ANGLE DOMINANT
Quito pèse ce scrutin brésilien comme un test d'équilibre des forces en Amérique latine face à la pression de Washington, plus que comme une simple élection nationale.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Plus de 158 millions de Brésiliens sont appelés aux urnes le dimanche 4 octobre, selon Primicias.
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Aucun candidat n'atteint le seuil requis dans les sondages : un second tour opposerait Lula et Flávio Bolsonaro le 25 octobre (El Universo).
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Lula, près de 81 ans, brigue un quatrième mandat ; Flávio Bolsonaro a 45 ans et est le fils de Jair Bolsonaro (2019-2022), selon El Universo.
ANALYSE
Quito, 4 octobre 2026. Pour la presse équatorienne, le premier tour de la présidentielle brésilienne dépasse largement les frontières du Brésil. Primicias titre sur des élections « qui peuvent redéfinir l'équilibre du pouvoir dans la région » et rappelle que plus de 158 millions de Brésiliens sont appelés aux urnes ce dimanche 4 octobre.
Le journal décrit une clôture de campagne tendue, « entre accusations et polémiques ». Lula estime que « les élections se définiront dimanche », tandis que le sénateur Flávio Bolsonaro affirme que le président sortant « sera expulsé » du pouvoir. Samedi 3 octobre, les deux rivaux ont tenu des caravanes et des parcours à moto devant des milliers de partisans.
La lecture est d'abord géopolitique. Primicias écrit que le pays, « le plus grand d'Amérique du Sud », est l'une des pièces les plus convoitées de l'échiquier de Donald Trump, et que le résultat dessinera la carte politique latino-américaine pour la fin du mandat du républicain. Le quotidien parle d'un choix entre le maintien de Lula et « l'ascension de l'ultradroitier Flávio Bolsonaro », face à la pression de Washington.
El Universo, qui reprend une dépêche de l'AFP, insiste sur le duel générationnel et familial. Lula, qui cherche un quatrième mandat à près de 81 ans, devait clore sa campagne juché sur le toit d'une voiture devant la foule de São Paulo, ville où il avait déjà terminé sa campagne il y a quatre ans, quand il l'avait emporté face à Jair Bolsonaro (2019-2022) dans un second tour houleux. Flávio, 45 ans, parcourt l'intérieur de l'État de São Paulo à moto, « à la manière » de son père, et cherche à rejoindre la progression des gouvernements conservateurs en Amérique latine.
Le journal relève que Donald Trump, allié de Jair Bolsonaro, suit le scrutin « de très près ». Il cite une enseignante de 44 ans, Adriana Lima, venue en rouge à la manifestation de Lula : « Trump veut faire de notre Brésil son arrière-cour, cela ne peut pas être. » Les sondages ne donnent à aucun candidat de quoi l'emporter dès le premier tour : un second tour est prévu le 25 octobre.
Les deux médias placent ainsi l'enjeu américain au centre du récit, plus que les programmes économiques ou sociaux des candidats.
