ANGLE DOMINANT
Ottawa décrypte un scrutin brésilien très polarisé, où le duel Lula-Bolsonaro se joue autant sur la souveraineté face à Donald Trump que sur le bilan intérieur.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Lula (80 ans, quatrième mandat visé) et Flávio Bolsonaro (45 ans) sont à égalité statistique pour un second tour le 25 octobre, selon le National Post.
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Jair Bolsonaro purge une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d'État après sa défaite de 2022.
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Douze candidats sont en lice, le vote est obligatoire et près de 160 millions d'électeurs utilisent des urnes électroniques, selon le Globe and Mail.
ANALYSE
Ottawa, 4 octobre 2026. Pour la presse canadienne, le Brésil vote dimanche dans une élection « au couteau », selon le National Post, qui reprend une dépêche de l'AFP : le président sortant Luiz Inácio Lula da Silva, 80 ans, brigue un quatrième mandat, face au sénateur de droite Flávio Bolsonaro, 45 ans, fils de l'ancien président Jair Bolsonaro.
Le National Post décrit une campagne « marquée par les scandales et les attaques personnelles ». Samedi, les deux hommes ont tenu leurs derniers meetings dans les États clés de São Paulo et de Rio de Janeiro. Lula y a conclu sa campagne en répétant que la souveraineté du Brésil est en jeu face aux pressions du président américain Donald Trump. Des partisans en rouge, casquettes et t-shirts « Make Lula President Again », reprennent ce thème : une éducatrice de 44 ans, Adriana Lima, affirme que Lula est « le seul président qui se soit soucié du peuple » et refuse que Trump traite le Brésil en « arrière-cour ».
Le quotidien rappelle que Jair Bolsonaro, proche allié de Trump, purge une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d'État après sa défaite de 2022. Selon les sondages, aucun des deux candidats ne devrait l'emporter dès dimanche et ils sont à égalité statistique pour un second tour fixé au 25 octobre.
Le Globe and Mail adopte un registre plus pédagogique avec son guide « ce qu'il faut savoir » sur une course « très polarisée ». Douze candidats sont en lice, mais seuls Lula et Flávio Bolsonaro ont une réelle chance de l'emporter. Le journal souligne que Lula participe à sa septième élection présidentielle, tandis que Bolsonaro, à sa première, cherche à ramener son nom au pouvoir après le mandat de son père de 2019 à 2022.
Les deux hommes incarnent des visions opposées, de la lutte contre le crime organisé à la relation que la première puissance d'Amérique latine doit entretenir avec l'administration Trump. Le Globe détaille aussi la mécanique du scrutin : vote obligatoire, petite amende pour les abstentionnistes sans justification, près de 160 millions d'électeurs, urnes électroniques adoptées dans les années 1990 pour lutter contre la fraude, et choix simultané de gouverneurs, de députés et de certains sénateurs.
La lecture canadienne reste donc centrée sur le duel des personnalités et sur le risque d'un second tour serré, plus que sur les programmes économiques ou sociaux.
