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Les 25 et 26 juin, le cargo M/V Ever Lovely, sous pavillon singapourien, a été frappé par un drone dans le détroit d'Ormuz. Cette attaque a déclenché les premières frappes militaires américaines depuis la signature d'un mémorandum de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran. Les 26 et 27-28 juin, le CENTCOM a mené deux vagues d'opérations contre des installations militaires iraniennes : dépôts de missiles et de drones, radars côtiers, systèmes de communication et défense aérienne. Les forces iraniennes ont riposté en ciblant des positions américaines dans le Golfe, dont la base Ali Al-Salem au Koweït et le quartier général de la 5e flotte à Bahreïn.
L'escalade survient moins de deux semaines après un accord intérimaire censé garantir un transit commercial libre pendant 60 jours dans le détroit. Cette voie maritime représente environ 20 % du transit pétrolier mondial, ce qui donne au conflit une portée économique immédiate pour les pays importateurs. La suspension par l'OMI de l'évacuation de quelque 11 000 marins bloqués dans la région illustre les limites des mécanismes multilatéraux dans ce contexte.
Plusieurs points restent disputés. Chaque camp accuse l'autre d'avoir rompu le cessez-le-feu, certains acteurs renvoyant la responsabilité aux deux parties. Le statut juridique du détroit oppose deux lectures : l'Iran revendique, comme État côtier, un droit de régulation du trafic et impose des routes autorisées, tandis que Washington défend le principe de liberté de navigation en eaux internationales. Une déclaration présidentielle américaine évoquant la fin de la République islamique d'Iran ajoute une incertitude sur les seuils réels d'escalade, et la période de négociation de 60 jours paraît désormais compromise.
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