ANGLE DOMINANT
Islamabad range le Pakistan derrière Riyad : le Premier ministre Shehbaz Sharif invoque l'accord de défense conjointe de La Mecque et réclame l'arrêt immédiat des attaques contre les civils.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Shehbaz Sharif réaffirme l'engagement du Pakistan envers la souveraineté et la sécurité de l'Arabie saoudite en citant l'accord de défense conjointe de La Mecque (Geo News).
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Selon l'aviation civile saoudienne, l'attaque du 10 octobre a fait 12 morts et 309 blessés, dont deux Bangladais (Geo News, ARY News).
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Le porte-parole de la coalition, Turki Al-Maliki, qualifie l'attaque de « crime de guerre » et promet une riposte conforme au droit humanitaire (ARY News).
ANALYSE
Islamabad, 11 octobre 2026. La presse pakistanaise traite l'attaque contre l'aéroport international King Khalid de Riyad d'abord comme un événement qui engage le Pakistan. Geo News rapporte que, dimanche, Islamabad a « fermement condamné » l'attaque de la milice houthie, le Premier ministre Shehbaz Sharif exprimant sa solidarité avec l'Arabie saoudite et réaffirmant l'attachement du Pakistan à « la souveraineté, l'intégrité territoriale et la sécurité » du royaume.
Le chef du gouvernement a qualifié l'attaque d'« odieuse » et jugé que viser des civils et des infrastructures critiques est « complètement inacceptable » et constitue une violation flagrante du droit international. Il s'est référé à l'accord de défense conjointe de La Mecque et aux liens de fraternité entre les deux pays. Le ministère des Affaires étrangères a de son côté parlé d'un acte de terrorisme et d'une grave menace pour la paix régionale.
Les faits proviennent des autorités saoudiennes. Selon l'Autorité générale de l'aviation civile, samedi 10 octobre, douze personnes sont mortes et 309 ont été blessées, certaines dans un état critique : quatre Saoudiens, deux Bangladais et un ressortissant de chacun de ces pays, États-Unis, Jordanie, Palestine, Syrie, Soudan et Égypte. Geo précise qu'il s'agit de la troisième attaque de la semaine contre cet aéroport et de la plus meurtrière dans le royaume depuis plus de dix ans, sans alerte préalable du système d'avertissement.
Geo, citant Reuters, relève aussi que ces frappes soulèvent des questions sur les failles de la défense aérienne saoudienne, alors que le royaume mène une campagne aérienne à l'appui d'une offensive terrestre du gouvernement yéménite. Les vols vers Riyad ont été détournés ou annulés, et l'activité de l'aéroport a été temporairement perturbée.
ARY News reprend la ligne de la coalition. Son porte-parole, le général de division Turki Al-Maliki, parle d'un « crime de guerre » à part entière commis par les Houthis, d'un acte terroriste contre un terminal de passagers, et promet une riposte « décisive » conforme au droit humanitaire international.
Geo rapporte enfin que le président américain Donald Trump dit envisager une participation des États-Unis aux frappes saoudiennes contre les Houthis. La presse pakistanaise ne détaille pas, dans ces articles, la version houthie ni ses accusations contre Riyad.
