ANGLE DOMINANT
Paris dissocie la faute disciplinaire reprochée à Karim Khan de la légitimité des dossiers ouverts par la CPI, tout en pointant l'offensive américaine contre la Cour.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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82 des 125 États membres ont voté la révocation de Karim Khan, alors que 63 voix suffisaient (13 pour son maintien, 15 abstentions).
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Le bureau de la CPI accuse Karim Khan d'avoir « engagé une relation sexuelle » avec son assistante, un « usage abusif d'une position d'influence, de pouvoir ou d'autorité », selon des conclusions confidentielles consultées par Le Monde.
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Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a promis de « démanteler » la CPI quelques jours avant le vote, dans un contexte de sanctions américaines contre la Cour depuis le retour de Donald Trump.
ANALYSE
Paris, 25 juillet 2026. La chute de Karim Khan clôt, selon Le Monde, « l'un des épisodes les plus périlleux de l'histoire » de la Cour pénale internationale. Réunis à huis clos au siège de l'ONU à New York vendredi, les 125 États membres ont voté à bulletins secrets la révocation du procureur britannique, en poste depuis 2021 : 82 voix pour la destitution, alors que 63 suffisaient, contre 13 pour son maintien et 15 abstentions. L'Assemblée a retenu à son encontre une « faute grave » et un « manquement grave aux devoirs de sa charge ».
Le dossier remonte à une enquête ouverte en novembre 2024 après les accusations d'une collaboratrice, présentée par CNN comme une avocate malaisienne surnommée « Sarah ». Selon des conclusions confidentielles consultées par Le Monde, le bureau de la CPI a jugé que Karim Khan avait « engagé une relation sexuelle » avec son assistante, constituant un « usage abusif d'une position d'influence, de pouvoir ou d'autorité ». Suspendu dès juin, l'avocat de 56 ans conteste toute infraction : son conseil, Tayab Ali, a annoncé qu'il « contestera la légalité et l'équité de la décision par tous les mécanismes juridiques disponibles », dénonçant une procédure où son client n'a pu se défendre devant l'Assemblée.
La presse française relie explicitement cette crise interne à la pression exercée par Washington. Quelques jours avant le vote, le secrétaire d'État Marco Rubio avait promis de « démanteler » une Cour visée par des sanctions américaines depuis le retour de Donald Trump. À New York, l'ambassadeur israélien Danny Danon a lui salué la destitution sur X, accusant Karim Khan d'avoir mené une « chasse aux sorcières politique » contre Israël via les mandats d'arrêt visant Benyamin Netanyahou pour crimes de guerre. La destitution ouvre immédiatement le processus de désignation d'un nouveau procureur, dont l'élection n'est pas attendue avant l'an prochain, laissant la Cour sans direction stable sur des dossiers sensibles.
SOURCES (4)
- BFMTVMOYEN
