle de 48 avions de combat furtifs F-35 Lightning II, construits par Lockheed Martin, à l'Arabie saoudite, pour un montant estimé à 24,3 milliards de dollars, selon une notification transmise au Congrès. L'accord porte aussi sur 49 moteurs Pratt & Whitney F135, ainsi que sur l'équipement, la formation et le soutien logistique associés. Il s'agirait de la première livraison de F-35 au royaume, qui en réclamait depuis des années : Riyad avait formulé une demande directe auprès de Donald Trump début 2025, et le président américain avait annoncé en novembre 2025 l'intention de Washington de vendre ces appareils à l'Arabie saoudite.
L'ambassade saoudienne à Washington a salué la transaction, estimant qu'elle « reflects the strength and enduring nature » de la relation entre les deux pays. Elle a ajouté que la coopération sécuritaire américano-saoudienne a « contribué à la stabilité régionale, renforcé nos capacités de défense collective et fait progresser nos intérêts sécuritaires communs ». Le communiqué diplomatique saoudien insiste ainsi sur la continuité d'un lien bilatéral, plus que sur les capacités militaires elles-mêmes.
Le département d'État justifie de son côté la vente en expliquant qu'elle renforcerait la capacité du royaume à dissuader les menaces actuelles et futures, consoliderait sa défense territoriale et améliorerait l'interopérabilité avec les forces américaines et alliées. Washington précise que l'accord augmenterait la flotte opérationnelle saoudienne et renforcerait ses capacités air-air et air-sol, tout en assurant qu'il ne modifierait pas l'équilibre militaire dans la région. Ni la presse saoudienne consultée ni les communiqués officiels relayés n'évoquent d'éventuelles réserves d'autres capitales de la région sur cette vente.
La notification transmise au Congrès ouvre désormais une phase d'examen avant toute signature définitive ; le calendrier de livraison des appareils n'a pas été précisé à ce stade. Pour Riyad, cette étape marque l'aboutissement d'années de négociations et confirme, à ses yeux, la solidité retrouvée du lien avec Washington après la demande directe adressée à Donald Trump début 2025. Le récit saoudien met en avant la continuité de cette coopération bilatérale et la modernisation de ses moyens aériens, sans détailler les débats qu'elle suscite par ailleurs sur l'équilibre militaire régional.
