ANGLE DOMINANT
Paris décompte les victimes de l'aéroport de Riyad nationalité par nationalité, sur la foi des sources saoudiennes et des dépêches de l'AFP, avant de relayer les réactions américaine et pakistanaise.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Douze morts (quatre Saoudiens, deux Bangladais, un Américain, un Égyptien, un Argentin, un Syrien, un Palestinien, un Soudanais) et 309 blessés, selon l'autorité saoudienne de l'aviation civile.
- 02
Attaque la plus meurtrière dans le royaume depuis août 2015 et l'attentat d'Abha (15 morts), rappellent Le Monde et France 24.
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Donald Trump juge l'attaque « pas acceptable » ; la coalition saoudienne parle de « crime de guerre » et promet de répondre.
ANALYSE
Paris, 11 octobre 2026. La presse française rend compte de l'attaque contre l'aéroport King Khalid de Riyad d'abord par son bilan humain, puis par ses retombées internationales. Selon l'autorité saoudienne de l'aviation civile, citée par Le Monde et France 24, l'attaque de samedi 10 octobre a fait douze morts et 309 blessés, dont certains grièvement. Les victimes comptent quatre Saoudiens, deux Bangladais, un Américain, un Égyptien, un Argentin, un Syrien, un Palestinien et un Soudanais. Les deux titres rappellent qu'il s'agit de l'attaque la plus meurtrière dans le royaume depuis août 2015, quand un attentat de l'État islamique avait fait quinze morts dans une mosquée d'Abha.
Le récit suit le fil des dépêches de l'AFP. Dans l'après-midi de samedi, RFI, BFMTV et 20 Minutes relaient une source diplomatique selon laquelle un missile a touché l'aéroport « vers 15 h ». Une source médicale évoque d'abord au moins deux morts et cinq blessés graves en soins intensifs, certains évacués par hélicoptère. Les médecins de Riyad sont appelés d'urgence, un fait que Le Monde qualifie de rare. Un passager raconte : « J'ai vu des blessés. Tout le monde courait. »
La presse note que l'attaque n'était pas confirmée dans un premier temps. Sud Ouest et 20 Minutes rappellent que l'Arabie saoudite, premier exportateur de brut mondial, reconnaît relativement rarement des frappes sur des cibles civiles. Les Houthis n'avaient pas revendiqué ce tir, alors qu'ils avaient revendiqué ceux de jeudi 8 octobre, qui avaient tué trois personnes dont un pilote. BFMTV rappelle aussi que l'aéroport avait été visé mercredi 7 octobre, avec des perturbations du trafic.
Dimanche, le versant diplomatique prend le dessus. La coalition menée par Riyad dénonce « un crime de guerre » et promet de répondre « avec fermeté ». Donald Trump juge que ce qui s'est passé « n'est pas acceptable » et annonce qu'il s'entretiendra avec le prince héritier Mohammed Ben Salman. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif condamne une attaque « odieuse » et réaffirme l'engagement de son pays envers la souveraineté saoudienne. Les écoles de Riyad passent à l'enseignement à distance pour la semaine.
Les articles soulignent l'effet sur les déplacements : les ambassades d'Allemagne, du Canada, d'Espagne et des États-Unis déconseillent l'aéroport, et Paris avait déconseillé dès vendredi 9 octobre de se rendre à Riyad par avion « sauf raison impérative ». Libération replace l'attaque dans l'offensive lancée en début de mois par l'Arabie saoudite et le gouvernement yéménite contre les Houthis.
SOURCES (4)
- Sud OuestMOYEN
