ANGLE DOMINANT
Riyad qualifie l'attaque contre l'aéroport King Khalid de crime de guerre, promet une riposte de la coalition et met en avant le front de condamnations arabes et américaines qui se range derrière le royaume.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
La GACA annonce douze morts (quatre Saoudiens, deux Bangladais, un ressortissant de chacun de six autres pays) et 309 blessés, dont plusieurs en état critique.
- 02
Turki al-Maliki, porte-parole de la coalition, parle d'un « crime de guerre » et promet une riposte « décisive » du commandement conjoint.
- 03
Marco Rubio confirme la mort d'un Américain et Donald Trump juge l'attaque « inacceptable » ; Jordanie, Égypte, Qatar, Bahreïn et Oman condamnent aussi.
ANALYSE
Riyad, 11 octobre 2026. Dans la presse saoudienne, l'attaque du samedi 10 octobre contre l'aéroport international King Khalid est d'abord un bilan officiel. Selon l'Autorité générale de l'aviation civile (GACA), citée par Saudi Gazette, douze personnes ont été tuées et 309 blessées, dont plusieurs dans un état critique. Les morts comptent quatre Saoudiens, deux Bangladais et un ressortissant de chacun des pays suivants : États-Unis, Égypte, Jordanie, Syrie, Palestine et Soudan. La GACA précise que tous les blessés sont soignés à l'hôpital, que des dégâts matériels sont constatés et que les opérations de l'aéroport ont été suspendues le temps d'évaluer la sécurité des installations.
Les journaux rappellent que l'attaque survient deux jours après celles du jeudi 8 octobre, qui avaient fait trois morts saoudiens et plusieurs blessés sur le même aéroport. Le ministère des Affaires étrangères a invité les citoyens dont les vols étaient perturbés à contacter les ambassades et consulats du royaume.
Le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Maliki, a parlé d'une « attaque terroriste lâche » de la milice houthie, constitutive d'un « crime de guerre » au regard du droit international humanitaire coutumier. Le commandement conjoint, a-t-il dit, répondra « de manière décisive », dans le respect de ce droit. Asharq Al-Awsat ajoute qu'un drone a été intercepté et détruit dans la région orientale, selon l'agence officielle SPA.
Le second volet du traitement est diplomatique. Asharq Al-Awsat énumère les condamnations venues de Jordanie, d'Égypte, du Qatar, de Bahreïn, de la Ligue islamique mondiale, du Conseil des ministres arabes de l'Intérieur, du ministère palestinien des Affaires étrangères, des États-Unis et de Chypre, qui parlent de violation de la souveraineté saoudienne et d'escalade dangereuse. Saudi Gazette rapporte l'appel du ministre omanais Badr Albusaidi à Faisal ben Farhan, qui a rejeté « catégoriquement » les attaques contre des installations civiles et insisté sur les solutions diplomatiques.
Washington occupe une place de choix. Marco Rubio condamne les « terroristes houthis », salue « l'attaque révoltante » qui a coûté la vie à un Américain et affirme : « Nous sommes aux côtés du Royaume d'Arabie saoudite ». Donald Trump juge l'attaque « inacceptable » et annonce qu'il parlera au prince héritier Mohammed ben Salmane. Les articles du corpus ne rapportent ni la version des Houthis ni l'évocation d'une participation américaine aux frappes.
SOURCES (2)
- Asharq Al-Awsat ENMOYEN
